Anne Vallery-Radot = Rubriques

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JEAN-PAUL SARTRE : J'EXISTE C'EST TOUT

 

 

 

 

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« Je n’essaie pas de protéger ma vie après coup par ma philosophie,

ce qui est bâtard, ni de conformer ma vie à ma philosophie, ce qui est

pédantesque, mais vraiment, vie et philo ne font plus qu’un. » =

"Carnets de la drôle de guerre"

 

 

 

 

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Sartre est considéré comme le père de l'existentialisme français et sa

conférence de 1945, L'existentialisme est un humanisme, est considéré

comme le manifeste de ce mouvement philosophique.Toutefois, la

philosophie de Sartre, en 20 ans, a évolué entre existentialisme et

marxisme. Ses œuvres philosophiques majeures sont 

L'être et le Néant (1943) et la Critique de la raison dialectique (1960).

 

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L’existentialisme est un courant philosophique ainsi que littéraire qui

postule que l'être humain forme l'essence de sa vie par ses propres actions,

celles-ci n'étant pas prédéterminées par des doctrines théologiques,

philosophiques ou morales. L'existentialisme considère chaque personne

comme un être unique maître de ses actes, de son destin et des valeurs

qu'il décide d'adopter.

 

 

 

 

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Jean-Paul ,Charles, Aymard Sartre

Jean-Paul Sartre est né le 

 3 rue Mignard à Paris dans le 4eme .

 Fils unique, il provient d’une famille bourgeoise :

son père Jean Baptiste Sartre (1874-1906),  est un militaire, enseigne de

vaisseau, et sa mère descend d’une famille d’intellectuels et de professeurs

 alsaciens, les Schweitzer – sa mère est la cousine d'Albert Schweitzer.

 Jean-Paul Sartre ne connaîtra pas son père, qui meurt de la fièvre jaune 

quinze mois après sa naissance.

 

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C'est son grand-père, Charles Schweitzer, homme à la personnalité

imposante, qui l’éduque avant qu’il n'entre à l’école publique à dix ans.

On le surnomme  le petit « Poulou »

 

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Dans la grande bibliothèque de la maison Schweitzer il découvre très tôt

la littérature, et préfère lire plutôt que de fréquenter les autres enfants

(enfance évoquée dans son autobiographie Les Mots).

 

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 Sa mère se remarie avec Joseph Mancy, ingénieur de la marine, que

Sartre, alors âgé de 12 ans, ne finira jamais de haïr. Ils déménagent

alors à La Rochelle, où il restera jusqu'à l'âge de 15 ans, trois années

qui seront pour lui des années de calvaire : Sartre passe en effet du

climat familial heureux à la réalité des lycéens qui lui paraissent

violents et cruels.

Vers l’été 1920, malade, Jean-Paul Sartre est ramené d’urgence à Paris

. Soucieuse de son éducation qui pourrait être « pervertie » par les

mauvais garçons du lycée de La Rochelle sa mère décide que son fils

restera à Paris.

 

 

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À 13 ans, il est brièvement inscrit au lycée Montaigne .

 À 16 ans, Sartre revient au lycée Henri-IV où il avait été élève en

sixième et cinquième. Il y retrouve Paul Nizan, lui aussi apprenti

écrivain, avec qui il nouera une forte amitié, jusqu’à sa mort en

1940. Épaulé par cette amitié , Sartre commence à se construire

une personnalité.

Pour l’ensemble de la « classe d’élite » – « option » latin et grec –

dans laquelle il étudie, Sartre devient le SO, c'est-à-dire le

« satyre officiel » :

il excelle en effet dans la facétie, la blague.

 

Puis Sartre et Nizan sont tous deux reçus au concours de l'École

normale supérieure de Paris ,que Nizan appelle « l’école prétendue

normale et dite supérieure ».

