Anne Vallery-Radot = Rubriques

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CHARLES DARWIN L'ÉVOLUTION ET LA SÉLECTION NATURELLE DES ESPÈCES

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Le naturaliste et paléontologue anglais Charles Darwin reprend la théorie selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs et il a soutenu avec Alfred Wallace que cette évolution était due au processus dit de la « sélection naturelle ».C'est l'hypothèse émise 50 ans auparavant par le Français Jean-Baptiste de Lamarck.

Darwin est né le  à Shrewsbury dans le Shropshire ,Il est le cinquième d’une fratrie de six enfants d’un médecin et financier prospère, Robert Darwin (1766-1848), et de Susannah Darwin (née Wedgwood) (1765-1817).

Il est le petit-fils du célèbre naturaliste et poète Erasmus Darwin (1731-1802)du côté paternel et de Josiah Wedgwood (1730-1795), du côté de sa mère. Chacune des deux familles est de confession unitarienne, bien que les Wedgwood aient adopté l’anglicanisme.

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En 1825 Il part en Écosse, à l’université d'Édimbourg pour y étudier la médecine, mais il est révolté par la brutalité de la chirurgie et néglige ses études médicales.

Il apprend la taxidermie auprès de John Edmonstone, un esclave noir libéré, qui lui raconte des histoires fascinantes sur les forêts tropicales humides d’Amérique du Sud.

Plus tard, dans La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, il se sert de cette expérience pour souligner que, malgré de superficielles différences d’apparence, « les Nègres et les Européens »sont très proches.

 Il devient un élève de Robert Edmond Grant, partisan de la théorie de l’évolution du naturaliste français Jean-Baptiste de Lamarck, tout comme son grand-père Erasmus Darwin l'avait été .

 En mars 1827, Darwin fait un exposé devant ses camarades pliniens sur sa propre découverte : les spores noires souvent trouvées dans des coquilles d’huîtres sont selon lui les œufs d’une sangsue.

Cette même année  son père, insatisfait par l’absence de progrès de son jeune fils, l’inscrit pour obtenir un Bachelor of Arts au Christ's College de Cambridge. Il s’agit de lui donner un diplôme de théologie, dans l'espoir que Charles devienne pasteur anglican.

 

 Darwin passionné par les coléoptères ,suit les cours d’histoire naturelle d’Henslow , professeur de botanique et grand connaisseur de ces insectes et devient son élève préféré. Il est alors connu des autres professeurs comme « l’homme qui marche avec Henslow »

 

 

« Pour passer l’examen de bachelier, il était également nécessaire de posséder les Évidences du christianisme de Paley et sa Philosophie morale. J’y mis un grand soin, et je suis convaincu que j’aurais pu transcrire la totalité des Évidences avec une correction parfaite, mais non, bien sûr dans la langue de Paley. La logique de ce livre, et je puis ajouter, de sa Théologie naturelle, me procura autant de plaisir qu’Euclide. L’étude attentive de ces ouvrages, sans rien essayer d’apprendre par cœur, fut la seule partie du cursus académique qui, comme je le sentais alors et comme je la crois encore, se révéla de quelque utilité pour l’éducation de mon esprit. Je ne me préoccupais pas à cette époque des prémisses de Paley ; m’y fiant d’emblée, j’étais charmé et convaincu par la longue chaîne de son argumentation. »

— Autobiographie, p. 16 (William Paley, dont la Théologie naturelle (1802) est la conception divine de la nature.)

 

 

il organise un voyage dans l’île de Tenerife avec quelques camarades d’études eux-mêmes fraîchement diplômés, afin d’étudier l’histoire naturelle des tropiques. Pour mieux se préparer, Darwin rejoint les cours de géologie du révérend Adam Sedgwick et, durant l’été, l’assiste à la réalisation d'une carte géologique dans le pays de Galles.

 

 

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 Le Beagle 1831/1836 : Théorie de l'évolution

 

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 A son retour Henslow  le recommande comme naturaliste approprié pour un poste non payé auprès de Robert FitzRoy, capitaine de l’HMS Beagle, lequel part quatre semaines plus tard pour faire la cartographie de la côte de l’Amérique du Sud.

 

En 1831, âgé d’à peine 22 ans, Charles Darwin embarque pour une expédition qui le conduit en Afrique, en Amérique et en Océanie. Une mission qui fera germer un concept révolutionnaire : la théorie de l’évolution.

