Anne Vallery-Radot = Rubriques

Anne Vallery-Radot = Rubriques

LES IMPRESSIONNISTES SEPTIÈME ET DERNIÈRE PARTIE : MARY CASSATT /GUSTAVE CAILLEBOTTE

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.12.57.png

Autoportrait

Mary Cassatt 1845/1926

Née à Pittsburg aux États -Unis ,fille d'un banquier ,elle vient

en Europe pour visiter les musées .Elle achète  des tableaux

de Degas et devient son ami ;ce qui pour Degas " le misogyne"

n'est pas peu dire ;ils ont tous les deux le sens de l'importance

de la classe à laquelle ils appartiennent et en même temps un

égal dédain des conventions .

ils ont le même caractère aigu ,froidement raisonneur,la même

prédilection pour le dessin . C'est Degas qui lui conseille de se

joindre aux "impressionnistes " 

 

" Child drinking milk" 1868

Capture d’écran 2016-07-27 à 19.04.09.png

 

 

 

 

Le Salon de Paris accepte ses peintures : 

 

"Sur le balcon durant le carnaval "(1872)

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.38.44.png

 

 

 

Le Torero et la jeune fille "(1873)

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.45.01.png

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.14.png

 

 

"Ida "(1874).

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.48.43.png
 

Mary s'installe à Paris. Elle continue ses études auprès de Couture.

En 1875, son Portrait de Lydia est d'abord refusé par le Salon de

Paris puis est accepté après qu'elle en eut assombri le fond.

"Lydia"( Mary fera de nombreux portraits de sa soeur Lydia)

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.55.50.png

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.58.46.png

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.58.08.png

 

 

 

"Sa mère lisant le figaro" 1878

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.37.14.png

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.17.png



Lorsqu'en 1877, son dernier tableau est refusé par le Salon, Degas

l'encourage à exposer au quatrième salon des impressionnistes.

Elle y expose en 1879 son tableau :

"Lydia dans une loge portant un collier de perles"Capture d’écran 2016-07-27 à 17.38.49.png

 et "La tasse de thé"

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.08.30.png

 

 

"La Loge " 1880

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.44.50.png

 

 

 

. Mary Cassatt se sent à l'aise dans le milieu impressionniste.

Mary Cassatt est une figure un peu atypique dans le groupe

des impressionnistes, portraitiste plus que paysagiste, elle les

rejoint cependant dans son goût pour le travail à l'extérieur,

son sens des couleurs et sa recherche du réalisme qui n'est

pas incompatible avec une forme de lyrisme et de

sentimentalisme qui lui est propre.

Sans être à proprement parler un disciple de l'un d'entre eux,

elle s'entretient fréquemment avec Degas et admire Pissaro

 aux côtés duquel le hasard la fait travailler. Elle se lie d'amitié

avec Berthe Morisot.

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.38.53.png

 

 

 

Elle exerce l'activité d'agent et de conseillère de grands amateurs

de peinture, notamment auprès du couple Louisine et Henry Osborne

Havemeyer (étudiante à Paris, elle avait été la condisciple de Louisine)

et collabore avec Paul Durand-Ruel lorsqu'en 1886 celui-ci et son fils

Charles partent aux États-Unis avec quelque 300 tableaux de l'école

impressionniste.

 

"Interior of a tramway passing a bridge " 1890/1891

Capture d’écran 2016-07-27 à 19.08.34.png

 

" The afternoon tea party" 1890/1891

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.51.39.png

"La Coiffure" 1890/1891

Capture d’écran 2016-07-27 à 18.47.39.png

 

 

 

" Mother's kiss" 1891

Capture d’écran 2016-07-27 à 19.14.43.png

 

 

 Capture d’écran 2016-07-27 à 17.38.57.png
Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.00.png

 

 

 

"Baby reaching to an apple" 1893

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 19.00.40.png

 

 

 

 

 


Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.21.png

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.03.png

 

Elle continue sa série de portraits de femmes et d'enfants.

