Anne Vallery-Radot = Rubriques

Anne Vallery-Radot = Rubriques

LES IMPRESSIONNISTES QUATRIÈME PARTIE :RENOIR LE PEINTRE DU BONHEUR

 

 

 

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Auguste Renoir

  Auguste Renoir est ,pour moi, le "Peintre du Bonheur",tout est gai, lumineux

et gracieux dans son oeuvre ,un journaliste l'avait interrogé et disait de lui :

<<Il est attiré surtout par le coté joyeux et souriant des choses et il a horreur

des côtés tourmentés ,sombres et austères à l'excès ,de certaines époques

de certains maîtres >>

Les oeuvres de Renoir sont un véritable enchantement pour les yeux ,un

réconfort, un apaisement ,Renoir est le peintre de mon enfance ,celui

que mon Père m'a appris à observer dans les musées et aussi dans la vie.

Mon Père avait coutume de dire en regardant certaines jeunes filles

"c'est un Renoir "et c'est ainsi qu'il appelait ma soeur Sabine:

"Mon petit Renoir"

Renoir fût, comme ses amis impressionnistes ,attaqué dans son Art et dans

son honnêteté d'artiste .Puis il fût longtemps représenté comme le fils

spirituel de Watteau ,Boucher et Fragonard .

Renoir:

“En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien.

Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire

les malins.”

Renoir dût se battre et lutter pour ses oeuvres et continuer ,malgré les 

critiques de salons ,les ministres des Beaux- Arts et autres réfractaires à 

toutes les oeuvres non Académiques .

Il eût son lot d'injures et sans Caillebotte,Vollard  et Durand-Ruel il n'aurait

sans aucun doute pas connu ,une certaine gloire de son vivant .

Ce qui lui permit ,en restant l'homme simple et authentique qu'il était

de ne plus vivre comme un misérable .

Pour Renoir, il n’y a pas de frontière entre un décorateur et un artiste.

Parlant de son admiration pour Boucher, peintre du XVIIIe siècle, Renoir

dit : « encore que l’on ne se soit pas fait faute de me dire que ce n’était

pas cela qu’il fallait aimer, que Boucher ”ce n’est qu’un décorateur”.

Un décorateur, comme si c’était une tare ! ».

« La peinture est faite, n’est-ce pas pour décorer les murs » 
« On doit

faire la peinture de son temps ».

L'impressionnisme serait né ,quasi spontanément,en observant le soleil

jouer sur les arbres et sur la peau des modèles .

Mais c'est compter sans la maîtrise et le travail de la couleur ,des formes

et des volumes de Renoir et des autres impressionnistes  ,surtout de

Cezanne qui fût un peu leur modèle à tous quant à la preuve que

l'improvisation n'existe pas . 

 Renoir est inspiré par la beauté qui l'entoure ,celle des femmes ,celle de

la nature ,de son jardin ,des fleurs ,des montagnes et de tout son univers 

mais surtout tout est "sain "et "saint "chez lui ,c'est

<<de la "sacrée " bonne peinture !!>> et j'aime ......

 

ANNE VR (-_-)xxx

 

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 Renoir 1841/1919

Auguste Renoir est né à limoges ,son père Léonard  est tailleur et

sa mère Marguerite Merlet est couturière .

En 1845 la famille composée de 7 enfants part s'installer à Paris . 

À l’âge de 13 ans, il entre comme apprenti à l’atelier de porcelaine 

Lévy Frères & Compagnie rue du temple pour y faire la décoration

des pièces.

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Dans le même temps, il fréquente les cours du soir de l’École de

dessin et d’arts décoratifs jusqu’en 1862. À cette période, il suit

des cours de musique avec Charles Gounod qui remarque cet élève

intelligent et doué.