 

 

 Robert Fitzroy, un aristocrate et officier de marine audacieux, cherche une personne de même rang social que lui pour l’accompagner lors d’un voyage d’exploration en Terre de Feu. Comme cela était fréquent dans ce genre d’expédition, il veut un naturaliste capable de mettre à profit cette opportunité pour explorer, prélever, observer.

Darwin ne représente pas le choix premier de Fitzroy, qui avait déjà proposé à deux autres personnes d’effectuer la traversée. Fitzroy retire une impression assez défavorable de sa première rencontre avec Darwin. Par ailleurs, le père de Darwin, qui a déjà financé les études universitaires de son fils, se montre réticent à financer une entreprise qu’il considère à la fois comme inutile et comme extrêmement dangereuse.

Le bateau de Fitzroy, le Beagle, était un brigantin de 28 m de long et 8 m de large environ, avec un équipage de 60 hommes.

Le naufrage était un danger permanent, mourir de maladie constituait un risque encore plus grand, et une bonne partie de l’Amérique du Sud était encore un territoire isolé et sauvage.

Le père de Darwin finit néanmoins par se laisser convaincre, ainsi que Fitzroy, et le 27 décembre 1831 le Beagle appareille du port de Plymouth avec Darwin à son bord.

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Darwin fait un grand nombre d'observations géologiques, récolte des organismes vivants ou fossiles, et conserve avec méthode une riche collection de spécimens, bon nombre d'entre eux étant nouveaux pour la science. À plusieurs reprises durant le voyage,qui durera cinq ans  il envoie des spécimens à Cambridge, accompagnés de lettres sur ses découvertes.

 

 

Darwin découvre des fossiles de mammifères géants éteints inclus dans des couches de coquillages marins récents, ce qui indique une extinction récente sans pour autant révéler de traces de catastrophe ou de changement climatique. Bien qu’il identifie correctement l’un de ces fossiles à un Megatherium et qu’il reconnaisse des fragments de carapace de tatou local, il estime que ces restes sont reliés à des espèces africaines ou européennes ; c’est seulement après son retour que Sir Richard Owen démontre que ces restes sont en réalité proches de créatures ne vivant qu'en Amérique.

 

 

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 Il rédige son premier article où il montre que la masse continentale sud-américaine connaît une lente surrection et, chaudement appuyé par Lyell, le lit à la Société géologique de Londres le 4 janvier 1837.

Le même jour, il offre à la Société zoologique ses exemplaires de mammifères et d'oiseaux. L'ornithologue John Gould ne tarde pas à faire savoir que les oiseaux des Galápagos que Darwin croit être un mélange de merles, de « gros-becs » et de fringillidés, constituent, en fait, treize espèces distinctes de fringillidés.

 

 

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Le 17 février 1837, Darwin est élu au Conseil de la Société géographique et, dans son adresse présidentielle, Lyell présente les conclusions d'Owen sur les fossiles de Darwin, en insistant sur le fait que la continuité géographique des espèces confirme ses idées actualistes.

 Darwin s'installe à Londres pour se rapprocher de sa nouvelle charge à la société de géographie.

Emma  Wedgwood

La santé de Darwin souffre d'une réelle surcharge de travail. Le 20 septembre 1837, il ressent des « palpitations du cœur ».

Tout le reste de sa vie, il devra plusieurs fois s'arrêter de travailler avec des épisodes de douleurs à l'estomac, de vomissements, de furoncles sévères, de palpitations, de tremblements et d'autres malaises, surtout dans les moments de tension, comme lorsqu'il doit assister à des réunions ou répondre à des controverses sur sa théorie.

La cause de cette maladie reste inconnue de son vivant, et les traitements n'ont que peu de succès. Des essais récents de diagnostic suggèrent la maladie de Chagas, que lui ont peut-être communiquée des piqûres d'insectes en Amérique du Sud, la maladie de Menière, la maladie de Lyme ou encore différents troubles psychologiques, comme le trouble panique. Les spécialistes restent encore dans l'incertitude à ce sujet

Son médecin lui ayant prescrit un mois de repos, il se rend alors à Shrewsbury chez des parents du côté maternel à Maer Hall mais il les trouve trop curieux de ses histoires de voyages pour lui laisser quelque repos.

