ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

CLAUDE SAUTET : AU COEUR DE LA VIE

 

 

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Enfant il voulait être clown ou évêque mais Claude Sautet commencera par faire les Arts Déco et plus précisément de la sculpture  , puis il devient critique musical ,spécialiste du XVII et XVIII ème siècle ,de 1947 à 1949 dans le journal"Combat".

Après la guerre il décide de faire des études de cinéma à l'IDHEC ( Institut des hautes écoles cinématographiques ).

 

<<Autant je pense que mes films obéissent à des mouvements musicaux, autant la musique dans le film n’est pas un élément majeur, la musique ne peut pas avoir plus d’importance que la prise de vue, que la lumière, les décors, les cadrages, elle en fait partit de façon intégrante.   
La musique dans le cinéma peut rarement dépasser réellement la valeur de la photographie, la valeur plastique du film lui-même, c’est la raison pour laquelle je travaille toujours avec Philippe Sarde, car il a cette espèce de modestie et de discipline à ne faire que de la musique de film, c’est très précis…>> Claude Sautet

 

 

 


 

 

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Après avoir été assistant et scénariste , Sautet réalise ,en 1955 ,un long-métrage. Bonjour sourire avec Henri SalvadorLouis de Funès , Jean Carmet et Annie Cordy.

 

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Il connaît un certain succès en 1960, avec Classe tous risques, un film de gangsters qui met en vedettes, Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura.

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 Libé : <<Ce film est dédaigné par la critique et ignoré par le public. Est-ce parce que nous sommes au début de la Nouvelle Vague et que Classe tous risques ne correspond pas aux nouveaux canons de la pertinence cinématographique ? C'est pourtant un polar sec, tragique et beau comme peu de films français. L'interprétation, dominée par Belmondo et Ventura, est remarquable. Rien n'y fera. Sautet lâche la réalisation.....>>

 

 

 


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En 1965, Sautet reprend Lino Ventura dans L'Arme à gauche., une histoire de trafic d'armes .Ce troisième film n'est pas aimé par la critique et le public.

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Alors en 1969 ,Sautet décide de changer de style et réalise une comédie dramatique , sur un scénario de Jean-Loup DabadieLes Choses de la vie,une adaptation du roman de Paul Guimard .

 

« C’est Paul Guimard, raconte Jean-Loup Dabadie, qui m’a demandé d’écrire une première adaptation de son livre. » Le romancier rêve d’attirer l’attention de producteurs.

Or, poursuit le scénariste, « personne ne voulait de cette histoire, et moi je connaissais peu de monde à ce moment-là dans le milieu du cinéma, hormis Claude. » Dabadie ajoute au script qu’il destine à Sautet un mot : « Je cherche un metteur en scène, et il n’y a que toi qui puisse me conseiller. »

Mais le soir où il le dépose, Claude n’est pas rentré chez lui et c’est une Graziella contrariée qui réceptionne les soixante-dix pages dactylographiées. « Je me suis mise à les lire, dira-t-elle. Et si je trouvais l’accident extraordinairement écrit, je n’aimais pas le personnage de l’architecte.

Au retour de Claude, vers une heure du matin, je lui ai juste dit : ‘Il y a un scénario pour toi’, en le lui jetant sur le divan. Il s’en est emparé, et l’a lu d’une traite. Cela m’a étonnée parce qu’il ne lisait jamais les scénarios d’un coup. »

 

 

Le lendemain tôt, Sautet appelle l’agent Jean-Louis Livi, chez Artmedia : « Tu sais, lui lance-t-il de sa voix précipitée, Jean-Loup m’a envoyé un scénario et je vais le faire. Il y a un accident et je trouve que c’est très intéressant de le tourner. »

Outre le pari technique de filmer un choc automobile sous toutes ses coutures, le cinéaste dira de ce script refusé par Claude Chabrol et Alain Cavalier : « J’y voyais l’occasion de pouvoir, enfin, traiter de problèmes de couples. Pierre, cet homme privilégié, indécis, vulnérable a tout pour lui, mais il hésite à prendre une décision, à changer de vie. Il a peur de se remettre en cause et choisit une attitude de fuite face à la vie elle-même. Pour lui, l’accident est presque une solution. »

Celle d’un bourgeois d’apparence seulement, qui fume compulsivement comme Sautet. D’un homme déchiré, qui souhaiterait pouvoir aimer deux femmes en même temps, situation vécue, plus d’une fois, par le cinéaste lui-même. Lequel esquisse, à qui peut l’entendre, une forme d’autoportrait.