 

 

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Dévorant plus de 300 livres par an, écrivant chansons, poèmes,

nouvelles, romans à tour de bras. Sartre se lie d'amitié avec

ceux qui deviendront par la suite célèbres, comme Raymond

AronMaurice Merleau-Ponty ou encore Henri Guillemin

Sartre échoue en 1928 au concours d'agrégation de philosophie 

auquel Raymond Aron est classé premier (Sartre dira lui-même

avoir fait preuve de trop d’originalité).

Préparant d'arrache-pied le concours pour la seconde fois,

il rencontre dans son groupe de travail Simone de Beauvoir.

 

 

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 Elle sera son « amour nécessaire » en opposition aux

« amours contingents » qu’ils seront amenés à connaître tous

deux.

Sartre est reçu premier au concours d'agrégation à la seconde

tentative, Simone de Beauvoir remportant la deuxième place.

 

Après son service militaire ,Sartre est envoyé, comme professeur ,

au lycée du Havre  en 1931 , puis à l'Institut Français de Berlin en

1933 . 

 

 

1938 La Nausée

 

 

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En  Sartre est envoyé au lycée Pasteur de Neuilly, où il fait la

connaissance de Robert Merle. Commence alors pour lui une brève phase

de notoriété, avec "La Nausée" qui manquera de peu le prix Goncourt 

 

 Dans ce livre outre sa dimension philosophique autour de l'existentialisme,

Sartre fait de nombreuses allusions à l'Histoire.

Son personnage Roquentin écrit entre janvier et février 1932, période de la

montée des régimes autoritaires en Europe.

On trouve des allusions au parti NSDAP, à Hitler, et aux nazis en général.

Les conséquences économiques et sociales de la crise de 1929 sont

implicitement abordées, en plus de la Première Guerre mondiale racontée

par le personnage de l'autodidacte inscrit à la S.F.I.O.,

ce dernier ayant été fait prisonnier dans un camp en 1917.

 Enfin, les tensions internationales qui commencent à se profiler entre nazis 

et communistes y sont aussi mentionnées.

Antoine Roquentin est un historien de métier, écrivant un livre sur

M. de Rollebon, personnage fictif, et exploite les sources selon une

démarche méthodologique qui est celle de l'historien.

Aussi, le journal qu'il constitue sert lui-même de source à l'historien. 

 

 

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 1939 Le Mur 

 

 Publication d'un recueil de nouvelles, "Le Mur."

 

 

 

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Le recueil est composé de cinq nouvelles de 25 à 90 pages que

Jean-Paul Sartre définit comme =

« cinq petites déroutes tragiques ou comiques » : 

Le Mur

La Chambre,

 Érostrate

Intimité

L'Enfance d'un chef. =

 -Le Mur est le récit à la première personne d'un prisonnier 

républicain espagnol condamné à être fusillé par les armées

 franquistes ; la nuit d'attente s'achève dans la dérision du sort

(survie non désirée grâce à une trahison non voulue).

 -La Chambre est un récit à la troisième personne et au passé qui

explore les thèmes de la folie, de l'enfermement, de la famille

bourgeoise, du couple et de la sexualité.

 -Érostrate est un récit à la première personne associant le présent

et le passé pour exploiter les thèmes de la haine de l'humanité et

de la violence, du meurtre gratuit, du héros angoissé par la sexualité

et la femme, tout s'achevant dans le dérisoire tragi-comique et le

renvoi à l'incendiaire du temple d'Artémis à Éphèse.

 -Intimité est lui aussi un récit à la troisième personne et au passé

mais qui utilise le double monologue intérieur de deux personnages

féminins parlant de leurs rapports respectifs au couple, à la sexualité,

au sentiment, à l'échec.

 -L'Enfance d'un chef a un axe différent : il s'agit d'une longue analyse

à la fois psychologique, sociologique et historique d'un personnage

ordinaire qui adhère peu à peu à l'idéologie fasciste.

 

 

Cette phase va être brusquement stoppée par la Seconde Guerre mondiale,

au cours de laquelle il est mobilisé à Nancy.