Jean Renoir (deuxième fils d'Auguste ) explique de quelle façon

Gounod soutient son élève en lui donnant des places pour l'opéra:

"Ce n'était pas encore le grand Opéra de Garnier, cette brioche

non comestible, mais un charmant bâtiment à l'italienne dont

on peut se faire une idée en allant visiter la Fenice à Venise,

tout en bois et tout en loges, un écrin pour présenter les jolies

filles de Paris".

En 1858 à l’âge de 17 ans, pour gagner sa vie, il peint des éventails et

colorie des armoiries pour son frère Henri, graveur en héraldique.

En 1862, Renoir réussit le concours d'entrée à l’École des beaux-arts de

Paris et entre dans l’atelier de Charles Gleyre, où il rencontre Claude

MonetFrédéric Bazille et Alfred Sisley. Une solide amitié se noue entre

les quatre jeunes gens qui vont souvent peindre en plein air dans la 

forêt deFontainebleau ou ils travaillent " le motif"

  

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Portrait de la mère de Renoir 1860

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Renoir dans les années 1850/1860

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Portrait de Claude Monet par Renoir

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 Et portrait de "Monet lisant"

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Renoir 1862 " Retour d'une partie de bateau"

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Renoir "William Sisley" 1864

 

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1866 "Bouquet Printanier "   et  ""Fleurs dans un vase "

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1866 Le Cabaret de la mère Antony à Marlotte 

 

 

"Clown au cirque" 1868

 

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De 1869 à 1880, Renoir est impressionniste.

Après 1880, il changera sa manière de peindre.

Il développera son propre style qui deviendra plus classique.

Ses sujets seront toujours des sujets de la vie moderne bien qu’à la

fin de sa vie, il cherchera à peintre « l’éternité ».

 

 

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Renoir dans les années  1860/1870

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Un modèle important à cette époque pour lui est sa maîtresse Lise Tréhot :

 

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elle a posé pour le tableau Lise à l'ombrelle (1867),

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qui, exposé au salon de 1868, a suscité les commentaires élogieux

d'un jeune critique, nommé Émile Zola.

Mais en général, les critiques sont plutôt mauvaises, et de

nombreuses caricatures paraissent dans la presse, telles celles de Bertall.

 

 Portraits de Lise 

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Renoir 

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Deux enfants sont nés de sa liaison avec Lise Tréhot:

Pierre né à Ville-d'Avray, le , dont on ignore le lieu

et la date de décès, et Jeanne, née à Paris 10 e le  et

décédée en 1934 .

 

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Si le destin de Pierre nous est encore inconnu, nous savons que Jeanne

placée en nourrice, sera secrètement suivie et assistée par son père

jusqu'à la mort du peintre. Il lui établit une modeste rente viagère,

dont les dispositions sont stipulées sur un testament datant de 1908.

 

 

 "La Grenouillère"

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Renoir ne s'appropriera un mode de représentation picturale qu'à l'été 1869

, lorsqu'il travaille à La Grenouillère avec Monet, peignant l'animation de

ce lieu de loisirs de la bourgeoisie parisienne, avec des touches de couleur

rapides et vigoureuses simplifiées à l'extrême, des personnages à l'état

d'esquisse, un art de la lumière rendue par des reflets mobiles, rendant

ainsi compte de l'"impression" régnant dans ce lieu.

Pourtant, si Renoir, avec "La Grenouillère" et quelques autres toiles datées

de 1869 et 1870, affirme les composantes essentielles de la peinture

impressionniste, en particulier la division des tons , sa recherche délibérée

d'une clarté accrue par une couche légère de peinture qui apparaît dès

1872, va caractériser l'exécution de la plupart des œuvres traditionnellement

rattachées à sa période impressionniste:

"La loge" (1874), 

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1873 Renoir "Monet peignant dans son jardin"

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Ambroise Vollard marchand de tableau :

<< Je m'étais arrêté devant le tableau "La Famille Monet " par Renoir 

"Edouard Manet voulu un jour peindre ma femme et mes enfants

"m'expliqua Monet .Renoir était présent .Il prit,lui aussi une toile et

traita le même sujet.

