Anne Vallery-Radot = Rubriques

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LES IMPRESSIONNISTES DEUXIEME PARTIE : PISSARRO /CÉZANNE

Pissarro en Normandie

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Cézanne en Normandie

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 Les Impressionnistes 

Dès la fin des guerres napoléoniennes, les paysagistes anglais (Turner,

Bonington, Cotman...) débarquent en Normandie, avec leurs boîtes

d’aquarelle, tandis que les français (Géricault, Delacroix, Isabey...)

se rendent à Londres pour découvrir l’école anglaise. De ces échanges

naît une école française du paysage, dont Corot et Huet prennent bientôt

la tête. À leur suite, c’est une myriade de peintres qui va sillonner la région

et inventer une nouvelle esthétique : Delacroix, Riesener, Daubigny, Millet,

Jongkind, Isabey, Troyon... 

Cette révolution artistique se cristallise, au début des années 1860, lors des

rencontres de Saint-Siméon, qui réunissent chaque année à Honfleur et sur

la Côte Fleurie tout le gratin de la nouvelle peinture.  Il y a là Boudin, Monet

et Jongkind, un trio inséparable, mais aussi tous leurs amis : Courbet, Daubigny,

Bazille, Whistler, Cals... Sans compter Baudelaire, le premier à avoir célébré,

dès 1859, les « beautés météorologiques » de Boudin. Non loin de là, dans la

Normandie bocagère, Degas peint ses premières courses de chevaux au Haras

-du-Pin et Berthe Morisot s’initie au paysage, tandis qu’à Cherbourg, Manet

révolutionne la peinture de marine. Dès lors, pendant plusieurs décennies,

la Normandie va devenir l’atelier en plein air préféré des Impressionnistes. 

Monet, Degas, Renoir, Pissarro, Boudin, Morisot, Caillebotte, Gonzales,

Gauguin... vont y épanouir leur art et le renouveler constamment.

 

 Pissarro 1830/1903

 

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Claire Durand-Ruel Snollaerts est historienne d’art, spécialiste et expert

de Pissarro. Descendante du marchand d'art Paul Durand-Ruel, elle est

co-commissaire de l'exposition «Pissarro» au Havre, dans le cadre de

«Normandie impressionniste» en 2013. Elle est également co-auteur

du catalogue raisonné des peintures de Pissarro.

Pendant la guerre franco-prussienne et la Commune (1870-1871),

Pissarro et Monet trouvent refuge à Londres, où ils rencontrent le

marchand d’art et galeriste Paul Durand-Ruel (1831-1922) qui s’intéresse

à leur peinture.

 

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 Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, né à Saint

-Thomas (Îles Vierges des états unis ) le  et mort

à Paris le ,

est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste français 

d'origine danoise; Ses parents possédaient une entreprise

florissante de quincaillerie dans le port de Charlotte-Amélie, ce qui lui 

confère la nationalité danoise, qu'il gardera toute sa vie.

Son père Frédéric, d'origine portugaise mais né à Bordeaux, est de

nationalité française.

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En 1842, à douze ans, Camille part étudier en France à Passy, à la

pension Savary dont le directeur l'encourage à cultiver ses dons pour

le dessin, puis retourne en 1847 dans son île natale où son père l'initie

au négoce. 

 En octobre 1855, année de l'Exposition universelle, il arrive à Paris pour

y étudier et s'installe dans sa famille à Passy.

Il ne retournera jamais aux Amériques. 

 

 Camille Pissarro vit à Pontoise de 1866 à 1869 de manière épisodique, et y

compose un grand nombre de peintures, dessins et gravures.

Selon Christophe Duvivier le choix de Pontoise s'expliquait par le fait

qu'aucun autre peintre n'y ayant encore associé son nom, Camille pouvait

donc éviter d'apparaître comme le disciple d'un autre paysagiste.

À cette époque, il a trente-six ans 


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Sa situation financière est difficile. Il peint des enseignes pour

faire vivre sa famille. En 1869, il s'installe avec sa compagne

et leur première fille à Louveciennes.

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Pissarro doit fuir avec sa famille et abandonner son atelier devant

l'avance des troupes prussiennes en 1871 ,il retrouve Daubigny

et Monet à Londres  et fait la connaissance du marchand Paul

Durand-Ruel.

 

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C'est à Louveciennes, et à Londres en partie, qu'il acquiert et perfectionne

son style impressionniste. Il s'installe à nouveau à Pontoise en 1872

et y reste jusqu'en 1882

 

 

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Son épouse Julie Vellay est fille d'un viticulteur bourguignon.

