Anne Vallery-Radot = Rubriques

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MARTIN MARGIELA AU PALAIS GALLIERA ET AU MUSÉE DES ARTS DÉCO POUR SES ANNÉES HERMÈS

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 DU 3 MARS AU 15 JUILLET 2018

 


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Première rétrospective consacrée au discret Martin Margiela de ses débuts au printemps 1989 au printemps 2009 ,c'est au palais Galliera de Paris, l’exposition retrace la carrière du créateur belge qui révolutionna  les structures et les matières du vêtement ainsi que la vision de la mode.Plus de cent trente silhouettes , vidéos et archives sur ce créateur atypique ,écolo , punk et grunge dans sa pensée puriste .

 Pour l'exposition au palais Galliera =

Commissaire : Alexandre Samson, responsable des collections contemporaines 
Directeur artistique : Martin Margiela 
Scènographe : Ania Martchenko

 

 

 

 

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les manches de la robe sont en polyamide imprimées de tatouages polynésiens 

 

 

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 Les mannequins défilent sur un simple tissu en toile de coton blanc , elles ont trempé leurs semelles dans de la peinture rouge , Margiela récupérera le tissu pour confectionner un gilet .

 

 

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 Gilet en morceaux d'assiettes maintenues par des fils métalliques .

Veste à carrure étriquée , pantalon à genoux et mini-jupe intégrée en laine mélangée ,lavée .

 

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Gilet long en patchwork de peaux lainées .

 

 

 

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Épaulettes en PVC transparent à ganses en coton .Bottines tabi peintes et chiffre 90 collé sur les talons houssés de coton ( Le chiffre 9 est le chiffre porte bonheur de Martin Margiela)  

 


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Gilet en papier d'affiches publicitaires récupérées dans le métro parisien . 


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 Pull "Punk " en laine et mohair , doublure de robe en viscose portée en robe .Empreintes de tampons postaux aux coins des yeux .

 

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 Tabi taguées par le public du musée Galliera lors de l'exposition "Le monde selon ses créateurs "(6 Juin -15 Septembre 1991)

 

 

 

Margiela créé sa « ligne artisanale » en 1990 où il réalise les vêtements à partir d'objets transformés. Sa collection printemps-été 1991 est ainsi constituée de vêtements entiers trouvés notamment aux Puces qui ont été triés, lavés, déteints ou surteints, démontés puis transformés en pièces uniques.

 « Quand je découpe un vêtement neuf ou ancien, je ne pense pas que je le détruis. C’est une façon de le faire renaître sous une autre forme », a expliqué Margiela face aux détracteurs de cette façon de travailler.

C’est la première fois dans l’histoire de la mode qu’un créateur propose des pièces « neuves » complètement faites à partir de vêtements récupérés.

 

 


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 Le Do-It-Yourself est au cœur des créations de Martin Margiela. Réalisé à partir de huit paires de chaussettes américaines dénichées dans un surplus militaire, le pull chaussette en est une pièce emblématique. « Le placement des chaussettes sur le corps a été étudié pour que les talons correspondent aux parties rondes du buste : la poitrine, les coudes et les épaules, dont la carrure est au-dessus des épaules naturelles », apprend t-on au cours de l'exposition. L'idée ? « Inviter la femme à se sentir auteur d'un vêtement qu'elle pourrait réaliser elle-même ». 

voici un exemple : 

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 Hauts et jupes réalisés à partir de foulards froissés récupérés en twill de soie et matières synthétiques. 


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 Vestes et gilets brodés à passementeries métalliques à partir de costumes de théâtre surteint en noir . 

 


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 Buste de mannequin taille 44 (Taille XXXXL) origine américaine.

 

 

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 Chambre de Fan 1994

 

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 Reproduction exacte d'une veste masculine en laine, d'origine belge et datée des années 70.

 


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Robe en polyester imprimée de la photographie d'une robe d'été à rayures des années 30 .

et cardigan en viscose imprimé de la photographie d'une saharienne des années 50.  