 

 

 

Avant la guerre, Sartre n’a pas de conscience politiquePacifiste, mais sans

militer pour la paix, l’antimilitariste Sartre assume pourtant la guerre sans

hésiter.

L’expérience de la guerre et de la vie en communauté va le transformer du

tout au tout. Pendant la drôle de guerre, il est engagé comme soldat 

météorologiste. Sa fonction lui laisse beaucoup de temps libre, qu'il utilise

pour écrire énormément en moyenne douze heures par jour pendant neuf

mois, soit 2 000 pages, dont une petite partie sera publiée sous le titre de 

"Carnets de la drôle de guerre".

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Il écrit d’abord pour éviter le contact avec ses compagnons de route, car il

supporte en effet assez mal les relations sérieuses et hiérarchiques que sont

celles de l’armée.

 

 

 

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La drôle de guerre prend fin en , et le faux conflit devient

bien réel. Le 21 juin, Sartre est fait prisonnier à Padoux, dans les 

Vosges, et est transféré dans un camp de détention de 25 000 

détenus en Allemagne. Son expérience de prisonnier le marque

profondément : elle lui enseigne la solidarité avec les hommes.

Loin de se sentir brimé, il participe avec enjouement à la vie

communautaire : il raconte histoires et blagues à ses copains de

chambrée, participe à des matchs de boxe, écrit et met en scène

une pièce pour la veillée de Noël, Bariona, ou le Fils du tonnerre.

 

 

1943 Les Mouches  

 

 

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Les Mouches est un drame en trois actes de Jean-Paul Sartre créé

le  au Théâtre de la Cité dans une mise en scène de Charles

Dullin. Il prend racine à l'intérieur du Mythe grec antique des Atrides 

pour développer une conception philosophique de la tragédie mettant

fin aux sanglants combats des fils d'Atrée.

C'est la première pièce de Sartre représentée, si l'on excepte "Bariona,"

montée alors qu'il était en captivité.

 

 

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Influencé par Husserl, il construit une phénoménologie:

 -"la Transcendance de l'ego," 1937 fondée sur=

l'intentionnalité de la conscience " Esquisse d'une théorie des

émotions, "1939,

 -tandis que l'ontologie de "l'Être et le Néant 1943 ouvre une=

philosophie de la liberté.

Celle-ci débouche sur une morale =

 -L'existentialisme est un humanisme, 1946 ; 

 -Cahiers pour une morale, 1983 qui s'efforce d'intégrer

l'existentialisme au matérialisme dialectique

Critique de la raison dialectique, 1960 et 1985.

 

 1943 L'Être et le Néant

 

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 L'Être et le Néant est un essai d'ontologie phénoménologique de

 Jean-Paul Sartre publié en 1943. Le principal objectif de Sartre est

d'affirmer que l'existence individuelle précède l'essence individuelle.

Sa principale préoccupation en écrivant ce livre était de démontrer

que le libre arbitre existe. 

 

 

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Sartre et camus assis devant ,

Picasso et Simone de Beauvoir debout derrière 

 

 

 à Paris en 1943, Camus prend la direction du journal Combat.

En 1944 se tient un rendez-vous emblématique, le 16 juin chez

Michel Leiris. Le groupe de lecture de la pièce de Pablo Picasso, 

Le Désir attrapé par la queue, travaille à la mise en scène.

Et sont présents, Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso,

Simone De Beauvoir. C’est le début de l’amitié entre les deux

hommes, même si Camus et Simone de Beauvoir ont eu un

léger accrochage. En effet, Camus a pris la liberté de critiquer

de façon ironique et explicite le costume du Castor

(c’est ainsi que Sartre la surnommait) pour la pièce.

Elle ne l’oubliera jamais. Simone de Beauvoir est tout de même

la figure de proue du mouvement féministe, elle est l’auteur du

 Deuxième Sexe : la bible des femmes libres. Son intelligence n’a

rien à envier à celle de son mari et elle jouit au sein de la

« famille intellectuelle » de Paris d’une réputation relativement

honorable.