Sa cousine Emma Wedgwood, charmante, intelligente et cultivée, et de neuf mois plus âgée que Darwin, soigne la tante de celui-ci, laquelle est invalide.

Son oncle Jos lui fait voir un endroit où des cendres ont disparu sous la glaise et suggère qu'il peut s'agir du travail des lombrics. C'est ainsi l'origine d'une conférence que Darwin fait à la Société géologique le 1er novembre, dans laquelle il démontre pour la première fois le rôle des lombrics dans la formation des sols.

 

Le 29 janvier 1839, Darwin et Emma Wedgwood se marient à Maer, au cours d'une cérémonie anglicane aménagée pour convenir aux Unitariens. Ils prennent alors immédiatement le train pour Londres et gagnent leur nouveau foyer.

 

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 Les Darwin eurent dix enfants : deux moururent en bas âge, et la disparition d'Annie, alors qu'elle n'avait que dix ans, affecta profondément ses parents. 

 

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Charles était un père dévoué et très attentif envers ses enfants. Chaque fois qu'ils tombaient malades, il craignait que ce soit dû à la consanguinité, puisqu'il avait épousé sa cousine, Emma Wedgwood.

Il se pencha sur cette question dans ses écrits, mettant en opposition les avantages des croisements chez beaucoup d'organismes. Malgré ses craintes, la plupart des enfants qui survécurent firent des carrières remarquables, se distinguant même à l'intérieur de la famille Darwin-Wedgwood, déjà composée d'esprits fort brillants.

 

 

 

 

Théorie de la sélection naturelle 1859

 

 

il présente un discours intitulé "Sur la Tendance des espèces à former des variétés" ; et sur "la Perpétuation des variétés et des espèces par les moyens naturels de la sélection".

 

 

L'ouvrage Sur l'Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle, ou la Préservation des Races les meilleures dans la Lutte pour la Vie, titre d'habitude raccourci sous la forme L'Origine des espèces, a auprès du public un succès inattendu.

Le tirage entier de 1 250 exemplaires est déjà réservé quand il est mis en vente chez les libraires le 22 novembre 1859.

Darwin y développe « une longue argumentation » fondée sur des observations détaillées, y expose des inférences et la prise en compte des objections attendues.

Cependant, sa seule allusion à l'évolution chez l'homme est l'affirmation, discrète, que « des lumières seront jetées sur l'origine de l'homme et son histoire ». Il évite ainsi le mot « évolution », controversé à l'époque, mais à la fin du livre il conclut que « des formes sans cesse plus belles et plus admirables ont été élaborées et continuent à l'être ».

Sa théorie est exposée de façon simple dans l'introduction :

« J'ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation si insignifiante qu’elle soit se conserve et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle, pour indiquer les rapports de cette sélection avec celle que l’homme peut accomplir. Mais l’expression qu’emploie souvent M. Herbert Spencer : « la persistance du plus apte », est plus exacte et quelquefois tout aussi commode. »

« Aussi, comme il naît plus d’individus qu’il n’en peut vivre, il doit y avoir, dans chaque cas, lutte pour l’existence, soit avec un autre individu de la même espèce, soit avec des individus d’espèces différentes, soit avec les conditions physiques de la vie. C’est la doctrine de Malthus appliquée avec une intensité beaucoup plus considérable à tout le règne animal et à tout le règne végétal, car il n’y a là ni production artificielle d’alimentation, ni restriction apportée au mariage par la prudence. »

« Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée »

 

 

 L'Origine des espèces 1868 

 

De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication .Darwin constitue la première partie du « grand livre » qu'il projette d'écrire.

Il travaille alors au développement du « résumé » qu'il a publié sous le titre L'Origine des espèces. Cette première partie s'agrandit jusqu'à devenir deux gros volumes, le forçant à laisser de côté l'évolution humaine et la sélection sexuelle.

 

Darwin expose une théorie selon laquelle, étant donné que tous les individus d'une espèce diffèrent légèrement entre eux et d'une génération à l'autre, et que seule une partie de ces individus réussit à se reproduire, seuls les descendants des individus les mieux adaptés à leur environnement survivront et se reproduiront en transmettant les variations utiles à leur survie.