Selon Segard, c'est durant la période de 1890-1910 qu'elle

atteint le sommet de son art, synthèse heureuse entre

l'ascétisme de la gravure japonaise et l'abondance de

coloris de sa période impressionniste, évoluant au gré

de son humeur entre ces différentes tendances.

 

Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.06.png
Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.09.png
Capture d’écran 2016-07-27 à 17.39.12.png

 

"Reading to her daughter" 1910

 Capture d’écran 2016-07-27 à 18.56.14.png

 

 

 << Américaine elle s'est faite française par son assidue participation

aux expositions des impressionnistes .Elle est l'un des rares peintres

que Degas ait conseillé .Miss Cassatt s'est spécialisé dans l'étude des

enfants et elle est peut être l'artiste de ce temps qui les a le plus

originalement compris et exprimés .Certains de ses pastels valent

des Manet et des Degas par la large exécution ,l'éclat et la finesse

des tonalités .........>>(Camille Mauclair)      

 

 Gustave Caillebotte 1848/1894

 

 Reconnaissons à Gustave Caillebotte le grand rôle

qu'il a joué auprès des impressionnistes !! 

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 19.32.56.png

 

 C'est un nom qui ,à priori, évoque plus un collectionneur ou un

mécène qu'un peintre car il avait un grand  discernement pour

repérer les talents et acheter des oeuvres comme "le moulin de

la galette"de Renoir  ,"les régates à Argenteuil "de Monet,

"le balcon" de Manet .Venant en aide aussi à Pissarro  et 

finançant régulièrement les expositions des impressionnistes .

Gustave Caillebotte réunissaient les impressionnistes ,leur

trouvait des locaux ,les aidaient aux accrochages et aux

préparations des vernissages ;il a joué un rôle très important

d'ami et de mécène pour ceux qui étaient alors rejetés .  

 Il laisse cependant  derrière lui un certain nombre de belles

oeuvres en temps que peintre lui-même ,peu connues du grand 

public mais émanant d'un talent certain .

 

Martial et Gustave ,les deux frères Caillebotte 

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 19.31.56.png

 

 

En 1860, la famille acquiert une vaste propriété sur 11 hectares à

Yerres.

Le 14 août 1861, Martial Caillebotte père, devenu juge au tribunal

de commerce de la Seine est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En 1866, Martial Caillebotte père fait construire un hôtel particulier

de trois étages sur un terrain acheté à la ville de Paris, à l'angle des

rues de Miromesnil  (devenu le nº 77) et de Lisbonne (le nº 13),

où la famille emménage l'année suivante.

 

 Gustave Caillebotte 

Capture d’écran 2016-07-28 à 18.32.05.png

La famille Caillebotte a fait fortune dans la vente de draps aux

armées de Napoléon III, la boutique nommée Le Lit militaire 

était installée au 152 de la rue du Faubourg-Saint-Denis.

Gustave est né d'un troisième mariage .

En 1857, Gustave Caillebotte entre au lycée Louis-le-Grand.

Il obtient en avril 1869 le « diplôme de bachelier en droit ».

 

 

 Capture d’écran 2016-07-28 à 19.47.39.png

 

 

Après obtention de sa licence en droit, Caillebotte est mobilisé

lors de la guerre franco-prussienne et participe à la défense de

Paris dans la Garde Mobile.

La même année, il entre alors dans l'atelier du peintre académique

réputé  Léon Bonnat. En mars 1873, Caillebotte est reçu 46e au

concours des Beaux-Arts, mais il n'y restera qu'un an.

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.37.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.41.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.45.png

 

 

En , son tableau Les Raboteurs de parquet est refusé

au Salon, le sujet heurtant par son extrême quotidien —

c'est aujourd'hui l'une de ses plus célèbres œuvres présentées

au musée d'OrsayÉric Darragon note que « cet échec a dû

heurter les convictions de l'artiste et le confirmer dans une

opinion déjà acquise à la cause d'un réalisme indépendant.

Il va devenir un intransigeant lui aussi et ne reviendra plus

devant les jurés [...] ».