Jusqu’en 1951, ces deux auteurs prolifiques et maîtres à penser de leur

époque s’estiment, se fréquentent mais s’opposent déjà autour de

l’engagement de l’intellectuel. En pleine guerre froide, les deux hommes

cherchent une troisième voie – un socialisme européen.

« Sartre accepte la réalité de la violence comme seul mode de changement

vers un monde meilleur »,

quand Camus la refuse.

« On est toujours avec ces deux hommes, précise Yves-Marc Ajchenbaum,

historien du journal Combat, dans un mouvement de rapprochement-

éloignement, de va-et-vient, de confiance-méfiance, qui va finir par

exploser. »

Un papier publié dans Les Temps modernes, la revue de débat créée par

Sartre, critique avec virulenceL’Homme révolté de Camus.

Celui-ci en est profondément blessé. Selon le philosophe Raphaël Enthoven=

, « L’Homme révolté : c’est la possibilité pour la gauche de n’être pas

révolutionnaire, alors que Sartre croyait avoir fait la découverte inverse. »

La rupture survient lors de l’engagement du père de l’existentialisme aux

côtés des communistes. « Pour Camus, le communisme n’est pas l’avenir,

c’est le charnier. »

Leurs échanges par publications interposées deviennent très acerbes.

Ils ne se reverront plus.

 

 

 

 

En 1957, Camus reçoit le prix Nobel de littérature pour La Chute, une critique

de l’existentialisme, mais aussi un autoportrait où il reprend les objections

formulées à son encontre par Sartre… Lors de sa mort prématurée en 1960,

c’est Sartre qui lui rendra l’hommage le plus vibrant.

 

 

1944 Huit Clos 

 

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Huis clos est une pièce de théâtre en un acte de Jean-Paul Sartre,

rédigée à la fin de l'année 1943 et représentée pour la première fois

le  au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. Cette pièce

est symbolique de l'existentialisme, mouvement littéraire du début

du xxe siècle où l'être humain est défini par ses gestes et ses non-

gestes. Sartre pensait avoir écrit une pièce drôle. Seules les mises

en scène de Didier Van Cauwelaert à Nice en 1977 et certaines plus

actuelles semblent avoir donné justice à cette conception.

 

 

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1945 L'Existentialisme est un Humanisme

 

 

 

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Entre 1945 et 1962  jean-Paul Sartre et Simone de

Beauvoir habitent 42 Rue Bonaparte  Paris 6eme 


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1947-1976  Situations 

 

 

 

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- "Situations I "est un recueil d'articles de Jean-Paul Sartre publié en 1947.

Il est aussi publié en poche sous le titre :Critiques littéraires.

 - "Situations II"contient les articles que Sartre a rédigé pour Combat et 

Le Figaro en 1945.

 

 

Sartre et Camus 

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Sur l'invitation d'Albert Camus, Sartre se rend aux États-Unis avec

un groupe de journalistes français. Il y écrit alors de articles sur la

condition ouvrière dans le pays ainsi que sur le racisme

dont sont victimes les Noir.

Avec Réflexions sur la question juive, ces articles sur "le problème noir

aux États-Unis" montrent que Sartre s'engage désormais aux côtés des

minorités. Ce volume contient également "La République du silence"

- "Situations III"  sous-titré Lendemains de guerre est un recueil d'articles

 publié en 1949.

- "Situations IV" rassemble les textes les plus importants que Sartre ait

écrit sur la littérature et les écrivains depuis 1949, date de publication

de Situations, III : préfaces ou avant-propos pour Portrait d'un inconnu

de Nathalie Sarraute, L'Artiste et sa conscience de René Leibowitz,

Le Traître d'André Gorz, Aden Arabie de Paul Nizan - qui fut son ami de

jeunesse le plus intime - et des hommages rendus à Gide, Merleau-Ponty

et Albert Camus au lendemain de leur mort. Ce dernier écrit est précédé

par un article paru dans les Temps Modernes en 1952,

" Réponse à Albert Camus ", qui marqua la rupture entre les deux écrivains.