 

 

 

 

 

 

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 Buste de mannequin stokman en lin brut porté en gilet avec bolducs , épaulettes épinglées , jean en denim brut , semelles de tabi en cuir noir scotchées aux pieds .  

 


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 Étude de drapé en coupon de soie montée sur une structure élastique baleinée , buste de mannequin en lin brut porté en gilet , jupon de doublure en acétate .

 

 


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 Perruques réalisées à partir de manteaux de fourrure récupérés.

 

 


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 Collier "Pique- bouchon "en liège imprimé et métal .

Jean "minimal" en denim délavé récupéré et rapiécé , "Guêtres en laine ". 

 

 

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 Couettes en coton rembourré de duvet d'oie transformées en manteaux à manches amovibles et housse en couvertures militaires récupérées transformées en manteau . 


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Haut en griffes et étiquettes récupérées , jupe réalisée dans un patchwork de jupes plissées en viscose récupérées , traces rougeâtres de décoloration en trompe l'oeil. 

 

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 Haut en patchwork de gants anciens en cuir et métal , jupe réalisée dans un patchwork de jupes plissées en viscose récupérées.

 


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 Chambre de fan 2006


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 Chambre de fan 2009

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Martin Margiela 

 

 

 

Diplômé de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, département mode, en 1980, assistant de Jean Paul Gaultier entre 1984 et 1987, Martin Margiela (Louvain, 1957), chef de file de l’école d’Anvers, est le seul créateur belge de sa génération à fonder sa maison à Paris.

 

 

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Margiela fut l'assistant de jean-Paul Gaultier de 1983 à 1987 : 

<< Je l’ai rencontré la première fois en 1980, j’étais président de son jury de défilé de fin d’études à l’Académie royale d’Anvers. C’était l’année des Six d’Anvers et de Martin. J’étais très impressionné par ces jeunes si professionnels et hypercréatifs. Martin, lui, partait des bases du costume de tradition flamande, réinterprété de façon très personnelle. Plus tard, Michel Cressole de Libé m’a soufflé que Martin souhaitait travailler pour moi. Il est venu me montrer son travail, mais je pensais n’avoir rien à lui apprendre, qu’il avait déjà tout pour créer sa propre marque. Finalement, je me suis ravisé et lui ai confié le stylisme d’une collection d’imperméables que je signais pour mon fabricant italien, Gibo. Il a fait cela avec un tel talent et une telle rapidité… Je lui ai demandé de devenir mon bras droit. Je n’en ai jamais connu de meilleur. Il est devenu aussi un ami. Le jour où il m’a annoncé son départ, j’étais très triste.>>

 

 

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<<Quand il m’a invité à son premier défilé, j’ai été ébloui par son monde, par sa façon de donner à sa marque l’esprit d’une maison de couture tout en remettant en question le vêtement. Je pense que nous avions, et avons toujours, des points communs fondamentaux, mais on dirait que ces trois années à mes côtés l’ont plutôt incité à prendre le contre-pied. J’étais très médiatisé, lui a choisi l’anonymat. Je courais jusqu’au bout du podium, lui s’est effacé derrière sa marque.

Je le vois toujours. Pendant une longue période, il était hors de question de parler de mode avec lui. Il est évident qu’arrêter a été un déchirement, mais je pense qu’il n’était plus heureux dans sa maison. Revenir aujourd’hui ? Je ne sais pas, et ce n’est pas à moi d’en parler (rires). >>

Martin Margiela a créé sa maison de couture Maison Martin Margiela en 1988. En 2003, la Maison Martin Margiela est rachetée par le patron de Diesel. Son nouveau siège de 3 000 m2 est alors installé dans une ancienne école du 11 em arrondissement de Paris.

En , Martin Margiela quitte l'entreprise qu'il a créée 21 ans auparavant.

 

 

 

 

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 Pour l'occasion, Martin Margiela, qui assure la direction artistique de l'exposition, a sélectionné 120 styles, mis en scène par Bob Verhelst.

 

 

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 Après son passage au MOMU à Anvers en 2017, la superbe rétrospective "Margiela, les années Hermès", qui revient sur les sept années pendant lesquelles le créateur Martin Margiela était directeur artistique de la maison Hermès , arrive au Musée des Arts Décoratifs à Paris. 