Ainsi, ce serait cet échec face au jury du Salon qui l'aurait poussé

à exposer aux côtés des impressionnistes.

Caillebotte présenta des toiles lors des expositions impressionnistes

qui eurent lieu en 1876, 1877, 1879, 1880 et 1882.

 

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.50.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.53.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.57.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.04.png

 

Caillebotte peignit quelque 500 oeuvres dans un style souvent

plus réaliste que celui de ses amis impressionnistes.

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.07.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.19.png

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.07.png

 

À l'automne 1878, la mère de Gustave Caillebotte décède 

En 1879, Gustave et Martial s'installent au 31 boulevard

Haussmann, L'hôtel de la rue Miromesnil est revendu le

3 juin 1879, le 19 ils vendent la propriété d'Yerres.

 

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 22.42.25.png

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.23.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.26.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.28.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.31.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.34.png

 

Le peintre s'illustrera particulièrement dans des vues des rues

de Paris faites depuis des balcons élevés, dans des scènes de

la vie ouvrière, dans des paysages naturels de jardins et parcs.

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.38.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.42.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.46.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.49.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.52.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.06.png

 

 

En 1881 avec le Déjeuner des canotiers ,tableau de Renoir 

le peintre rend hommage au peintre Gustave Caillebotte,

assis au premier plan à droite à califourchon sur une chaise.

Capture d’écran 2016-07-30 à 14.41.25.png
  

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.53.55.png

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 22.42.56.png

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.01.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.03.png

 

À partir de 1886, Caillebotte peint de moins en moins.

Il s'adonne à ses passions que sont le bateau et le jardinage

notamment à partir de 1887, date à laquelle son frère Martial

se marie.

Gustave Caillebotte quitte donc l'appartement qu'ils occupaient

tous les deux et s'installe définitivement au Petit-Gennevilliers,

dans une demeure qu'il avait achetée vers 1880 après la vente

du domaine familial d'Yerres. Caillebotte peint alors les alentours

du Petit-Gennevilliers.

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 19.32.46.png

 Sa maison était entourée d’un très grand jardin et d’une imposante

serre où il passait beaucoup de temps, plantant et bouturant avec

ses quatre jardiniers. Nombreuses sont les œuvres des dernières

années consacrées à ces capucines, chrysanthèmes et autres orchidées.

les talents de jardinier de  Gustave Caillebotte étaient reconnus par tous

et des correspondances régulières s'échangeaient .

Monet lui-même sollicita ses conseils quand il entreprit de concevoir

son jardin de Giverny.  

 

 

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.14.png

Capture d’écran 2016-07-28 à 17.52.22.png
Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.17.png
 

Selon son testament, il lègue à sa mort soixante-sept tableaux

impressionnistes de sa collection personnelle à l'Etat, qui n'en

accepta finalement que trente-huit, après deux ans de

négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de

Caillebotte, et de violentes polémiques:

 « Je donne à l’État les tableaux que je possède ; seulement

comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle

façon que ces tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans

un musée de province mais bien au Luxembourg et plus

tard au Louvre, il est nécessaire qu'il s'écoule un certain

temps avant l'exécution de cette clause jusqu'à ce que le

public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture.

Ce temps peut être de vingt ans ou plus ; en attendant,

mon frère Martial et à son défaut un autre de mes héritiers

les conservera. Je prie Renoir d'être mon exécuteur

testamentaire et de bien vouloir accepter un tableau qu'il

choisira ; mes héritiers insisteront pour qu'il en prenne un

important »Gustave Caillebotte .

Le 11 mars 1894, Renoir informe par une lettre la direction des

Beaux-Arts, Henri Roujon, que Gustave Caillebotte, décédé

le 21 février 1894, lègue à l'État sa collection, comprenant

soixante-sept œuvres, de Degas, Cézanne, Manet, Monet,

Renoir, Pissarro et Sisley.

L'Académie des Beaux Arts protesta officiellement contre

l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en

qualifiant l'événement d' "offense à la dignité de notre école".

