Anne Vallery-Radot = Rubriques

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BONJOUR TRISTESSE : FRANÇOISE SAGAN

 

 

 

 

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Bonjour tristesse est le premier roman de Françoise Sagan, publié le 15 mars 1954 alors qu'elle n'a que 18 ans.

 

 

L'été 1953, Françoise Quoirez rédige en cachette en six semaines son roman. Elle le confie à sa première lectrice, son amie Florence Malraux, qui est épatée, et fait jouer ses relations. Le manuscrit est ainsi remis à Colette Audry, collaboratrice aux Temps modernes qui tombe sous le charme de cette œuvre d'une adolescente qui a parfaitement saisi l'inconscience cruelle de cet âge. Audry convainc Françoise de modifier la fin pour la rendre plus énigmatique.

 

 

Le 6 janvier 1954, Françoise Quoirez dépose Bonjour tristesse qu'elle a fait taper à la machine chez René Julliard (éditeur des Temps modernes) et chez la maison Plon avec, pour seules précisions, son nom, son adresse, son numéro de téléphone et sa date de naissance. Julliard perçoit immédiatement le succès que peut obtenir un livre aux thèmes aussi neufs, signée par un auteur aussi jeune, dans un style soigné. L'écrivain est mineur à l'époque et son père, par peur de voir la famille harcelée après recherche de son nom, qui n'a qu'une occurrence dans l'annuaire, lui conseille de prendre un pseudonyme. Françoise, qui adore déjà Proust, choisit celui du Prince de Sagan dans À la recherche du temps perdu.

 

 

Le 1er juin, le romancier catholique François Mauriac entreprend dans la une du Figaro de contester cette nouvelle stature d'auteur en condamnant le « dévergondage de l'adolescence féminine, plaie d'une époque où les plaies ne se comptent plus ». Qualifiant l'auteur de « charmant petit monstre de dix-huit ans », l'éditorial de Mauriac donne lieu à d'innombrables polémiques qui participent au grand succès public du livre, ce qui rend la jeune romancière riche et célèbre en un temps record ; elle dira à ce sujet : « La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou ».

 

 

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Cécile, lycéenne parisienne qui vient de rater son baccalauréat, passe l’été de ses dix-sept ans dans une belle villa de la Côte d’Azur avec son père Raymond et la maîtresse de ce dernier, Elsa. Cécile et son père qui ont une relation fusionnelle veulent faire du plaisir un programme et du bon temps un mot d'ordre en profitant du soleil, des joies de la baignade et de la lecture, des sorties et des discussions nocturnes.

 

L'ambiance change radicalement quand Raymond annonce l'arrivée d'Anne, une amie qui a accepté contre toute attente une invitation. Différente des autres femmes qui gravitent autour de lui, Anne est une femme stricte et moralisatrice qui apprécie la culture, les bonnes manières et l’intelligence.

Anne prend en main la vie de Cécile très vite et la fait même réviser son baccalauréat. De plus, elle manifeste sa réprobation vis-à-vis de la relation avec Cyril, un étudiant en droit de 26 ans . Peu à peu, Raymond s’éloigne d’Elsa et devient de plus en plus fasciné par la femme responsable et sensée qu’il trouve dans Anne. Les deux décident de se marier, et Elsa doit quitter la villa.

 

 

Cécile a du mal à accepter ce dénouement, pressentant la perte de toute une vie précieuse à ses yeux : des hommes intéressants, des femmes mondaines, beaucoup d’amusements. Elle persuade son ami Cyril de simuler une aventure avec Elsa pour rendre Raymond jaloux. Le stratagème fonctionne. Il est irrité de voir son ancienne maîtresse se tourner vers un homme plus jeune et la reconquiert. Comme Cécile l'a planifié, Anne les surprend et voit ses rêves se briser. Désespérée, elle quitte la villa et se tue dans un accident de voiture sans témoin, probablement un suicide.

 

 

 

 

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Au cinéma 1958 : Bonjour tristesse, film américain d'Otto Preminger, avec Deborah KerrDavid Niven et Jean Seberg

 

 

 

Cécile et Elsa 

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Cécile, Anne et Raymond 

 

Dans un premier temps, Cécile et son père seront inconsolables, Cécile réalise que c’est en grande partie sa faute si cette femme remarquable est morte.

Mais plus tard, le père et sa fille reprennent leur vie facile, en sachant qu'ils n’oublieront jamais cette femme extraordinaire – ni le sentiment dont ils ont fait la connaissance à cause de sa mort :

 

la tristesse.

 

 

 

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Parfois la tristesse envahie notre vie, notre espace vital en est rempli ; et rien  ni personne ne peut la faire partir .

Elle vient parce que tout est moche , tout est gris , les "autres" , ceux de l'enfer , vous détestent et vous trahissent .

Certains tombent malades , d'autres meurent ....

C'est la fin d'un Amour ......

Il faut juste attendre que la tristesse s'en aille comme elle est venue , qu'elle soit chassée par la joie d'un événement ou d'un rire d'enfant  .

Souvent elle reste longtemps tapie dans l'ombre , certains l'ont pour toujours au fond de leurs coeurs .

La tristesse est une sorte de maladie qu'il faut au plus vite soignée sinon elle pourrait s'installer comme un virus et vous faire mourir.

Alors ne laissons jamais cette tristesse gagnée ... battons nous au premier symptôme ! 

 

ANNE VR(-_-)xxx

 

 



25/07/2018
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