En plus de réunir 120 mannequins stylisés au Musée des Arts Décoratifs, cette exposition est un événement : Martin Margiela l'a conçu lui-même, lui qui reste si discret sur la scène médiatique. On salue le travail de scénographie, blanc et orange (couleurs de la Maison Martin Margiela et de Hermès). Chaque mur va alors mettre en perspective le travail de Margiela sur ses collections Maison Margiela et Hermès de 1997 à 2003.

 

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 Margiela assure de 1997 à 2003 la direction artistique de la maison Hermès

Pendant huit saisons, jusqu'en 2004, Martin Margiela fut le styliste de la maison Hermès. Sous sa direction, le prêt-à-porter a connu une croissance remarquable - plus de 20 % certaines années. Cette collaboration, surprenante de premier abord, reposait, comme l'expliqua Jean-Louis Dumas, alors PDG de la maison Hermès, sur « une passion commune pour l'excellence du travail artisanal ».

 

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Par son approche conceptuelle, Margiela remet en question l’esthétique de la mode de son temps. Le créateur étudie la construction du vêtement par sa déconstruction, révèle son envers, sa doublure, le non fini, et rend apparent les étapes de sa fabrication : pinces, épaulettes, patrons, fils de bâti…

 

 

 

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Il pousse les échelles du vêtement à leurs extrêmes, que ce soit des vêtements «oversize», agrandis à 200%, ou des vêtements de poupée adaptés à taille humaine. Il imprime en trompe-l’œil des robes, des pulls, des manteaux et impose une nouvelle forme de chaussure inspirée des tabis traditionnelles japonaises – à l’orteil séparé.

 

 

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Margiela interroge la désuétude du vêtement avec sa ligne « Artisanale », faite d‘habits vintage ou d’objets récupérés que le créateur transforme en pièces uniques, cousues main ; ou avec sa série « Replica » de vêtements chinés qu’il reproduit à l’identique, comme autant de classiques intemporels. 

 

 

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Martin Margiela a été aussi un styliste trés reputé dans la maille italienne, comme Enrico Coveri, qui en 1975 a créé la première vraie collection gentryportofino, suivie par Gianfranco Ferré en 1977, qui a signé la collection pour les deux  années suivantes.

 

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 D'autres noms faisant autorité ont suivi, tels que Martin Margiela, Saverio Palatella et Christina Kim. La vision et les idées gentryportofino sont devenues un pôle gravitationnel dans l'industrie de la mode, au point que des marques célèbres et influentes comme Ralph Lauren, Calvin Klein et Zoran lui ont confié la réalisation de leur travail.

 

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Margiela reste le créateur sans visage,ou presque , sans interview, à la griffe blanche vierge de toute marque. L’homme qui prône l’anonymat est connu non seulement pour son univers blanc, couleur qu’il décline en une multitude de nuances, mais aussi pour ses défilés dans des lieux hors norme : parking, entrepôt, station de métro, terrain vague...en 1992 et parfois aucun défilé n'était organisé, et juste un film était projeté.

 

 

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Ses mannequins défilaient quasi anonymes, le visage caché, afin que l'attention se concentre sur les vêtements. Seule exception pour les photos de la collection automne-hiver 1999, il a engagé Stella Tennant, enceinte à cette époque.

Lors de son premier défilé, il fit marcher ses mannequins dans de la peinture rouge pour laisser des traces tout au long du podium.

Martin Margiela emploie désormais "le nous " et l'explique :

 

<< Cette volonté d'effacement et d'anonymat n'était pas n'était pas un précepte au départ .il venait plutôt du paradoxe du créateur . Est-il plus ou moins important que sa création ? Dans les années 90 on pouvait lire plus de portrait de créateurs que d'études sur leur travail .Cette démarche ne nous stimule pas .

Notre énergie nous la canalisons dans notre travail . C'est la seule chose qui importe : la mode .

Et la mode est avant tout un travail d'équipe .>>   

 

 ANNE VR(-_-)xxx



24/03/2018
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