 

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Pour le personnage d'Hélène  « A l’époque où je cherchais, avouera Sautet, aucune actrice française ne me plaisait. » C’est alors qu’un autre cinéaste lui parle, à l’automne 1968, de Romy Schneider. Depuis son mariage avec Harry Meyen et la naissance de leur fils David, la comédienne viennoise, en retrait du cinéma, est considérée comme has been. Jacques Deray propose à son collègue de venir la voir aux studios de Boulogne où elle postsynchronise les versions anglaises et allemandes de son thriller en eaux troubles, La Piscine. Sautet s’y rend, avec un a priori : « J’avais d’elle l’image de Sissi. »

 

Le choc qu’il ressent n’en est que plus grand. C’est dans l’ombre d’un couloir que Sautet aperçoit pour la première fois Romy. Plus précisément sa nuque et son chignon. L’image s’imprègne en lui, indélébile. Remué, le cinéaste ne lui adresse pas la parole, préférant l’appeler et lui fixer rendez-vous pour un déjeuner. « , dira-t-il, je suis tombé sur une jeune femme très drôle, très vivante, et on s’est plu. Je lui ai parlé du rôle et elle était enthousiaste. » Un documentaire-télé consacré à Sautet ainsi qu’une biographie de Romy Schneider ont été jusqu’à évoquer, récemment, une brève liaison entre eux, qui aurait pris fin avant le début du tournage, en avril 1969, pour se muer en amitié indéfectible.

 

 

Le fait est que c’est à partir de sa relation de Pygmalion avec Romy que Sautet commence à créer, dans son œuvre, de vrais personnages féminins. Jusqu’alors, comme le notera son épouse Graziella, « Claude n’avait tourné que des films d’hommes. Il ne savait pas diriger les actrices. C’est en rencontrant Romy qu’il a compris que les femmes étaient courageuses, vivantes. »

 

Romy est devenue son actrice fétiche ....

 

 

 

1970 Les Choses de la Vie .Romy /Piccoli

 

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Pierre est ingénieur architecte. Séparé de son épouse Catherine (Léa Massari ), mère de leur fils Bertrand, il vit désormais auprès d’Hélène (Romy Schneider), une avocate avec laquelle il doit poser ses valises à Tunis, où l’attend un projet immobilier.

Mais il n’arrive pas à sauter le pas et préfère ajourner ce voyage pour passer des vacances dans sa maison de famille, sur l’île de Ré. Après une dispute avec Hélène, qui le pousse dans ses retranchements, Pierre, en plein tourments, prend la route de Rennes sur laquelle il a rendez-vous avec son destin.

 

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 Éjecté de son Alfa Roméo qui prend feu, blessé et dans le coma, au bord de la route, Pierre se remémore son passé récent, notamment les deux femmes qui comptent dans sa vie : son épouse Catherine dont il est séparé et Hélène , avec qui sa relation amoureuse est à un tournant.

 

 

 

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L'énorme succès de ce film l'encourage à persévérer dans cette voie des comédies dramatiques.

 

Se méfier des apparences et des souvenirs. Ils vous jouent, parfois, des tours. Ainsi, dans Les Choses de la vieClaude Sautet s’amusait du fait que nombre de spectateurs se soient mépris quant au sens du générique. Ce n’est pas vers sa mort que roule Michel Piccoli. C’est, au contraire, vers un premier flash-back les ramenant lui et son Alfa Roméo à la vie. « Je me contente d’accélérer en remontant le temps jusqu’à la veille au soir, expliquera le cinéaste. Curieusement, beaucoup de gens ne s’aperçoivent pas que c’est à l’envers. »

 

 

 


 

1971 Max et le Ferrailleurs avec son couple de prédilection Piccoli/Romy

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Max (Michel Piccoli) est un solitaire qui se consacre entièrement à son obsession : l’arrestation des malfaiteurs. Ancien juge d’instruction, il a démissionné par dépit de devoir relâcher un coupable faute de preuve.

Il est maintenant inspecteur de police et il voit de nouveau une bande de braqueurs de banques lui échapper,cela lui est intolérable.

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Max  rencontre Abel Maresco (Bernard Fresson) , un ancien camarade de régiment, auquel il omet de révéler sa profession. Ce dernier est devenu « ferrailleur » et pille les chantiers de construction avec une bande de petits truands des environs de Nanterre. 

