ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

HATUFIM , LES SYNDROMES DE LA CAPTIVITÉ.

 

 

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Sur Arte

2010_Hatufim en hébreu חטופים, littéralement « Kidnappés »ou Les Prisonniers est une série télévisée israélienne de Gideon Raff .

 

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Cette histoire a inspiré la série Homeland.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nimrod,(Yoram Teledano) Amiel (Assi Cohen) et Uri ou Ouri (Ishai Golan)

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Leur ravisseur/geôlier, Jamal (Salim Daw) avec ses tortures et ses petits jeux sadiques.

 

 

Nimrod Klein, Amiel Ben-Horin et Uri Zach trois soldats israéliens, sont capturé et torturés à mort lors d'une opération au Liban puis maintenus en détention en Syrie par un groupe d'islamistes, les Enfants du Djihad.

 

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Libérés et de retour au pays, à Tsahal, dix-sept ans plus tard, Nimrod et Uri doivent non seulement apprendre à se réintégrer et surmonter le traumatisme dû aux mauvais traitements infligés durant leur captivité mais découvrir avec surprise le rôle joué par les services secrets durant toutes ces années. Amiel est mort et sa dépouille accompagne les deux hommes. 

 

 

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 Ilan Feldman (Nevo Kimchi)

C’est par un coup de fil d’Ilan Feldman, l’officier chargé d’accompagner les familles des prisonniers, que les Klein et les Zach ont appris le retour des deux survivants.

 

 

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Nimrod et Uri à l'aéroport Ben Gourion ou leur famille les attend.

 

 

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Nurit (Mili Avital) avec Joseph "Yoske" Zach (Shmuel Shilo) , le père d'Uri.

 

Rongée par la culpabilité, Nurit, l’ex-fiancée d’Uri, se plie aux exigences de l’armée et accepte de feindre qu’elle lui est restée fidèle alors qu'elle a épousé Yaakov "Yaki" le frère d'Urit ,et qu'ils ont un fils, Asaf.

 

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Nurit et Yaki (Mickry Leon)

 

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Talia Klein (Yaël Abecassis) avec ses enfants, Dana (Yaël Eitan) et Hatzav (Guy Selnik) 

Talia, l’épouse modèle et fidèle de Nimrod, est partagée entre la joie et la crainte de ne pas être à la hauteur, tandis que ses deux enfants multiplient les remarques cyniques pour conjurer leur appréhension.

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Yaël Ben-Horin (Adi ezroni)

Quant à Yael, la sœur d’Amiel, bravant les conseils d’Ilan, elle se rend à l’aéroport comme les autres, mais pour accueillir, elle, la dépouille de son frère. Dans le salon où les rescapés s’avancent d’un pas hésitant vers les visages crispés de leurs proches, elle voit soudain Amiel, rayonnant de force et de jeunesse, lui ouvrir les bras…

 

 

 

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Le psychiatre Haïm Cohen (Gal Zaid)

Conduits dans un centre de réhabilitation de l’armée, la "plate-forme", au lendemain de leur difficile première nuit "chez eux", Nimrod et Uri se retrouvent avec soulagement. Un psychiatre militaire, Haïm Cohen, leur demande de décrire en détail les circonstances de leur détention, tortures comprises, pointant sans ménagement les zones d’ombre et les contradictions. Il cherche, entre autres, à comprendre comment Amiel est mort.

Le psychiatre Haïm Cohen revient sans cesse aux circonstances de la mort d’Amiel, mais ne récolte que des réponses vagues. Ayant placé Nimrod et Uri sous surveillance vidéo, il comprend qu’ils communiquent par un code et fait appel à un spécialiste du cryptage pour le déchiffrer

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Yael, la sœur d’Amiel, refuse la mort de son frère et se réfugie de plus en plus souvent dans un monde parallèle où son frère est vivant.

 

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Iris (Sandy Bar) "tombée du ciel..."