Le tableau de Renoir terminé Manet me prenant à part :"Monet, vous

qui êtes très lié avec Renoir ,vous devriez lui conseillé de prendre un

autre métier .Vous voyez bien que la peinture n'est pas son affaire !>>

1874 "La famille Monet" : à gauche Renoir ,à droite Manet 

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En depit de l'opinion exprimée ,on sait que Edouard

Manet dont le frère Eugène (mari de Berthe Morisot

et père de Julie Manet ) sera un grand ami de Renoir. 

avait acquis l'un des premiers tableaux de Renoir:

 

"Frédéric Bazille devant son chevalet "

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"Le chemin montant dans les herbes" (1875),

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Ce tableau s'inspire de la composition "des coquelicots" de Monet 

 

 

Autoportrait 1876

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1876 "Madame Alphonse Daudet"(Musée d'Orsay)

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Renoir dans les années 1870

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"Le Moulin de la Galette" (1876),

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D'après le témoignage de Georges Rivière, ami et modèle occasionnel de

Renoir, le tableau fut peint « entièrement sur place », en 1876, dans une

guinguette de Montmartre. Celle-ci tirait son nom d'un des derniers moulins

subsistant sur la Butte où, le dimanche après-midi, les habitants du quartier

et de nombreux peintres se retrouvaient pour danser. 

Le tableau est acheté par Gustave Caillebotte, membre et mécène du groupe.

Cette toile ambitieuse (par son format d'abord, 1,30 m × 1,70 m) est

caractéristique du style et des recherches de l'artiste durant la décennie

1870 : touche fluide et colorée, ombres colorées, non-usage du noir,

effets de textures, jeu de lumière qui filtre à travers les feuillages,

les nuages, goût pour les scènes de la vie populaire parisienne, pour des

modèles de son entourage (des amis, des gens de la « bohème »

de Montmartre). 

 

"La balançoire" (1876),

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"Portrait de Jeanne Samary" (1877),

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"Les canotiers à Chatou".

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"La Seine à Asnières "

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 1875/1876 "Reading a part"

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1875/1876 "Young woman reading a book""

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1876 "Girl with watering Can"

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La vive admiration que Renoir, dès 1872, éprouva pour Delacroix n'est

peut-être pas étrangère à cette évolution qui, après les expositions

impressionnistes «maudites» de 1874, 1876 et 1877 auxquelles il participa,

contribua au très grand succès qu'il remporta au Salon de 1879 avec

 "Madame Charpentier et ses enfants" (1878).

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Il est vrai qu'il a renoncé, cette année-là, à exposer aux côtés de ses

amis impressionnistes et que le goût de Georges Charpentier,

l'éditeur très en vue de Zola, Maupassant et Daudet, n'a pas été

sans cautionner l'art de Renoir auprès des amateurs de portraits.

Pissarro écrit : "Renoir a un grand succès au Salon. Je crois qu'il est lancé,

tant mieux, c'est si dur la misère !".

Pendant ces années "misère", Renoir aura peint de fabuleuses toiles

impressionnistes, aujourd'hui des chefs d'oeuvres connus dans le monde

entier. 

 

 

Illustration pour "L'Assommoir" de Zola .Encre noire et plume .1878

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Renoir "les enfants de Caillebotte"

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Pierre-Auguste Renoir - Mademoiselle Grimprel au Ruban Rouge

(Hélène Grimpel), 1880. 

Ce tableau est un chef d'oeuvre de délicatesse ......

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En 1881 avec le Déjeuner des canotiers, point d'orgue de cette période,

il rend hommage au peintre Gustave Caillebotte,régatier ,architecte

naval et millionnaire , il est le premier mécène des impressionnistes

(au premier plan à droite assis à califourchon sur une chaise ) et comme 

il est précisé plus haut c'est lui qui a acheté le tableau de Renoir 

"le Moulin de La galette "

En face de Caillebotte se trouve "Aline" la compagne et future femme

de Renoir 

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Renoir a travaillé au « Déjeuner des Canotiers », d’avril à juillet 1881.