Le recueil contient en outre un fragment d'étude sur la vie et l'art du Tintoret,

des textes sur les peintures de Giacometti, Lapoujade, Masson et Wols ainsi

que des impressions de voyage en Italie

- "Situations V"  =«D'une Chine à l'autre» - Le colonialisme est un système

- «Portrait du colonisé», précédé du «Portait du colonisateur» -

«Vous êtes formidables» - «Nous sommes tous des assassins» -

Une victoire - «Le Prétendant» - La Constitution du mépris -

Les grenouilles qui demandent un roi - L'analyse du Référendum -

Les somnambules - «Les Damnés de la terre» -

La pensée politique de Patrice Lumumba.

- "Situations VI et VII "= problème du marxisme

"- Situations VIII " contient des articles et des interviews sur la politique

qui résument l'activité de Jean-Paul Sartre entre 1965 et 1970. On y

trouve des textes sur le Viet-nam et le Tribunal Russell ; sur la

politique en France et en particulier sur mai 1968 ; sur l'affaire

Geismar ; sur Israël et le monde arabe. Enfin des conférences et

une interview dans lesquelles Sartre cherche à préciser la notion

d'intellectuel.

- "Situations IX"Sartre s'explique sur lui-même, dans une série d'articles

qui ouvrent ce volume. On y trouve en particulier l'interview Sartre par

Sartre, publiée dans New Left et reproduite par Le Nouvel Observateur.

Dans une deuxième partie, sont recueillies des études aussi bien sur des

personnages politiques, comme Togliatti, que sur des écrivains et

philosophes, comme Mallarmé et Kierkegaard, 

-  "Situations X"contient d'abord quatre textes politiques qui traitent de

quatre des questions majeures de l'après-mai 68 : les luttes des minorités

nationales «Et si Sartre avait raison ?» se demandait en 1971 Le Monde

lorsque sa préface au Procès de Burgos de Gisèle Halimi posa pour la

première fois avec une telle netteté le droit des ethnies minoritaires

à définir leur identité contre l'État centralisateur.

 

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Jean-Paul Sartre , Boris Vian et Simone de Beauvoir

en 1949 au café "Le Procope"

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Jean-Paul Sartre ,Boris Vian et sa femme Michelle

 et Simone de Beauvoir

 

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1963 Les Mots

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Les Mots est le titre d'une autobiographie publiée par Jean-Paul

Sartre en 1964 chez Gallimard. Le texte est d'abord paru dans sa

revue Les Temps modernes, n° 209, octobre et n° 210, novembre

1963. Le récit couvre son enfance de 4 à 11 ans et se divise en deux

parties : « Lire » et « Écrire ». Le titre originellement prévu était 

"Jean sans terre" pour le jeu de mots mais aussi en référence à Jean

d'Angleterre, sans héritage.

 

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Le titre de son autobiographie, les Mots (1964), évoque d'emblée le

filtrage, voire le gauchissement ou la manipulation de la réalité par

la lecture et l'écriture. De fait, Sartre y a déguisé en histoire sa propre

analyse, dégageant de son enfance les complexes, les modèles et

les frustrations qui sont censés avoir donné naissance à l'homme

de lettres. Orphelin d'un père officier de marine, « mort en bas âge »

en 1906, élevé par une mère présentée sous les traits de l'humilité

et par un grand-père rétrospectivement jugé trop cabotin, le petit

garçon se serait trouvé confronté très tôt à un sentiment

d'inauthenticité et de mensonge à soi-même au sein d'une existence

perçue comme marquée du sceau de l'artifice généralisé, le désir de

rejoindre la vie dans l'action est contrecarré par l'impossibilité de

coïncider pleinement avec cette dernière. Autant d'aspects et de

problèmes que l'on retrouvera chez les divers personnages de Sartre,

spectateurs d'eux-mêmes, vivant, à son image, leur liberté telle une

maladie

 