 Uri, qui sait tout sur Nurit et son frère, a préféré s’installer chez son père qui lui remet les lettres que sa mère, morte quelques années plus tôt, n’a cessé de lui écrire.

En se recueillant sur sa tombe, pour y lire les lettres de sa mère, Uri est accosté par une jeune femme , Iris.

 

 

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C'est lors d’une interview télévisée commune que Talia entend parler du travail proposé à Nimrod par une agence de pub.

 

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 La Bar-Mitzvah d''Asaf (Adam Kent), entre ses parents Nurit et Yaki .

Bien entendu le retour s'avère beaucoup plus difficile que ces deux hommes ne l'auraient cru. Retrouver un monde qui a changé et évolué comme si de rien est extrêmement douloureux.  

 

 


 

 

Saison 2

 

 

 

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Abdullah ben Rachid (Yousef Sweid)

Après vingt ans de détention en Israël pour actes terroristes, Abdullah ben Rachid se rend en Syrie pour rejoindre l’organisation des Enfants du djihad.

Il se confronte alors à Abdallah Youssef qui n’est autre qu’Amiel, l’ancien co-détenu de Nimrod et Uri… 

 

Amiel est donc vivant et sa nouvelle identité se révèle explosive : il a adopté la religion de ses bourreaux, jusqu'à devenir l'un de leurs leaders.

 

 

 

 

 

 

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Yinon "Noni" (Jonathan Uziel), qui fait partie des services secrets Israéliens les plus secrets.

 

 


La série est centrée sur les syndromes que provoque une longue captivité sur deux hommes qui rentrent au pays, en Israël et sur un troisième qui est resté, loin de chez lui, en Syrie.  

Nimrod et Uri ont plusieurs symptômes en rapport avec leur pathologie et des comportements particuliers de situation traumatisante qu'eux seuls peuvent comprendre , la réaction des femmes est tout aussi symptomatique car elles ont elles-mêmes été traumatisées par l'enlèvement de leurs maris.  

Quant à Amiel nous comprenons petit à petit qu'il a subit le syndrome de Stockholm qui est une manifestation inconsciente de survie,en s'attirant la sympathie de l'agresseur et en faisant ce qu'il demande, il espérait sauver sa peau.   

 

 

Et puis il y a une seconde histoire, celle d'un autre soldat israélien, Yinon, qui part en Syrie pour retrouver Amiel mais aussi et surtout Abdallah Youssef, l'assassin de son père .

 

Contrairement à "Homeland", Hatufim met surtout en avant la souffrance de deux hommes, qui rentre au pays,  mais surtout, le fait, qu'ils ne sont pas radicalisés et n'ont pas de projets destructeurs envers leur pays .Par contre Homeland reprendra plusieurs choses d'Hatufim :

L'arrivée à l'aéroport ou la famille attend, le code avec les doigts ,l'homme qui rentre chez lui alors que sa femme a plus ou moins refait sa vie , et les cauchemars de cet homme qui tape sa femme la nuit sans s'en rendre compte. Un homme rentre au pays alors qu'un autre, soi-disant mort tué par son compagnon est, en fait, vivant. D'autre part le geôlier joue sur "la protection"d'un homme, le choisi comme professeur pour son fils, le cajole  pour mieux le retourné.   

Nous sommes aussi face aux secrets des services secrets, qui ne présentent jamais la vérité . Moralité,les choses ne sont jamais vraiment, aussi simples qu'on le croit et les apparences sont trompeuses.

 

Cette phrase de Nuri résume sa souffrance :<< Je ne sais pas si je suis revenu, je ne sais pas si c'est possible de revenir>>.

En effet, ces hommes qui reviennent, ne sont plus les mêmes, ils ont perdu leur identité, leurs espoirs, leur travail et la relation avec ceux qu'ils aiment est compromise par le décalage des sentiments.

La guerre tue des gens mais elle détruit l'âme des survivants.

ANNE VR(-_-)XXX 

 

 



15/01/2021
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