Il a réuni, sur la terrasse de l’Auberge du Père Fournaise, tous ses amis

et modèles pour participer à cette grande œuvre.

La toile mesure 130 x 173 cm.

 

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Les années 1880.

Voyages:

 

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 A partir de Janvier 1881 Durand-Ruel commence à acheter de façon

régulière les oeuvres de Renoir.

"Charles et Georges Durand-Ruel" 1882

( les fils de Paul Durand-Ruel)

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C'est  grâce à la vente de ses tableaux que Renoir peut pour la première

fois, partir en 1881, en voyage vers le sud, sur les traces de Delacroix,

En Mars/Avril  il séjourne en Algérie, d'où il rapporte des

portraits de femmes et des paysages aux couleurs vives.

 

 

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Puis Renoir part en Octobre pour l' Italie,avec Aline ,  Il passe

par Milan et Venise, il visite Florence, Rome, Naples ,la Calabre

,Sorrente et Capri.

L'éblouissement que lui apporte Raphaël et son admiration pour

les fresques de Pompéi se reflètent dans sa

Baigneuse au bord de la mer."

 

 

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 En Janvier 1882 Renoir rend visite à wagner qui se trouve à Palerme .

Il fait son portrait.

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Retour en France par Naples et Marseille ou il rejoint Cézanne 

à l'Estaque, pour peindre avec lui .

Il peint avec des coloris plus violents, et revient au dessin.

L'Estaque ou viendront les peintres admirateurs de Cézanne

et de Renoir comme Braque ,Dufy ,Othon Friesz ,Marquet,

Matisse et Derain..  

 

 Renoir "l'Estaque"

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Renoir souffre de grave troubles respiratoires .

Il refuse de prendre part à la septième exposition impressionniste .

Durand-Ruel présente une rétrospective de vingt-cinq toiles de 

 Renoir qui appartiennent à sa galerie bd de la Madeleine .

Puis dix de ces oeuvres seront exposées à Londres et trois à Boston . 

Renoir entre cependant dans une période de crise esthétique dont

témoignent les Parapluies (1883).

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1883 "Au bord de la mer"

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Au cours de cette période dite « aigre », ou « ingresque »

– en référence aux études qu'il a faites sur Jean Auguste Dominique

Ingres –, il se décide à changer de manière. Il continue à privilégier

la figure humaine

"la Danse à la ville, 1883"

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"Danse à la Campagne" 1883

Ce qui émane de ces tableaux, c'est l'impression de mouvement,

avec cette jupe qui semble tourner, mais aussi l'arrière plan moins

net que le premier plan. Il faut préciser que c'est ici l'une des

caractéristiques de ce genre pictural: la sensation de mouvement.

L'impressionnisme n'a d'ailleurs pas vocation à être une peinture

fidèle de la réalité, mais en la suggérant par des impressions:

"Bal à Bougival "1883 

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 1885 "Aline Renoir"

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Renoir en 1885 

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En hiver 1885 Renoir assiste à des dîners "le jeudi soir" chez Berthe

Morisot ou sont présents,entre autres ,Degas et Mallarmé .

Il devient très ami avec Eugène Manet( le frère d'Edouard ) et

Berthe Morisot ,il sera le parrain de leur fille "Julie Manet"

 

Renoir "Julie Manet" ou "la fille au chat "

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Renoir et Eugène Manet ,le père de Julie sont amis .