Max a l’idée de les inciter à commettre un gros coup afin de réaliser un flagrant délit indiscutable.

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Se présentant comme client, il fait la connaissance de Lily (Romy), une jeune prostituée d’origine allemande qui est la compagne d’Abel. Il se fait passer pour le directeur d’une petite agence bancaire qui reçoit à intervalles réguliers des recettes importantes de commerçants.

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Le Commissaire (Georges Wilson) avec Losfeld (Philippe Léotard) , un coéquipier de Max .

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Max  s’assure d'avoir l’aide de son patron (Georges Wilson ) mais aussi de celle du commissaire Rosinsky, (François Perrier) responsable du secteur de Nanterre , qui possède un indicateur dans la bande des ferrailleurs ..

Max omet toutefois de leur révéler son rôle d’instigateur. Peu à peu, un sentiment naît entre Max et Lily. Mais Max garde une attitude très froide et se contente d’influencer les ferrailleurs par son intermédiaire. 

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1972 César et Rosalie . Romy /Montand/Samy Frey 

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Rosalie,  trentenaire est mariée avec César ,David, un homme qu'elle a connu autrefois, est revenu des États-Unis et Rosalie s'aperçoit qu'elle l'aime toujours ce qui ne l'empêche pas de toujours aimer César qui, dès qu'il s'en rend compte fait tout pour la garder .

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« A l'origine, Catherine Deneuve, pressentie, s'était montrée très enthousiaste, mais les mois passaient et son contrat n'était toujours pas signé. Pris de panique, j'ai télégraphié à Romy qui tournait L'Assassinat de Trotski au Mexique avec Losey. Elle a accepté après avoir lu un résumé de vingt pages. Nous nous sommes retrouvés plus tard en Italie. « Je dois te préciser tout de suite que je ne suis pas Rosalie, m'a-t-elle dit. Mais je serai ta Rosalie. » Cette restriction lui a donné des ressources dans le pathétique. Plus de gravité, malgré son humour. Et puis elle a ajouté : « Je comprends bien que César me bouffe, mais je me défendrai ! Par ailleurs, je sais très bien que Mme Deneuve a refusé le rôle. »

 

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1974 Vincent , François , Paul et les Autres .

Depardieu/Montand/Piccoli/Reggiani 

 

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Des amis de longue date, Vincent (Yves Montand) chef d'entreprise, François (Michel Piccoli) médecin marié à Lucie (marie Dubois) et Paul (Serge Reggiani) écrivain marié à Julia (Antonela Lualdi) ,tous ont la cinquantaine, se retrouvent régulièrement avec d'autres amis , dont le jeune boxeur Jean (Gérard Depardieu) pour passer des week-end à la campagne chez Paul .

 

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Ils traversent tous plus ou moins une mauvaise passe sentimentale ou professionnelle. Vincent, qui est comme leur pilier,accuse difficilement la séparation avec sa femme Catherine (Stéphane Audran) qui l'a quitté alors qu'il entretient une liaison avec une jeune femme ,Marie (Ludmila Mikaël) .

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Mais Vincent doit également et surtout faire face à des difficultés financières au sein de son entreprise. C'est sans doute trop de pression pour lui et il est victime d'une crise cardiaque .François ,Paul et tous" les autres" vont alors  peu à peu prendre conscience de la fragilité de la vie et resserrer les liens qui sont déjà très forts entre eux .

 


1976 Mado .

Romy/Dutronc -Otavia Piccolo et Michel Piccoli :Piccolo/Piccoli 

 

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Simon Léotard (Michel Piccoli ), 49 ans, promoteur immobilier, vit avec son vieux père et n'a jamais voulu épouser Hélène Romy Schneider), sa maîtresse.Il rencontre Mado (Ottavia Piccolo), une prostituée dont il tombe amoureux sans vouloir se l'avouer.

 

 

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Le suicide de son associé et la découverte de ses malversations éclatent comme un coup de tonnerre. Son associé avait contracté d'énormes dettes auprès d'un affairiste véreux, Lépidon (julien Guiomar), qui propose un arrangement à Simon qui refuse.

Par l'intermédiaire de Mado, Simon obtient des documents compromettants pour Lépidon auprès d'un certain Manecca, un autre escroc à qui Mado est très attachée. De plus, pour mieux se rapprocher d'elle, Simon lui demande si elle connaît un comptable parmi ses amis : entre en scène Pierre (Jacques Dutronc), au rôle ambigu...