 

 

 

 Capture d’écran 2016-07-28 à 17.54.27.png

 

 

 

 Voilà je voulais finir ce voyage autour des impressionniste par celui

qui fût le premier à les connaitre ,à les aimer ,à les aider ,à les acheter,

et à faire en sorte qu'il puissent exposer ensembles et plus tard être

"reconnus" par l'état et par tous .

Et comme les vrais talents cachés Caillebotte ne se mit jamais

"en avant" . 

Bien sur je n'ai pas parlé de certains peintres "néo" ou "post"

impressionnistes ou même "réalistes"ou "sans famille"

contemporains de ces derniers car il auront leur place le moment

venu.

Il convient aussi de souligner l'importance de Durand-Ruel qui a

parié sur les impressionnistes ,a spéculé ,il a été le"génie" qui a

entrepris de faire triompher les impressionnistes alors qu'ils

étaient méprisés par beaucoup et surtout par l'académie de la

peinture et par l'état .Mais Durand-Ruel était avant tout un

marchand d’art. Quelqu’un qui gagnait de l’argent en achetant

et vendant des tableaux, bref qui faisait commerce de l’art.

Pour qui, la culture était une marchandise.

S’il aimait sincèrement les œuvres, au point de refuser de

vendre certaines des plus belles toiles de Renoir ou Monet,

il a néanmoins fait fortune en sachant acheter au bon moment

et attendre suffisamment longtemps pour vendre à des prix

très élevés.

Bien sur Henri Rouart fut aussi un collectionneur mais surtout

"un ami " des impressionnistes notamment de Degas ,Renoir et

Manet . Sa fortune professionnelle l’autorisait non seulement à

financer, avec Gustave Caillebotte, les expositions impressionnistes

mais aussi à se constituer, dès la fin des années 1860, une collection

privée d’une très grande qualité. L’hôtel particulier qu’il possédait,

rue de Lisbonne, à Paris, était l’écrin d’un très grand nombre

d’œuvres, qu’il choissait le plus souvent avec son ami Degas

(1834-1917). Ce dernier l’encourageait notamment à soutenir des

artistes qui lui étaient  contemporains, et souvent décriés par

l’Académie.

N'oublions pas Ambroise Vollard qui révéla Paul CézannePaul Gauguin,

 Vincent GoghHenri MatissePablo Picasso Avant-gardiste en matière

d'art moderne, il se lia d'amitié avec les plus grands peintres de la fin

du xixe siècle et du début du xxe siècle.

L'Impressionnisme demeure une des phases les plus importantes de

l'histoire de l'art moderne ,une phase à laquelle succéda ,vers 1886,un

autre mouvement artistique dont les protagonistes sortirent en partie

des rang même de l'impressionnisme .c'est précisément l'un d'eux

Gauguin ,qui a formulé les problèmes qui préoccupaient les artistes

inquiets de "dépasser" l'"impressionnisme" :

<< Il fallait livrer corps et âme à la lutte ,lutter contre toutes les écoles

,toutes sans distinction ,non point en les dénigrant ,mais par autre chose

affronter non seulement" l'Officiel" mais encore "les Impressionnistes "

les" néo-impressionnistes" ,l'ancien et le nouveau public ....s'attaquer

aux plus fortes abstractions ,faire tout ce qui était défendu ,et

reconstruire plus ou moins heureusement ,sans crainte d'exagération

avec exagération même .

Apprendre à nouveau ,puis une fois su,apprendre encore .

vaincre toutes les timidités ,quelque soit le ridicule ,qui en rejaillit

-devant son chevalet le peintre n'est esclave ,ni du passé ,ni du présent,

ni de la nature ,ni de son voisin -lui encore et toujours lui >>

(Roger Marx critique d'art et inspecteur général des musées

des départements au ministère des Beaux-Arts. 1859/1913)

Tout est dit et bien dit

ANNE VR (-_-)xxx  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



30/07/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 53 autres membres