Ainsi, comme les individus sélectionnés transmettent leurs caractères à leur descendance, les espèces évoluent et s'adaptent en permanence à leur environnement.

Il baptise du nom de « sélection naturelle » cette sélection des individus les mieux adaptés.

Ainsi, de façon sommaire, la sélection naturelle désigne le fait que les traits qui favorisent la survie et la reproduction voient leur fréquence s'accroître d'une génération à l'autre ; elle repose sur trois principes :

-le principe de variation, qui explique que les individus diffèrent les uns des autres, ainsi que d'une génération à l'autre,

-le principe d'adaptation (les individus les plus adaptés au milieu survivent et se reproduisent davantage)

- le principe d'hérédité, enfin, qui pose que les caractéristiques d'une espèce sont héréditaires.

Darwin met en avant la notion de lutte pour l'existence ou de lutte pour la vie , principe qui est au cœur de la sélection naturelle.

La lutte pour l'existence, qui a lieu parce que les ressources sont limitées, peut avoir lieu de diverses manières :

-soit par la compétition,

-soit par la solidarité et la coopération.

Celle-ci peut se faire à l'intérieur d'une espèce comme c'est le cas généralement chez les animaux sociaux, ou bien elle peut avoir lieu entre plusieurs espèces différentes, comme dans le cas des symbioses.

On trouve également chez Darwin la notion de « sélection sexuelle », qui peut prendre différentes formes également : par exemple une lutte entre mâles pour la possession des femelles (certains primates, les cervidés), la préférence des femelles pour certaines caractéristiques chez les mâles (cas de la roue du paon, préférence des oiseaux femelles pour les mâles colorés) ou des mâles pour certaines caractéristiques chez les femelles.

Il conçoit également un « principe de divergence » qui explique notamment l'extinction des espèces.

 

La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe  1871

 Dans le deuxième volume, Darwin délivre en toutes lettres sa conception de la sélection sexuelle pour expliquer l'évolution de la culture humaine, les différences entre les sexes chez l'homme et la différenciation des races humaines, aussi bien que les sons et la musique ou encore la beauté du plumage chez les oiseaux, lequel ne semble pas, selon lui, le résultat d'une adaptation.

L'année suivante Darwin publie son dernier travail important, L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux, consacré à l'évolution de la psychologie humaine et sa proximité avec le comportement des animaux. Il développe ses idées selon lesquelles chez l'homme l'esprit et les cultures sont élaborés par la sélection naturelle et sexuelle, conception qui a connu une nouvelle jeunesse à la fin du XX ème siècle avec l'émergence de la psychologie évolutionniste.

Comme il conclut dans La Filiation de l'Homme, Darwin estime qu'en dépit de toutes les « qualités nobles » de l'humanité, et des « pouvoirs qu'elle avait développés »« L'homme porte toujours dans sa constitution physique le sceau ineffaçable de son humble origine ».

Ses expériences et ses recherches concernant l'évolution trouvent leur conclusion dans des ouvrages sur le mouvement des plantes grimpantes, les plantes insectivores, les effets des croisements des plantes et leur auto-fertilisation, les différentes formes de fleurs sur des plantes de la même espèce, toutes recherches publiées dans La Capacité des plantes à se mouvoir. Dans ce dernier livre, il revient également à l'influence des lombrics sur la formation des sols.

 

 

Charles Darwin meurt à Downe, dans le Kent, le . Il a demandé à être enterré au cimetière St. Mary à Downe, mais sur les instances des collègues de Darwin, et notamment William Spottiswoode, président de la Société royale qui intervient pour qu'il reçoive des funérailles officielles, il est enterré dans l'abbaye de Westminster, près de l'astronome John Herschel et du physicien Isaac Newton.

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Il est arrivé au moins une fois à Darwin d'exprimer des idées racistes et de les mettre en relation avec sa théorie. Ainsi, dans le passage suivant, il considère le Noir et l'aborigène australien comme plus proches du gorille que le Caucasien :

 « Dans un avenir pas très lointain si on compte par siècles, les races humaines civilisées vont certainement exterminer les races sauvages et prendre leur place à travers le monde. En même temps, comme l'a remarqué le Professeur Schaaffhausen, les singes anthropomorphes seront sans aucun doute exterminés. Le fossé entre l'homme et ses plus proches alliés sera alors plus large, car il séparera d'une part l'homme arrivé à un état plus civilisé, pouvons-nous espérer, que le Caucasien lui-même, et d'autre part quelque singe aussi inférieur que le babouin, au lieu de passer comme aujourd'hui entre le nègre ou l'aborigène australien d'une part et le gorille d'autre part ».

