ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

ANNE VALLERY-RADOT RUBRIQUES ARTS & CINÉ

SPINOZA LE PHILOSOPHE DU BONHEUR

 

 Capture d’écran 2018-01-07 à 13.50.00.png

 

Comment un philosophe comme Spinoza, né en 1632, peut-il nous aider à mieux vivre, aujourd'hui, au 21ème siècle? A l'heure du terrorisme, du chômage, du changement climatique, des paradis fiscaux, du harcèlement sexuel, et j'arrête là ce sombre inventaire, comment la pensée de Spinoza pourrait-elle nous être utile? C'est le pari du philosophe Frédéric Lenoir, qui nous dit tout sur ce "Mozart de la pensée"

 

 Capture d’écran 2018-01-07 à 13.51.23.png

 

 Le philosophe et écrivain français Frédéric Lenoir  :

 

 "La philosophie peut nous aider à mieux vivre, à trouver un sens à nos vies, et peut-être même le bonheur ! "

 

Effectivement pour moi Spinoza c'est le Mozart de la pensée,

il est mort assez jeune et en l'espace de 20 ans il a créé une

œuvre absolument étonnante (...) c'est un génie absolu 

il faut que chacun fasse un travail sur soi pour essayer d' éliminer

ses passions tristes, c'est-à-dire la colère, la tristesse, la peur,

la jalousie, le ressentiment

 

 

 Capture d’écran 2018-01-07 à 17.06.15.png

 

 

Banni de la communauté juive à 23 ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif  ? Découvrir un bien véritable qui lui « procurerait pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante ». Au cours des vingt années qui lui restent à vivre, Spinoza édifie une œuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes ? Le pionnier d’une lecture historique et critique de la Bible ? Le fondateur de la psychologie des profondeurs ? L’initiateur de la philologie, de la sociologie et de l’éthologie ? Et surtout, l’inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur ?
A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C’est ce que j’appelle le « miracle » Spinoza.

 

 

 

Capture d’écran 2018-01-07 à 17.38.03.png

 

 

 

 

 

 

Je profite de la sortie ( en novembre 2017 ) du livre  de Frédéric Lenoir,qui met en avant ce philosophe du Bonheur pour me pencher plus sur  la pensée de Spinoza :  <<Les affects de l’Homme sont des événements du corps et de l’esprit, qui sont indissociables. Ces affects sont positifs lorsqu’ils résultent de causes adéquates (...)>>

<<L’Amour est au centre de l’éthique du bonheur comme source fréquente de joie. L’Amour est l’un des 3 affects primitifs avec la Haine et le Désir (...)>>

« Mais, moi, je n'accorde pas que la faute et le mal soient rien de positif, encore bien moins que quoi que ce soit puisse être ou arriver contre la volonté de Dieu.

Non content d'affirmer que la faute n'est rien de positif, j'affirme en outre qu'on parle improprement et de manière anthropomorphique, quand on dit que l'homme commet une faute envers Dieu ou qu'il offense Dieu »

« Les humains, en effet, ont l'habitude de rassembler tous les individus d'un même genre, par exemple tous ceux qui ont l'apparence extérieure de l'homme ; ils donnent une même définition pour tous ces individus et jugent que tous sont aptes à réaliser la plus haute perfection, susceptible d'être déduite de cette définition (…)

En revanche, Dieu ne connaît rien abstraitement, ni ne forme de définitions générales. »

 

La vérité est intérieure ,immanente à l'idée : le mathématisme permet à Spinoza de rejeter la notion de convenance extrinsèque de l'idée à son idéat  (il opère donc un passage de « la norme » de la science expérimentale de la nature à la vérité comme conception immanent de la science mathématique) ;

 

la vérité est son propre signe : tomber par hasard sur le vrai, c'est encore être dans le faux (cf. le Traité de la Réforme de l'Entendement) ; Le vrai est conforme à son objet : l'adéquation à l'objet n'est donc plus une condition de la vérité de l'idée, mais seulement une des caractéristiques du vrai.

<<Dieu est la Nature, la Substance unique et infinie. Seule la substance a (et aussi « est ») la puissance d'exister et d'agir par elle-même.Tout ce qui est fini, en revanche, existe en et par autre chose, par quoi il est également conçu.....(...)>> 

 

 

 Capture d’écran 2018-01-07 à 13.50.21.png

 

 

 Raphaël Enthoven

 

 

 

 <<nous demeurons en Dieu et Dieu demeure en nous >> St Jean << ce que vous faites au plus petit d'entre vous c'est à moi que vous le faites" Jesus 

 

 

 Spinoza 1632/1677

 

 

 

 

 

 

 

Baruch Spinoza, également connu sous les noms de Baruch d'Espinoza  d'après sa signature, Bento de Espinosa ou Benedictus de Spinoza, né le  à Amsterdam et mort le  à La Haye, est un philosophe néerlandais d'origine portugaise dont la pensée eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de penseurs postérieurs. 