 

Simone de Beauvoir 

 

 

 Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre se sont rencontrés dans les

amphithéâtres de la Sorbonne à la fin des années 20. Ils se présentent

tous deux à l’agrégation de philosophie. Sartre est reçu premier de la

promotion 1929 et de Beauvoir deuxième. Elle a vingt-et-un ans et lui,

vingt-quatre et leurs destins sont liés pour plus de 50 ans. 

 

 

 

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La romancière et le philosophe ont partagé leurs vies, leurs idées

et leurs combats, s’inspirant mutuellement et collaborant de manière

fructueuse. Ils ont notamment voyagé dans le monde entier, surtout

dans les pays communistes où ils ont notamment rencontré Mao ou

Fidel Castro ou Che Guevara .

 

 

 

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Sartre ,Fidel Castro et Beauvoir

 

 

 

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 Mais la liberté reste le maître-mot de ce couple étonnant qui va

multiplier les aventures sans les cacher à l'autre. Simone de Beauvoir a

ainsi vécu plusieurs relations homosexuelles et une relation passionnée

avec l'écrivain américain Nelson Algren pendant 15 ans. 

"Sartre ne peut se concevoir sans Beauvoir, ni Beauvoir sans Sartre", a

cependant déclaré Jean-Paul Sartre qui a multiplié de son côté les

aventures amoureuses. Dans son roman L'Invitée (1943) largement

autobiographique;

 

Olga Kosakiewitcz ,Nelson Algren et Simone de Beauvoir ;

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Simone de Beauvoir raconte le ménage à trois que Sartre et Beauvoir

ont vécu avec Olga Kosakiewitcz et aussi Bianca Lamblin ;

Portée par ses dix-sept ans encore pleins d’en­thou­siasme, l’ar­dente

Bianca Lamblin est promue « amour contin­gente » de Beau­voir.

Elle apprend vite pour­tant qu’elle n’est pas la première.

Son profes­seur, déci­dé­ment sensible au charme fémi­nin

(un lesbia­nisme qu’elle se gardera bien de reven­diquer dans ses livres),

a déjà vécu une « amitié socra­tique » avec l’une de ses élèves russes,

Olga Kosa­kie­wicz, une fille fantasque et désin­volte qui a beau­coup

trou­blé Sartre.

 

Bianca Lamblin et Simone de Beauvoir 

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Simone de Beau­voir qui était donc le  professeur de philo de Bianca lui

raconte son âpre combat pour vaincre les préju­gés de son milieu

bour­geois et faire des études supé­rieures, et aussi sa rencontre déci­sive

à la Sorbonne, pendant la prépa­ra­tion de l’agré­ga­tion, avec un groupe

de norma­liens.

« Celui qui était le plus laid, le plus sale, mais aussi le plus gentil et

suprê­me­ment  intel­li­gent, c’était Sartre », lui confie le Castor.

« Je sus immé­dia­te­ment qu’il était l’amour de sa vie », écrit Bianca.

Arri­vés respec­ti­ve­ment premier et seconde à l’agré­ga­tion, les deux

brillants agrégés,devenus amants, se sont reconnu la même ambi­tion

dévorante, se sont juré de s’épauler mutuel­le­ment pour construire leur

œuvre. Mais au prix d’un pacte qui, à l’époque, fera bien des émules

dans le petit monde exis­ten­tia­liste de Saint-Germain-des-Prés.

« Pas de mariage, surtout pas de mariage. Pas d’en­fants, c’est trop

absorbant. Vivre chacun de son côté, avoir des aventures;

leur seule promesse était de tout se racon­ter, de ne jamais se mentir.