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Sur le tournage avec Sautet 

 

 


 

1978 Une histoire simple. Romy/Cremer/Brasseur  

 

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Marie (Romy) a 39 ans ,elle a décidé de ne pas garder l'enfant qu'elle attend de Serge (Claude Brasseur ), son amant, dont elle souhaite se détacher.

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Marie partage son amitié avec Gabrielle ( Arlette Bonnard), Francine( Francine Bergé), Anna (Eva Darlan)et Esther (Sophie Daumier), quatre amies qu'elle retrouve le week-end dans la maison de campagne de Gabrielle.

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Elle se rapproche de son ex-mari, Georges (Bruno Cremer), qui vient travailler dans la maison où elle est dessinatrice de mode. Elle a besoin de lui pour sauver Jérôme, le mari de Gabrielle.

 

Marie avec sa mère (Madeleine Robinson )

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A la sortie du film 

 

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Jean -loup Dabadie :« Romy était troublante mais tout le monde était troublé par elle. Elle vous parlait, elle me parlait à certains moments comme si nous vivions une passion torride, avec des tempêtes, des réconciliations. Elle s'embrasait pour une scène, une réplique, un geste qu'elle aurait voulu que je modifie et en cas de résistance, elle faisait parler la poudre : cris, larmes, fausses protestations (“Pardon, je ne parle pas bien le français”), menaces (“Je ne fais pas le film”) et, à propos de poudre, celle qui faisait plus d'une victime : son charme.

 Sur le tournage 

 

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1980 Un mauvais fils 

 

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Bruno Calgagni (Patrick Dewaere ) rentre en France. Toxicomane, parti six ans plus tôt pour les États-Unis ou il y a purgé une peine de cinq ans de prison pour trafic d'héroïne.

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Pendant son absence, sa mère est morte. Il se rend chez son père René (Yves Robert ), ouvrier sur des chantiers ,qui l'accueille mais la situation devient vite invivable, son père l'accusant d'être responsable de la mort de sa mère.

Bruno travaille comme manutentionnaire dans des conditions difficiles. Le contrat terminé, il trouve un emploi dans une librairie où officie également Catherine ( Brigitte Fossey), une ancienne toxicomane

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1983 Garçon  

 

 

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Alex (Yves Montand ), la soixantaine, chef de rang dans une grande brasserie parisienne, partage son appartement avec son collègue Gilbert( Jacques Villeret).

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Leur vie est un véritable ballet entre les cuisines - où règne le redoutable chef, Francis(Bernard Fresson ) - et la salle, où le client est roi.

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Séparé de sa femme, Alex accumule les conquêtes sans jamais s'attacher. Mais un jour, il retrouve Claire, une femme qu'il a connue dix-sept ans auparavant.

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Garçon !, dont le scénario original fut profondément modifié par Yves Montand contre la volonté du cinéaste, n'est pas l'oeuvre favorite de ce dernier :

«C'était comme si je me parodiais. Tout était trop “à ma main”, ça risquait de devenir de l'automatisme... J'avais une impression de répétition, les mêmes acteurs, le même scénariste, les mêmes techniciens... Je n'avais plus ni idées ni envies (...). Le trou noir.» (in “Conversations avec Claude Sautet” (Michel Boujut, Institut Lumière, 1994).

 

 


 

 

1988 Quelques jours avec toi  

 

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Martial et sa mère Suzanne (Dannielle Darrieux)

 

Martial Pasquier (Daniel Auteuil) un fils de bonne famille, mal dans sa peau et  dépressif, P.-D.G. d'une chaîne de supermarchés, prend du recule en faisant la tournée des succursales de province et en contrôlant les livres de compte .

 

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Il se pose à Limoges et pertube la vie des bourgeois locaux, dont les gérants du supermarché de la ville, Raoul Fonfrin (Jean-pierre mariel) et sa femme Irène (Dominique Lavanant ).

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Puis il propose à Francine (sandrine Bonnaire) de rester quelques jours avec lui, en échange de quoi il lui offrira tout ce qu'elle veut


1991 Un Coeur en hiver 

 

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 « Un cœur en hiver » est adapté d’une nouvelle « La Princesse Mary » extraite d’un recueil de nouvelles de Lermontov « La Princesse Mary » mais également inspiré de la vie de Maurice Ravel.

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Maxime (André Dussolier ) et Stéphane (Daniel Auteuil) sont amis et travaillent ensemble dans l'atmosphère feutrée d'un atelier de lutherie. Maxime, marchand de violons, est un homme accompli, actif, sans états d'âme.