 

 Spinoza fréquente l'école juive élémentaire, le Talmud Torah, de sa communauté, acquérant ainsi une bonne maîtrise de l'hébreu et de la culture rabbinique. Sous la conduite de Rabbi Mortera10, il approfondit sa connaissance de la loi écrite et accède aussi aux commentaires médiévaux de la Torah (RachiIbn Ezra) ainsi qu'à la philosophie juive .

 

Le , Baruch Spinoza est frappé par un herem, terme que l'on peut traduire par excommunication, qui le maudit pour cause d'hérésie de façon particulièrement violente et, chose rare, définitive.

Peu de temps auparavant, un homme aurait même tenté de le poignarder ; blessé, il aurait conservé le manteau troué par la lame, pour se rappeler que la passion religieuse mène à la folie. Si le fait n'est pas complètement certain, il fait partie de la légende du philosophe.

 

 

 

Si sa doctrine repose sur une définition de Dieu, suivie d'une démonstration de son existence et de son unicité et propose une religion rationnelle, Spinoza fut à tort couramment compris comme un auteur athée et irréligieux.

En effet, ses conceptions théologiques qui relèvent du panthéisme, mais aussi sa conception historiciste de la rédaction de la Bible, tendent à s'opposer aux dogmes religieux de la transcendance divine et d'une révélation surnaturelle.

 

 Capture d’écran 2018-01-07 à 17.37.54.png

 

 

Spinoza développe un eudémonisme, une éthique de la joie où le Bonheur de l’homme résulte de l’expression de son essence, c’est à dire de son désir. Son désir induit de la joie pourvu qu’il soit un homme libre et autonome, c’est à dire exerçant son esprit (doué de Raison). Les affects de l’Homme sont des événements du corps et de l’esprit, qui sont indissociables. Ces affects sont positifs lorsqu’ils résultent de causes adéquates, c’est à dire conformes à la nature du sujet, dont il est une cause suffisante. L’homme augmente son autonomie en apprenant à identifier les causes réelles déterminant ses affects. L’amour est l’affect central à la source de tous les autres affects (avec la haine) et est source fréquente de joie. L’homme heureux de Spinoza exerce la réciprocité et recherche le bonheur pour les autres autant que pour lui-même.

Quelques concepts clés de la pensée de Spinoza

Un Homme qui est Désir en essence

La recherche des affects adéquats
Les affects sont les affections du corps – c’est à dire les changements ou événements du corps – et simultanément la conscience de ces affections. Les affects sont donc à la fois un événement du corps et de l’esprit. Il faut distinguer les affects qui sont conforme à notre nature, de cause adéquate, c’est-à-dire dont nous sommes une cause suffisante et active, des autres. Les passions sont les parties passives des affects. Les passions sont source de souffrance et d’aliénation, puisque causées par des causes inadéquates ou par l’imagination. Les affects adéquat sont sources de joie et expriment notre véritable nature.

La Connaissance adéquate comme source de libération
Pour Spinoza, il n’y a pas de volonté et le seul moyen d’éviter les passions est la connaissance adéquate. C’est elle, qui par l’exercice de la Raison permet d’éviter les passions. La Raison n’est pas une entité extérieure à l’Esprit ou une entité particulière mais l’exercice même de cet esprit. La connaissance adéquate est celle qui permet de discerner les véritables causes des affects, et donc d’identifier l’égarement produit par l’imagination. La plus haute forme de connaissance est l’amour intellectuel de Dieu (entendu comme Nature), qui est la compréhension intellectuelle des liens entre les attributs et les modes de ces attributs. Cette connaissance confirme l’appartenance profonde et l’interconnexion de l’homme avec la Nature.

L’Amour source de joie
L’Amour est au centre de l’éthique du bonheur comme source fréquente de joie. L’Amour est l’un des 3 affects primitifs avec la Haine et le Désir. De ces affects découlent tous les autres, y compris les passions. Les 3 ressorts utilisés par l’imagination pour produire des passions à partir de ces affects sont l’identification (par similarité, attribuer à un autre la cause d’un affect), la réversion (je n’aime pas qui n’aime pas qui j’aime) et la réciprocité (la recherche de l’affect miroir chez l’autre). Ces mécanismes psychologiques, sources de confusion, génèrent toute la gamme des autres affects. Toutefois l’imagination est aussi une activité et une vertu en tant qu’elle permet au Désir de se déployer (de manière erronée souvent) en projetant les sources potentielles de joie.

 

 Si même de l’Homme est le désir d’être heureux, de bien vivre, de bien agir ». L’Homme est désir, et conscience. Il cherche, par son effort (conatus) à persévérer dans son être. Il déploie son désir d’accroitre sa puissance. Il poursuit la Joie, définie comme le passage d’un état de moindre perfection à un état de plus grande perfection ou plus grande puissance.

Un corps et un esprit indissociables
L’Homme est corps et esprit, indissociables. L’esprit est l’idée du corps, c’est à dire qu’il est la conscience du corps. Sa conscience est d’abord conscience de Liberté
L’homme se considère libre parce qu’il est conscient de ses affects, alors qu’il reste aliéné, ne connaissant pas bien leurs causes. La seule libération possible est celle par l’autonomie de la Joie, c’est à dire par la compréhension, via la Raison, des causes adéquates de sa Joie. corps. Le corps, quant à lui, est l’objet de l’idée de l’Esprit. Pour Spinoza, il n’y a pas dualisme mais monisme, via cette relation décrite entre corps et esprit.