En résumé, une liberté totale dans une transparence parfaite 

 

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La guerre de Corée, puis la répression musclée d'une manifestation

antimilitariste du Parti communiste français (PCF) pousse Sartre à

choisir son camp : Sartre voit alors dans le communisme une solution

aux problèmes du prolétariat. Ce qui lui fait dire :

« Si la classe ouvrière veut se détacher du Parti (PCF), elle ne dispose

que d'un moyen : tomber en poussière. »

 

 

Sartre devient un compagnon de route du Parti communiste entre les

années 1952 et 1956. Dès lors, il participe à sa mouvance :

il prend la présidence de l'Association France-URSS.

En 1954, il déclare « Le citoyen soviétique possède, à mon avis, une entière

liberté de critique » Il devient membre du Conseil mondial de la paix

 

 

Dès 1956, Sartre et la revue Les Temps modernes prennent parti contre

l'idée d'une Algérie française et soutiennent le désir d'indépendance du

peuple algérien. Sartre s'élève contre la torture36, revendique la liberté

pour les peuples de décider de leur sort, analyse la violence comme une

gangrène, produit du colonialisme. Dans sa célèbre préface des

 Damnés de la Terre, œuvre de Frantz Fanon qui étudie les rapports entre

violence et oppression, il va jusqu'à écrire :

« il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups,

supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un

homme mort et un homme libre ; le survivant »

Cette citation sera par la suite abondamment reprise et commentée en 

1960, lors du  procès des réseaux de soutien au FLN, il se déclare

"porteur de valise "

 

 

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Jean-Luc Godard ,Sartre et Beauvoir 

 

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S'il n'a pas été l'inspirateur des événements de mai 1968, il se fera l'écho

de la révolte dans la rue, sur les estrades, dans les journaux, et aux portes

des usines en grève. Il interviewe le leader Daniel Cohn-Bendit dans

Le Nouvel Observateur, lui donnant l'occasion de s'expliquer dans un

grand hebdomadaire.

 

 

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François Truffaut 


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À 63 ans, il se rend à la Sorbonne investie par les étudiants, afin de discuter

avec eux. Il dénonce ensuite les « élections pièges à cons » de de Gaulle.

Sur le plan international, il condamne fermement l'intervention soviétique

 contre le printemps de Prague en Tchécoslovaquie.

 

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De plus en plus fatigué et usé, Sartre continue la lutte « gauchiste » en

soutenant le mouvement mao. Le journal révolutionnaire La Cause du

Peuple menacé de disparaître sous la pression des autorités 

pompidoliennes, il décide en 1971 d'en devenir le directeur afin de le

protéger, et descend dans la rue, avec notamment Simone de Beauvoir 

et Michèle Vian, pour le vendre. Il fait de même avec deux autres journaux

maoïstes, Tout et J'accuse inspiré de Zola.

 

 

 

 

 

 

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Au printemps 1973, Sartre lance avec Serge JulyPhilippe GaviBernard

Lallement et Jean-Claude Vernier, un quotidien populaire, Libération ; 

Fondé sous l'égide de Jean-Paul Sartre, le journal paraît pour la première

fois le  et reprend le nom d'un titre de presse similaire créé

en 1927 par le libertaire Jules Vignes, nom qui sera également celui d'un

des journaux de laRésistance dirigé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie.

 

 

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Jean-Paul Sartre et Jean-Claude Vernier en sont les premiers directeurs

de publication, et le restent jusqu’à leur démission le  pour

désaccord avec Serge July, qui leur succède. Pendant toute cette période

il se lie avec divers autres mouvements gauchistes et féministes, prêtant

volontiers son nom afin de les aider.

 

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Sartre va s'occuper, alors qu'il arrive à la fin de sa vie, du conflit israélo-

palestinien. Tout en reconnaissant la légitimité de l'État d'Israël, il

dénonce les conditions de vie déplorables des Palestiniens qui

expliqueraient le recours au terrorisme.