 Stéphane, luthier voue toute sa vie au violon , il semble n’aimer qu’une seule personne au monde : son maître de violon, Lachaume (Maurice Garrel). 

 

 

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Maxime tombe amoureux d'une jeune violoniste, Camille Kessler (Emmanuelle Béart ).. Entre les trois personnages se noue une relation complexe.

L'attitude retenue de Stéphane exaspère et intrigue Camille. Passivement, presque malgré lui, Stéphane entre dans un trouble jeu de séduction, dans une entreprise de manipulation dont il s'imagine maître d'œuvre - mais dont il perd le contrôle lorsque Camille le place face à l'évidence du sentiment, de la vie, qu'il avait cru pouvoir tenir à distance.

La mort du maître de violon tant aimé achève de douloureusement ramener Stéphane à la vie.

 

 


1995 Nelly et Monsieur Arnaud  

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Pour surmonter des difficultés financières et gagner son indépendance, une jeune femme, Nelly (Emmanuelle Béart) cumule plusieurs petits boulots.

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Par l'intermédiaire d'une amie, Jacqueline (Claire Nadeau), elle rencontre dans un café un retraité aisé, Pierre Arnaud (Michel Serrault). Ce dernier déconcerté par l'informatique et les traitements de texte, propose à Nelly de l'engager pour dactylographier ses mémoires.

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Nelly accepte. Elle quitte son mari Jérôme (Charles Berling) et passe de plus en plus de temps avec Monsieur Arnaud. Elle entre ainsi en rapport avec Vincent (Jean-Hugues Anglade), qui se propose d'éditer le livre.

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il a été aussi scénariste ,dialoguiste ou adaptateur de films entre autres :

 La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau en 1965 ,Borsalino de Jacques Deray en 1970 , les mariés de l'An II de JP Rappeneau en 1971 .

 Né le  à Montrouge ,Il meurt le , des suites d'un cancer du foie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse, à Paris. 

 

 

 À la question posée en mai 1987 par le journal "Libération", «Pourquoi filmez-vous ?», il répondit en ces termes, où se lit toute sa modestie :

«Parce que ça m'amuse. Parce que c'est d'abord un jeu – un peu privilégié – qui se joue à plusieurs (quelque chose comme le rugby), avec des règles incontournables - plus ou moins perceptibles – et destiné à cet autrui monstrueux, le public, ce partenaire sans visage. Parce que, enfant, je suis resté timide et muet longtemps. Parce que je n'ai jamais acquis la maîtrise du langage – je n'aimais que la musique. Et enfin que les hasards de la vie – et la chance – ont fait que c'est devenu pour moi le seul moyen de communiquer, plus ou moins confusément !». ( livre “Conversations avec Claude Sautet” (Michel Boujut, Institut Lumière, 1994) 

« Sautet, le peseur d'âmes, Sautet le luthier et le lutteur qui n'aime rien tant montrer que les combats douteux et les destins incertains. »  a écrit aussi Michel Boujut dans son livre .

Son cinéma est comme une musique indémodable que l'on peut entendre sans fin car les hommes auront toujours au fond d'eux-mêmes cette mélodie des sentiments .   

Sautet avait besoin pour cerner un personnage de voir les gens qui l'entouraient c'est pourquoi il créait une ambiance bande d'amis ,café ,bistrot ,maison de vacances...

Claude Sautet était un grand directeur d'acteurs ,comme un chef d'orchestre , il choisissait si bien ses acteurs par rapport aux personnages que c'était déjà 50% du travail , c'est pourquoi ,après Jacques Deray dans la piscine ,il a pris le relais et sublimé Romy ,elle n'a jamais été aussi belle et vraie que dans ses films .  

Dans ses premiers films les acteurs forment comme un maillon d'une histoire à l'autre :Romy/Piccoli   -   Romy/Montand/Samy Frey -Piccoli/Montand/Regiani/Depardieu -et encore Romy/Piccoli  Piccolo/Dutronc - Romy/Piccoli  - puis Romy/Cremer/Brasseur .

Claude Sautet savait raconter simplement la vie comme elle se passe en famille ou entre amis ,il savait aussi parler d'amour . C'est comme si il était rentré chez vous ou chez moi ,cela sonne tellement vrai ...sans paysage carte postale ,ni décor théâtral il était au coeur de la vie et savait la filmer comme personne .

ANNE VR(-_-)XXX 

 

 

 

 

 

 



27/05/2020
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