Renoir écrit d'Essoyes dans l'Aube ,le village natal d'Aline,

à Eugène et Berthe Morisot qui l'avaient 

invité à les rejoindre à Cimiez au dessus de Nice  :

<<Mon cher Manet j'espère toujours que mes déménagements

pourront se faire sans encombre ,ce qui me permettrait d'aller

vous dire un petit bonjour et voir si le climat des oranges vous

réussit (....) Je deviens de plus en plus campagnard.....c'est avec

regret que je rentre à Paris ou les cols raides oubliés depuis des

mois vont recommencer à me taper sur les nerfs(....................)

adieu les oranges et le plaisir de voir mes amis .Je suis pinçé;

j'ai attrapé froid à la campagne et j'ai une paralysie faciale ,

rhumatismale etc.. >>

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C'est bien Essoyes et non Aussoyes .

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En 1886 cinq toiles de Renoir font partie d'une exposition

internationale à la galerie Georges Petit à Paris .

Et s'ensuivront désormais d'autres expositions notamment 

à New-York en 1887 et en 1900 .

 

 Un dessin plus aigu, des touches plus lisses caractérisent 

les Grandes Baigneuses (1887) :

La toile mesure 115 x 170 cm, les modèles principaux sont Aline Charigot,

(sa future femme ) la brune, et Suzanne Valadon, la blonde.

Cette oeuvre associe de façon insolite la gaieté d'un instantané où des

filles de rue se comportent d'une façon décontractée et une composition

stylisée, "classique". Les figures ne se fondent plus dans le paysage,

mais apparaissent nettement démarquées.

 

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Renoir affiche encore plus de détachement à l'égard de l'impressionnisme:

«Vers 1883, il s'est fait comme une cassure dans mon œuvre. J'étais allé

jusqu'au bout de l'impressionnisme et j'arrivais à cette constatation que

je ne savais ni peindre ni dessiner. En un mot, j'étais dans une impasse»

(Renoir cité par Vollard, dans "Renoir", Paris, 1920).

 

 

 

A partir de ce moment, Renoir doute et remet son œuvre en question.

Il s'éloigne de plus en plus de l'impressionnisme, les contours de ses

personnages deviennent plus précis. Il dessine les formes avec plus

de rigueur, les couleurs se font plus froides.

La transition sera progressive car Renoir est en perpétuelle recherche

d'un art pictural absolu. Dès fin 1881, il écrit à Durand-Ruel:

"Je suis encore dans la maladie des recherches. Je ne suis pas content

et j'efface, j'efface encore....".

 

 

 

 Les années 1890

et le début de "La période Nacrée"

 

L'évolution de Renoir, qui approche la cinquantaine est due en particulier

 au fait suivant :

«Il s'aperçut en effet, à cette époque, que ses œuvres de jeunesse se

craquelaient et que les tons s'altéraient.

Il surveilla donc ses mélanges, qu'il réduisit, comme Rubens , au minimum,

et se contenta d'une couche mince et unique» ( André Lhote ).

"Les Jeunes Filles au piano" (1892), première toile de l'artiste achetée par l'État,

est une œuvre célèbre de cette période.

 

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Cette œuvre a été réalisée de cinq manières différentes, car

Renoir savait que l'État Français souhaitait faire un achat sur la

recommandation de Mallarmé . 

Au début des années 1890, les amis et amateurs de Renoir

s'indignent de ce que l'Etat français n'a jamais fait le moindre

achat officiel au peintre, déjà âgé de presque cinquante ans.

Stéphane Mallarmé qui connaît et apprécie l'artiste, aidé par

Roger Marx, un jeune membre de l'administration des Beaux

-arts ouvert aux courants novateurs, entreprend en 1892 des

démarches pour faire entrer les impressionnistes dans les

musées nationaux.

C'est ainsi qu'à la suite d'une commande informelle de

l'administration, les Jeunes filles au piano sont acquises et

placées au musée du Luxembourg c'est le tableau qui se 

trouve ci-dessus à droite et serait aujourd'hui au

Grand Palais (Musée d'Orsay) /( Hervé Lewandowski)

Grâce à cette toile, Renoir est enfin reconnu de tous !!