 

 

 

Sartre avec Glucksmann  et Aron  

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En 1976, il accepte le seul titre honorifique de sa carrière, celui de docteur

honoris causa de l'université de Jérusalem, qui lui est remis à l'ambassade

d'Israël à Paris par le philosophe Emmanuel Levinas. Il accepte ce titre pour

des raisons « politiques » afin de créer une « liaison entre le peuple

palestinien que je soutiens et Israël dont je suis l'ami. »

 

 

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Le 2 Mai 1980 Mort de Jean-Paul Sartre 

 

 

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 Charles Pépin 

 

 

 

 

Raphael Enthoven 

 

 

 

 Pour Braque "L'Art et la vie ne font qu'un " et pour Sartre 

"La philosophie et la vie  ne font qu'un ", pour moi ,les deux

sont sont liés ;"Être " soi-même est un "Art" de vivre ;

en peinture les nabis avaient leur propre philosophie et  

 leur propre langage ;leurs oeuvres reflétaient leur philosophie .

"Etre ou ne pas être..(..) mourir dormir ..c'est tout...et rêver 

peut-être ....calmer enfin dit-on dans le sommeil les affreux

battements du coeurs ...(..).." Hamlet Acte III scène I , dans

cette réflexion ,Shakespeare se demande s'il a envie de vivre

sa journée pour endurer les coups et les injures ..ou dormir .

Descartes (Discours de la méthode ) est sûr de son existence 

  "je pense donc je suis " met en doute  sa connaissance et

il se demande s'il pense par lui même ou si "un génie" lui parle . 

Sartre par L'Existentialisme  dit  "J'existe c'est tout"  mais par

l'essence de ma vie, de mes propres actions ,maitre de mon

destin avec mes propres valeurs non prédéterminée par des

doctrines . 

Mais le simple fait de naître est l'existence ,je suis née donc

j'existe , je dirai aussi que le simple fait de l'écrire prouve que

" j'existe ".....c'est simple ........et c'est tout ...... 

Au sens propre du terme exister signifie simplement être.

Les deux mots sont interchangeables et coextensifs.

Tout ce qui est existe. Tout ce qui existe est.

On retrouve cet usage dans une multitude de contextes où

la distinction être / exister n’est pas posée.

Dans des cas où elle n’est pas pertinente, ou bien où elle passe

inaperçue. En ce sens il est difficile de dire que quelque chose

n’existe pas. D’une certaine façon, tout « existe », même le

non-existant. Le non-existant existe au moins comme mot

ou comme idée.

Au sens plus large exister désigne une façon d’être particulière.

Ce qui existe est réellement, concrètement.

Il a une place dans l’espace et le temps.

Exister est alors proche de subsister ou durer.

En ce sens tout n’existe pas. Certaines choses « sont » sans forcément

« exister ». Exister est un mode d’être particulier, qu’on pense souvent

 objectif et matériel.

Les objets du quotidien existent, mais certaines réalités pourraient

« être » sans « exister ». Par exemple, on pourrait soutenir que les

nombres n’existent pas : ils sont bien d’une certaine façon, mais ils

ne sont pas « dans le temps » ou « dans l’espace ».

Suis-je existentialiste pour autant ?

Je pense avoir choisi en toute liberté et en toute responsabilité ce

que j'ai fais de ma vie mais franchement ai-je ,inconsciemment

été influencée par ma naissance et mon éducation bien sûr ,je le

 crois et ce que j'en ai garder est un choix bien conscient.

Mais me suis-je trop occupé des autres ?  

 Et si "L'enfer c'est les autres " c'est ce que "les autres pensent de nous " 

l'enfer c'est donc de s'occuper de ce que les autres pensent de nous ;

Certainement dans ma jeunesse pour moi "l'enfer" a souvent été

"les autres " mais ,Dieu merci ,aujourd'hui je vis "le Paradis " dans 

une certaine isolation de mon âme ...........

 

 ANNE VR(-_-)xxx

 

 

 

 

 

 



25/02/2017
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