 

 

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 Pour Freud, ce sera l'objet d'une blessure narcissique aussi importante que la découverte de la rotation de la Terre autour du soleil : l'homme n'est pas au centre de l'univers et n'a pas de place privilégiée dans l'ordre de la création, puisque la nature n'a pas été créée à son intention, et lui-même n'a pas été créé de manière intentionnelle. La théorie de l'évolution de Darwin nous donne un argument pour dire que l'homme, comme tout ce qui est, n'est que le fruit du hasard (ou de la contingence) et de la nécessité, selon l'expression de Théodore Monod :« L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part ». 

 

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Pour  ,Physicien, professeur honoraire de l’Université de Paris XI, Université Paris-Saclay:

<<Non, Darwin n’a pas démontre que Dieu n’existe pas ! Non, Darwin n’a pas démontré que l’homme descend du singe !>>

 

 

 

<<En effet, et contrairement à ce que croient nombre de nos contemporains, Darwin a scientifiquement démontré que les textes historiques dits « sacrés », dont la Genèse, fondant les religions du Livre, ne racontent pas l’histoire rationnellement établie de la création de l’homme. Ses travaux montrent que l’espèce humaine actuelle (Homo sapiens sapiens) est l’aboutissement d’une extrêmement longue chaîne évolutive de la vie. Elle a pour origine un ancêtre commun à l’ensemble du vivant qui, par évolutions par buissons et mécanismes de filtrage, a conduit aux multiples espèces peuplant, ou ayant peuplé la planète.>>

 (...........)

 

<<Tant les résultats des travaux de Darwin que ceux d’Einstein démontrent l’existence d’une loi universelle : celle de l’évolution de la Nature, qu’il s’agisse aussi bien de la Vie que de l’Univers.(....)

Loi fondamentale et générale totalement ignorée aussi bien des fixistes créationnistes que des mécanicistes newtoniens. Propriété fondée sur le rôle du hasard et de la contingence tant dans les mécanismes mutationnels darwiniens que dans les transformations quanto-relativistes des constituants cosmiques. Avec pour conséquence capitale que cette évolution n’est pas, et ne peut pas être dirigée. C’est la négation de tout téléologisme, la fin de toute idée finaliste.

(................)

 

 

Les travaux d’Einstein vont exactement dans le même sens concernant l’origine du Monde matériel. Ils démontrent que le récit de la Genèse relatif à sa création est en contradiction totale avec les observations scientifiques actuelles. Celles-ci permettent l’élaboration rationnelle d’une histoire physique de l’Univers et expliquent sa possible origine avec l’hypothèse du Big Bang laquelle est de mieux en mieux confirmée par les observations spatiales les plus récentes.

 

Parmi d’autres, l’une des conséquences de ces travaux, l’exobiologie, confirme les possibilités d’existence de formes de vies extraterrestres d’origine biochimique.

 

(................)

 Darwin et Einstein présentent de remarquables points de convergence dont l’existence d’une loi d’ordre (la sélection naturelle ; la gravité). Ils ont des caractéristiques conceptuelles, méthodologiques, fonctionnelles et de structure qui les rapprochent et les complètent. Par exemple ils ont donné un sens universel au concept de matière dont les propriétés sont unifiées, que celle-ci soit vivante ou minérale.>>

 

 

« La théorie de l’évolution au sens darwinien du terme est actuellement le meilleur cadre conceptuel que nous ayons à notre disposition pour comprendre rationnellement l’instabilité du vivant, pour penser un monde naturel essentiellement dynamique » Hervé Le Guyader, du laboratoire Évolution Paris Seine.

 

 

 

Pour faire simple la théorie de Darwin est que tous les individus vivants sur Terre viennent d'un ancêtre commun qui, au fur et à mesure des siècles et des générations, ont acquis des caractères, permettant de s'adapter à de nouveaux milieux, et donnant de nouvelles espèces. 

 

 

ANNE VR(-_-)XXX

 

 

 

 



21/04/2020
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