 

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(Voir l'article Rouart /Renoir/Lerolle-Escudier/Vallery-Radot  de ce Blog)

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Christine Lerolle 

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Jeune fille au chapeau rose et noir", par Auguste Renoir / Huile 

sur toile 40,6 × 32,4 cm 1890 Metropolitan Museum of Art,

New York, USA 

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 "Jeune femme assise "1890

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"La promenade "

IL épouse Aline Charigot , une jeune modiste , en 1890. Elle est d’abord

son modèle, son amie, puis sa compagne (1883) et, enfin, sa femme.

 Auguste et Aline (qui a dix-huit ans de moins que lui) se sont rencontrés

en 1879. Lorsqu'ils se marient en 1890, leur fils Pierre (1885-1952)qui sera

acteur était déjà né ; naissent ensuite Jean (1894-1979) qui deviendra un

célèbre réalisateur et Claude, dit Coco (1901-1969), qui sera céramiste et

travaillera avec son frère à la réalisation et la production de films ;

il sera aussi expert de l’œuvre de son père .

 

 

Marcellin Desboutins :Auguste Renoir pointe sèche. 

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Aline est le modèle préféré de son mari. Elle apparaît dans une quinzaine

de tableaux, dont trois Maternité (1885-1886)

– la deuxième étant à l'origine de la sculpture intitulée Mère et enfant

 (1916), où elle est représentée allaitant Pierre. 

Aline posera une première fois dans: "Les Canotiers à Chatou",(voir plus

haut) puis comme les amis de Renoir, dans une de ses toiles majeures

qu'il achèvera en 1881 "Le déjeuner des canotiers" (voir plus haut :Aline

est la jeune femme assise à gauche, et en face d'elle le peintre Gustave

Caillebotte).

 

Renoir en 1890

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Renoir :Berthe Morisot et sa fille Julie Manet 

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En Mars 1895 à la mort de Berthe Morisot ,Renoir le parrain de

Julie qui est désormais orpheline,(Eugène Manet est mort en

1892 ) devient son tuteur légal .

 

"The picture book"1895

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 Gabrielle Renard  ,la cousine d'Aline est  "la nounou" ici avec

 Jean Renoir. 

 

 Ces années sont caractérisées par toute une série de nus, intitulés Baigneuses,

et de Jeunes Filles (au piano, lisant, se promenant) . Puis ce sont les scènes

que lui inspirent ses enfants et la jeune femme  Gabrielle,qui prennent une

place prépondérante.

 

 

"Gabrielle ,Jean et une petite fille" 1895

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"La famille Renoir" 1896

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 Autoportrait 1899

 

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"Gabrielle au Chapeau" 1900

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Les Années 1900

 

Comme le peintre Edgar Degas, les poètes José-Maria de Héredia

 et Pierre Louÿs, l'écrivain Jules Verne, le compositeur Vincent d'Indy,

le grammairien Jules Lemaître, il adhère à la Ligue de la patrie française,

ligue anti -dreyfusarde plutôt modérée.

Depuis plusieurs années, Renoir passe l'hiver dans le Midi. En 1903, il se fixe à

Cagnes-sur-Mer, où il continue de peindre des scènes mythologiques,

des nus et des odalisques.

 

 

 "Grand nu " 1907

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"Gabrielle aux seins nus" 1907

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"le Jugement de Pâris" (plusieurs versions)

 

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Le fils d'Auguste Renoir :Claude Renoir dit "Coco"

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 « Coco fut certainement l'un des modèles les plus prolifiques

de Renoir. Je ne vois que Gabrielle pour le battre quant au nombre.

Elle est très en tête de lui quant à la dimension des tableaux.

Je pense aux grands nus que je vis naître et se préciser » 

(Jean Renoir : « Pierre Auguste Renoir, mon père »).