Gouvernante chez les parents de Camille, elle entre en ménage

avec lui en 1860 et lui sert d'abord de modèle. Ils se marient

civilement à Croydon en Angleterre en 1871, alors que Julie

Pissaro portait leur quatrième enfant.

Le couple a eu en tout huit enfants.

 

 

Autoportrait 
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 (Camille Pissarro et Paul Cézanne à Pontoise vers 1873.)

Pissarro et Cézanne collaborent entre 1872 et 1881. Pissarro encourage

Cézanne à peindre en plein air, et les deux artistes travaillent souvent

côte à côte et sur les mêmes motifs à l'Hermitage, à Valhermeil.

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En 1879Gauguin, qui lui a acheté des toiles, vient travailler avec lui à

Pontoise. Il collabore avec Degas dans le domaine de la gravure et

pendant l'été 1881, Cézanne,GauguinGuillaumin, sont à Pontoise à

ses côtés. Il participe à toutes les expositions impressionnistes et

devient peu à peu un patriarche du mouvement, mais dans une grande

fraîcheur d'esprit et avec un constant renouvellement.

 

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Portraits de sa fille Jeanne née en 1881

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En 1884, Pissarro quitte Osny pour Éragny-sur-Epte dans l'Oise.

C'est grâce à un prêt de Claude Monet qu'il peut y acquérir une

maison où il passe ses dernières années, jusqu'à son décès à Paris

en novembre 1903« Oui [écrit-il à son fils Lucien le 1er mars 1884],

nous sommes décidés pour Éragny-sur-Epte ; la maison est superbe

et pas chère : mille francs, avec jardin et prés. C'est à deux heures de

Paris, j'ai trouvé le pays autrement beau que Compiègne ; cependant

il pleuvait encore ce jour-là à verse, mais voilà le printemps qui

commence, les prairies sont vertes, les silhouettes fines, mais

Gisors est superbe, nous n'avions rien vu ! »

 

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Paul Émile né en 1884

 

 

 

Pissarro invite les peintres de son l'époque, parmi lesquels Claude Monet,

le parrain de son dernier fils, CézanneVan GoghGauguin.

En 1985 Pissarro rencontre Georges Seurat, avec qui il se lie d'amitié 

et s'enthousiasme pour sa technique du pointillisme, qu'il applique

à son tour, d'une manière moins formelle, avant de retrouver

une liberté d'expression plus proche de son tempérament lyrique

et généreux . 

 

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Cézanne et Pissarro  

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 Pissarro avec Cézanne 

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Paul Cezanne 1839/1906

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Paul Cézanne, né le  à Aix-en-Provence, mort le 

 dans la même ville, est un peintre français, membre du mouvement

 impressionniste, considéré comme le précurseur du cubisme.

Cézanne, pour qui l'impressionnisme ne fut qu'une brève aventure, poursuit

ses recherches dans le Midi. À la touche fractionnée de l'impressionnisme

il oppose une construction rigoureuse de la forme par la couleur, ouvrant la

voie au cubisme.

Il est l'auteur de nombreux paysages de Provence et particulièrement de

la campagne d'Aix-en-Provence. Il a notamment réalisé plusieurs toiles

ayant pour sujet la montagne Sainte-Victoire.

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 La statue de Cezanne à Aix en Provence 

 
 
 
 
 

Le milieu d'origine de Cézanne est celui de la bonne bourgeoisie provinciale .

Son père, propriétaire à Aix-en-Provence d'une prospère fabrique de chapeaux,

vivait cependant quelque peu en marge de la société aixoise: il n'était pas

marié avec la mère de son fils, une de ses anciennes ouvrières, lorsque ce

dernier naquit, en 1839, et ne légalisa sa situation que cinq ans plus tard,

avant de s'établir comme banquier.

Cezanne fit toutes ses études à Aix, acquérant une solide culture classique 

et se liant d'une profonde amitié avec quelques-uns de ses camarades de

collège, au premier rang desquels Émile Zola, alors son confident le plus

intime.

 

 

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Son père le destinait au droit, et il s'inscrivit à la faculté d'Aix en 1858.

Sa vocation artistique était pourtant déjà suffisamment affirmée

(il avait suivi les cours de l'école gratuite de dessin depuis 1857)

pour qu'il songe à aller étudier la peinture à Paris.