 

 

 

Capture d’écran 2018-01-07 à 13.51.00.png

 

 

 

Gilles Deleuze le surnommait le « Prince des philosophes », tandis que Nietzsche le qualifiait de « précurseur », notamment en raison de son refus de la téléologie.

D'après Hegel« Spinoza est un point crucial dans la philosophie moderne. L'alternative est : Spinoza ou pas de philosophie. » <<.... une pierre est un corps physique dans l'espace, mais une pierre est aussi une idée..>>

Cette idée que reprendra Magritte , le peintre surréaliste avec son tableau "Ceci n'est pas une pipe "( mais une représentation d'une pipe) . Neale Donald Walsh confirme la pensée de Spinoza en parlant de la  "La  Divine Dichtomie" avec les deux vérités contradictoires qui cohabitent à savoir que je suis séparée de Dieu mais que je ne fais qu'un avec lui .Pourquoi Dieu ne serait -il pas "Tout ce qui existe , absolument tout partout et en toute chose " ??

Ce qui voudrait dire , je le comprend, qu'il serait aussi dans les êtres maléfiques , comme un Judas ou pire , ce qui a fait dire à Jesus en croix: "Seigneur pardonnes leur ils ne savent pas ce qu'ils font " ??? 

 

Spinoza :

<<On demandera encore : Pourquoi les impies sont-ils punis, puisqu'ils agissent par leur nature et selon le décret divin ? Je réponds que c'est aussi par décret divin qu'ils sont punis et si ceux-là seuls que nous imaginons pécher en vertu de leur propre liberté doivent être punis, pourquoi les hommes veulent-ils exterminer les serpents venimeux ? car ils pèchent à cause de leur nature propre et ne peuvent faire autrement » 

Mais n'est-ce pas tout simplement parce qu'il faut un opposé à toute chose ??=

Le Bien/Le Mal

Le Jour/La Nuit

Les gens/la solitude

la richesse/la pauvreté

Le blanc/le noir

etc ..etc..

Et pour que le choix nous appartienne , sinon à quoi bon ??Ce qui nous donne la liberté de choisir notre autonomie à la joie en toute conscience et le monisme du corps et de l'esprit plutôt que la dualité et c'est l'amour qui est au centre de l'éthique du bonheur .

 

Pourquoi Dieu ne serait-il pas ici , dans la matière "mater" , dans tout le cosmos ??et pourquoi le paradis ne serait-t-il pas l'anti-Matière ,en anglais "it doesn't mater"??.

 Pourquoi l'homme ne serait-il pas une des infinies expressions de Dieu qui retournerait à sa mort physique dans l'unité parfaite c'est à dire le paradis ??. Cela n'est pas contradictoire avec "Le Notre Père" car si Dieu est "Notre père "c'est que nous sommes "ses enfants " et si nous le sommes c'est que nous sommes les enfants de Dieu ..non ?? 

Alors pourquoi Jesus a-il été crucifié parce qu'il se disait "le fils de Dieu" et qu'on ne l'a pas cru ??

 

Pour ma part je pense que Spinoza n'était pas athée mais qu'il croyait en un Dieu différent de celui dont on nous parle à l'église mais très proche de celui de Jésus ;à savoir que Dieu est partout avec nous et en nous ,que Dieu s'exprime aussi bien à travers nous "ses enfants" ,qu'à travers le ciel, les constellations, la nature dans sa globalité qu'elle soit humaine , végétale , terrestre , extraterrestre , la mer , les océans et tout ce qui a été la genèse . En fait qu'il n'existe que Dieu et rien d'autre et qu'absolument TOUT EST DIEU  , Dieu n'est pas "à l'extérieur de nous il est en nous, il est nous , nous sommes une de ses expressions . 

Imaginons une seule entité unité parfaite qui explose (le big bang..la genèse) en des milliers de créations multiples qui s'exprimeront soient par la matière, l'esprit ou la conscience collective ou l'âme et qu'il n'existe rien d'autre que cette Puissance qu'on appellerait Dieu .???????

 

Ce qui voudrait dire aussi que l'homme est une particule de Dieu car s'il n'y a que Dieu et rien d'autre il n'y a qu'une conclusion l'homme est "Divin", il est "Dieu" qui s'exprime à travers lui ( Mozart prend tout son sens) .......

Mais cela veut dire aussi que Dieu est en même temps le Bien et le Mal............??? Non !! simplement ,comme le dit Einstein, le mal est l'absence de Dieu comme le noir est l'absence de lumière.

Voila pourquoi Spinoza a été excommunié ,pour cette philosophie , si je l'ai bien comprise, en partie ,ce qui n'est pas évident tant ses pensées sont parfois difficiles à déchiffrer et qu'il faudrait plus que ces quelques lignes pour comprendre vraiment Spinoza .  

 

ANNE VR(-_-)xxx

 

 



07/01/2018
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 78 autres membres