 

 

Coco peignant

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Coco "Le Clown" 1909

mon petit préféré ...et celui de mon Père 

 

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 "Coco"

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"Gabrielle aux bijoux" 1910

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"Gabrielle à la rose" 1911

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"Madame Renoir et Bob" 1910

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Paul Durand-Ruel 1910

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En 1912 soixante- quatorze oeuvres sont présentées chez Durand-Ruel

à Paris .

En Decembre 1912 eut lieu une vente aux enchères de la collection Renoir

de Louis Rouart qui comprenait entre autre :

"la Parisienne "

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  et "Allée cavalière au bois de Boulogne"

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Renoir est désormais une personnalité majeure du monde de l'art

occidental, il expose partout en Europe et aux États-Unis,

participe aux Salons d'automne à Paris. L'aisance matérielle qu'il

acquiert ne lui fait pas perdre le sens des réalités et le goût des

choses simples, il continue à peindre dans l'univers rustique du

domaine des Collettes qu'il a acheté en 1903.

 

 

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Domaine des "Colettes "Aujourd'hui le Musée Renoir à Cagnes Sur Mer 

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En fevrier 1913 Maurice Denis (qui  fréquente les principaux

cercles artistiques de l’époque et fait la rencontre des

artistes fondateurs de la modernité, comme Cézanne,

Degas ou encore Monet) lui rend visite .

 

Maurice Denis 

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En 1914 trois Renoir rentrent au Louvre avec le legs d'Isaac de

Camondo.

Alors même qu'il a le bras droit paralysé, il fait l'expérience de la

sculpture en demandant à des aides de modeler la terre selon

ses indications. L'une de ses dernières toiles, les Baigneuses du

musée d'Orsay (vers 1918-1919), témoigne de la préférence qu'il

a pour les nus à la fin de sa vie . 

 

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 Auguste Renoir 

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En 1913, Ambroise Vollard, son marchand attitré, lui suggère d’employer

Richard Guino, jeune sculpteur étudiant sous la direction de Maillol,

pour l’assister. Leur collaboration dure 5 ans, Renoir, perclus de

rhumatismes, jetant sur le papier des esquisses, Guino modelant l’œuvre

projetée sous la direction du maître qui agite ou qui pointe un bâton

pour exprimer les modifications plastiques nécessaires, Vollard éditant

les œuvres en bronze.

 

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"La grande Baigneuse " et "Venus "

 

Venus victrix, réalisée entre 1914 et 1916, illustre le triomphe de 

la déesse de l’amour, sur ses concurrentes, Minerve et Junon.

Elle tient la pomme que lui donna le berger Pâris, seul juge

de ce concours de beauté, tout en se dévoilant dans un geste

qui rappelle d’innombrables Naissances de Vénus. 


Le style antiquisant est l’écho de la dernière manière de Renoir :

comme Maillol, Bourdelle ou Picasso à la même époque, il se 

tourne vers le modèle gréco-romain dans ce que l’on appellera

« le retour au style », alliant réalisme et idéalisme.

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 Buste d'Aline Renoir et tête de Coco.....magnifique ...une merveille ..

 

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 En 1915 mort D'Aline Renoir , ses fils Pierre et Jean sont grièvement

blessés à la guerre mais s'en sortent .  

Renoir se partage entre Paris pour ses expositions et Cagnes .

 

 Dernières photos de Renoir :

 Matisse rend visite à Renoir pour la première fois en Décembre 1917 

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Assis, Matisse ,Renoir ,Greta Prozor,et debout Claude Renoir et Jean Renoir 

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et-Andree-Heuschling-atelier-du-jardin-Cagnes-Archives-du-Musee-

Renoir-Ville-de-Cagnes-sur-Mer-CICL-1918

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 Renoir et sa femme Aline 

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 En Février 1919 Renoir est commandeur de la légion d'Honneur .