Il finit par obtenir de son père - qui subvient à ses besoins - l'indispensable

autorisation pour un premier séjour parisien au printemps et à l'été de 1861,

 lors duquel il fréquente l'Académie Suisse, où il rencontre Pissarro et

 Guillaumin, mais échoue au concours d'entrée à l'Ecole des Beaux-Arts.

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Il continue à fréquenter Zola, qui le soutient dans ses efforts,

intellectuellement, moralement et même financièrement, et

fait aussi la connaissance de BazilleRenoirMonetSisley.

Par l'intermédiaire de Zola devenu l'ami de Manet, il rencontrera

celui-ci en 1866.

 

Capture d’écran 2016-06-10 à 15.53.11.pngMadame Cézanne (Marie-Hortense Fiquet ) et son fils Paul né en 1872

 

Lorsque la guerre éclate en 1870 ,Cézanne se fixe à l'Estaque près 

de Marseille et s'adonne aux paysages .L'Estaque ou se rendront

Duffy et Braque pour suivre son exemple ou encore Marquet ,

Matisse et Derain très influencés aussi par Cézanne ; 

 

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Chargé de famille, Cézanne, sur les instances de Pissarro, s'installe en

1872 à Pontoise, puis à Auvers-sur-Oise (il y habite dans un logement

fourni par le docteur Gachet), où tous deux travaillent en commun.

Cézanne n'avait alors jusque là travaillé qu'en atelier, et il va suivre

l'exemple de Pissarro et se consacrer surtout au paysage sur le motif.

 

 Cézanne  allant "au motif" ( La Sainte Victoire ) et Pissarro sur l'autre photo 

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La représentation de la montagne Sainte-Victoire, le "motif" de Cézanne,

a beaucoup évolué dans le temps et on peut suivre cette évolution en

fonction des lieux où il a peint la montagne.

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Sur ses tableaux, la silhouette de Sainte-Victoire sur le ciel est très

caractéristique et reconnaissable de l'endroit où il posait son chevalet.

 Leur collaboration sera très intense et bénéfique, Cézanne s'imprégnant

de la manière impressionniste et confortant Pissarro dans sa volonté

d'une composition spatiale plus synthétique et plus  construite, dont 

les éléments sont la sphère ,le cylindre et le cone .

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C'est Pissarro qui initie Cézanne à l'impressionnisme et l'aide à se

débarrasser de "sa manière sombre" et sa palette s'éclaircit ,sa touche

n'est plus empatée ,truélée mais prudente ,régulière et légère .  

Dans toutes les années qui suivirent, Cézanne entretiendra un dialogue

permanent avec Pissarro et Guillaumin, avec lesquels il partage le souci

d'une représentation exacte de la nature.

 

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Pissarro insiste et obtint la participation de Cézanne à la première

exposition impressionniste, en 1874 : ses œuvres y seront très mal reçues, 

et Cézanne refuse d'envoyer des toiles à la deuxième exposition, en 1876.

Pissarro ne cessera de l'encourager .

« Pendant que j'étais à admirer le côté curieux, déconcertant de Cézanne

que je ressens depuis nombre d'années, arrive Renoir. Mais mon

enthousiasme n'est que de la Saint-Jean à côté de celui de Renoir,

Degas lui-même qui subit le charme de cette nature de sauvage raffiné,

Monet, tous... sommes-nous dans l'erreur ?... je ne le crois pas...

Les seuls qui ne subissent pas le charme, sont justement des

artistes ou des amateurs qui par leurs erreurs nous montrent bien

qu'un sens leur fait défaut. Du reste, ils évoquent tous logiquement

des défauts que nous voyons, qui crèvent les yeux, mais le charme...

ils ne le voient pas... Comme Renoir me le disait très justement,

il y a un je ne sais quoi d'analogue aux choses de Pompéi si frustes

et si admirables... »

— Lettre de Pissarro à son fils Lucien, du 21 novembre 1895

 

 

 

 

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Si Cézanne se rapproche d'un des principes fondamentaux de

l'impressionnisme, qui consiste à se consacrer totalement sur la vision,

il ne veut pas en rester à fixer seulement l'"impression" qui en résulte,

mais bien "quelque chose d'aussi solide et durable que l'art des musées".

 

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Paul Cézanne et ci -dessus le portrait de son 

fils Paul

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Relativement à l'écart du mouvement artistique, Cézanne travaille

maintenant de plus en plus souvent et longuement en Provence, à Aix.

Il garde des contacts avec Pissarro auquel il rend visite, et Renoir qui

lui rend visite en 1882, puis en 1883 avec Monet.