Renoir continue, malgré tout, de peindre jusqu'à sa mort en 1919.

Il aurait, sur son lit de mort, demandé une toile et des pinceaux

pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de

la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière,

il aurait déclaré « Je crois que je commence à y comprendre quelque

chose ».

 

 Renoir ,Aline et Claude 

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 Auguste Renoir meurt au matin du 3 décembre 1919

À l'âge de soixante dix huit ans . 

Il rejoint alors son épouse dans le vieux cimetière du château 

de la ville de Nice Deux ans et demi plus tard, le 7 juin 1922,

les dépouilles mortelles du couple Renoir sont transférées

dans le département de l'Aube où elles reposent désormais

dans le cimetière d'Essoyes.

Depuis, Pierre et Jean, puis les cendres de Dido Renoir –

seconde épouse de Jean – partagent sa sépulture.

La tombe d'Aline est derrière celle de son mari.

Elle repose avec sa mère, son fils Claude et son petit-fils

Claude, illustre chef-opérateur du cinéma français, fils de

Pierre et de la tragédienne Véra Sergine..

 

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Quand Renoir meurt certains font encore la fine bouche ,surtout

devant les dernières peintures,ils sont déroutés par les formes

puissantes et le coloris monté des "Grandes Baigneuses "offertes

au musée du Luxembourg par ses trois fils Pierre ,Jean et Claude .  

 

 

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 Les trois fils d'Auguste Renoir:

-Pierre Renoir fit presque toute sa carrière théâtrale dans le sillage

de Louis Jouvet. Parallèlement, il poursuivit une carrière

cinématographique :

 Madame Bovary (1934), de son frère Jean Renoir,

 la Bandera (1935), de J. Duvivier,

 la Marseillaise (1938), de J. Renoir,

 les Enfants du paradis (1945), de M. Carné.

 
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-Deuxième fils du peintre Auguste Renoir, les films  de Jean Renoir

ont profondément marqué les mutations du cinéma français entre

 1930 et 1950, avant d'ouvrir la porte à la Nouvelle Vague du cinéma

français:

Films notables La Chienne
Boudu sauvé des eaux
Partie de campagne
La Grande Illusion
La Règle du jeu
Le Carrosse d'or
French Cancan
Le Fleuve

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Claude dit "Coco"

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 -Claude dit "Coco" le troisième fils d'Auguste Renoir est longtemps

céramiste puis assistant réalisateur et directeur de production,

travaillant notamment sur les films de son frère Jean,

 La Bête humaine,

 La Marseillaise et La Règle du jeu.

En 1942, il coréalise avec l'acteur René Lefèvrele film Opéra-Musette.

Il est aussi résistant, décoré de la Croix de guerre 1939-1945 

et de la médaille de la Résistance.

Après la guerre, il travaille à la télévision et, en 1950, s'installe sur la

Côte d'azur où il se remet à la céramique avec son fils unique, Paul

 

 

je finirai par ces mots de son fils Jean qui ressemblent tant à son père .....

Jean Renoir, avril 1969, dialogue avec Jacques Rivette:

« On ne découvre le sens d’un travail que lorsque le travail

est terminé  »

«  J'ai appris que les plans n'existent pas. J'ai appris qu'on ne

découvre le sens d'un travail que lorsque le travail est terminé.

On fait un film et au départ du film on dit : " je vais prouver la

loi de la pesanteur ". Il se trouve que le film étant terminé,

on ne prouve pas du tout la loi de la pesanteur, on ne prouve

rien du tout. Vous faites un film en ne voulant rien prouver,

mais vous le faites. Alors voyez-vous, tenez, vous prenez ces

soucoupes, vous les empilez les unes sur les autres.Ça fait

une espèce de tour. Et cette tour prouve l'existence de Dieu.

Mais en commençant la tour vous n'aviez voulu rien prouver

du tout.  »

 

ANNE VR (-_-)xxx



14/07/2016
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