 

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Madame Cézanne 

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Le milieu des années 1880 marquera un tournant dans sa vie personnelle. 

Il rompt avec Zola en 1886, lors de la parution de "L'Œuvre", où il s'était

reconnu dans le personnage du peintre avorté Claude Lantier

La même année, la mort de son père le met en possession

d'une fortune suffisante pour lui assurer définitivement son indépendance.

 

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Ses peintures ne seront que très rarement montrées au public : en 1889 à

l'Exposition universelle, en 1887 et 1890, avec le groupe des XX, à Bruxelles.

 

"le jeune homme au gilet rouge "1888/1889

Paul le fils de Cézanne 

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Petit à petit va naître et croître une reconnaissance, à l'origine surtout le

fait de jeunes peintres, comme Émile Bernard ou Maurice Denis, qui

voient en lui un maître autant qu'un précurseur, puis aussi de quelques 

rares critiques perspicaces, Gustave Geffroy, Thadée Natanson, Roger Marx,

Rilke.

 

 

 

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(Lettre  recopiée par Jacques Vallery-Radot pour ses cours )

 

 

 

 

 

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Cézanne dans son atelier 

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Sa réputation ne va plus cesser de grandir et de s'affirmer (Maurice Denis

peint en 1900 "L'Hommage à Cézanne" aujourd'hui au musée d'Orsay),

avec de nouvelles expositions, chez Vollard en 1898, au Salon des

indépendants puis au Salon d'automne (1899, 1904, 1905, 1906).

De nombreux peintres viennent alors voir le Maître à Aix.

 

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Sa participation au mouvement impressionniste, somme toute relativement

mineure, compte moins que la place qu'il occupe entre le XIXe et le XXe 

siècle, entre d'une part le romantisme de Delacroix et le réalisme de Courbet,

qui le marquèrent si fortement à ses débuts, et, de l'autre, les mouvements

de la peinture contemporaine depuis le cubisme qui, à des degrés divers,

se réclamèrent tous plus ou moins de lui.

Quelques jours avant sa mort( 22 octobre 1906) il peut écrire à Emile Bernard :

<<j'étudie toujours sur" Nature" et il me semble que je fait de lent progrès >> 

 

Quelle modestie pour un si grand peintre , et quelle classe !!

ANNE VR (-_-)xxx

 

 

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Parmi ceux des peintres du xixe siècle rangés sous l’étiquette

« impressionnistes », l’œuvre de Cézanne est au-delà de

l'impressionnisme et donc probablement le plus difficile et

celui qui fut et reste encore aujourd'hui le plus mal compris,

voire le plus controversé.

Ce sont ses amis peintres, notamment Pissarro, Renoir et

 Degas qui surent, les premiers, déceler ses intentions et

reconnaître ses qualités. 

Cézanne a peint environ trois cents tableaux.

 

Quelques mots sur Gauguin  

 

Paul Gauguin (né le  à Paris — mort le , à Atuona,

 Hiva Oaîles Marquises) est un peintre postimpressionniste.

Chef de file de l'École de Pont-Aven ( mystique et symbolique)

 et inspirateur des nabis, il est considéré comme l'un des peintres 

français majeurs du xixe siècle, et l'un des plus importants précurseurs

de l'art moderne avec Munch et Cézanne .

 

Camille Pissarro, le conseille et l'incite à participer, à partir de 1879, aux

expositions impressionnistes ; il l'invite ensuite à travailler à Pontoise

avec Jean-Baptiste Armand Guillaumin et Paul Cézanne, dont l'exemple

pousse Gauguin à se détacher de l'impressionnisme.

 

 

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Grand admirateur du maître d'Aix, Gauguin se tourne vers un art simplifié,

traitant la forme en grandes masses colorées, cherchant à réaliser une

synthèse entre le dessin et la couleur. Ses premières recherches, menées

en Bretagne, le mèneront bientôt à Tahiti.

 

 

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(Je ne parlerai donc pas plus de Gauguin dans cet article bien qu'il fréquenta

Cézanne et Pissarro) mais dans un article qui lui sera consacré et dans celui

des "Nabis "car c'est un peintre "postimpressionniste" et en marge des

impressionnistes .

 

Voyageur dans l'âme, Paul Gauguin suit une trajectoire artistique qui

fait la transition entre l'impressionnisme et le symbolisme.

Par ses formes et ses couleurs, il exerce une influence décisive sur les

peintres fauves et expressionnistes.

 

 

 

ANNE VR (-_-) xxx



01/06/2016
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