Anne Vallery-Radot = Rubriques

Anne Vallery-Radot = Rubriques

LES NABIS : MAURICE DENIS/ SÉRUSIER /BONNARD /MAILLOL / VUILLARD /ETC........

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 16.38.21.png

Maurice Denis "Le Paradis"

 

 

 

 

 L'Art moderne est né au coeur du XIX eme siècle tout d'abord par

les Impressionnistes qui bouleversèrent la peinture académique 

des maîtres  de la Renaissance .Et particulièrement l'audace de

certains comme Manet ,Van Gogh ,Cézanne ,Degas ,Renoir ,Monet .

Cependant certains jeunes peintres encore plus rebelles et inventeurs

voulurent éclater complètement les règles et se libérer du réel comme

Gauguin qui ouvrit la porte du futur avec " l'Art est une abstraction "ou

"L'Art du tout oser" et " Le mouvement nabi" postimpressionniste 

d'avant-garde, né à la fin du XIX eme siècle et le début du XX eme siècle.

Les « Nabis » est le nom que se sont donnés les jeunes peintres

qui se regroupent autour de Paul Sérusier vers 1888.

Le terme Nabi, ou nebiim signifie en hébreu, dans un sens actif

« orateur » ou « annonciateur »,

ou dans un sens passif

« celui qui est ravi dans une extase » ou « appelé par l'esprit ».

En occident Nabi a été traduit par

« prophète », « illuminé » ou encore « celui qui reçoit les paroles

de l'au-delà », « l'inspiré de Dieu ».

Bref comme un initié qui "voit" ce que l'homme ne voit pas ,

et veut "réveiller" le monde et affirmer " la Spiritualité" dans L'Art .

leur conviction est que :

<<le sens et la tâche de tous les efforts artistiques est la libération 

de l'essence spirituelle des forme et des couleurs et la rupture des

liens qui nous emprisonnent dans le monde des objets >>

Cette définition comblera tout l'Art du XX eme siècle , la preuve :

elle est extraite du cours du professeur Itten au Bauhaus !

Dans le mouvement Nabi il y a du Fauve ,de l'Expressionniste ,

du Surréaliste ,du Cubiste ,du Tachiste et de l'Abstrait . 

Mais les" Nabis" ne constituaient pas un vrai  mouvement ni une

école ,ils restèrent des individus bien séparés et finirent par faire

chacun leur propre chemin artistique.  

Ce qui est sûre c'est que leur enthousiasme et leur fureurs de peindre 

ensemble pendant ces années leur procura un vrai bonheur et une

véritable amitié .

 

Ils se donnent tous un surnom, comme un nouveau Baptême,

signe de leur initiation et paraphent les lettres qu'ils échangent

du sigle ETPMV et MP :

« En Ta Paume Mon Verbe et Ma Pensée »

A société d'initiés ,langage d'initiés ,comme pour protéger les

échanges et marquer plus encore le privilège de la différence

 les Nabis développèrent un vocabulaire ésotérique souvent

repris de l'hébreu ou de la Bible .  

Une peinture = une Icone 

Un atelier = une ergastère 

une bourgeois =un ignare 

En 1889 le livre d'Edouard Schuré " Les Grands Initiés " devient

leur livre de chevet  dont l'introduction donne le ton :

<< Le plus grand mal de notre temps est que la Science et la

Religion y apparaissent comme deux forces ennemis et

irréductibles .Mal intellectuel d'autant plus pernicieux qu'il

vient de haut et s'infiltre sourdement mais sûrement ,dans

tous les esprits comme un poison subtil  qu'on respire dans

l'air . Or tout mal de l'intelligence devient à la longue un mal

de l'âme et par suite un mal social .>>

Comme toujours cela rejoint Gauguin :

<< Ils cherchèrent autour de l'oeil et non au centre mystérieux

de la pensée et de là tombèrent dans des raisons scientifique .>> 

 

 

 

 

Ce cercle nait d'une controverse autour d'une peinture

de Paul Sérusier, Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour,

réalisée sous la direction de  Paul Gauguin, rencontré en 

Bretagne à Pont-Aven, durant l'été 1888.

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.12.23.png

(L'école de pont Aven dont  les artistes les plus connus ont été

 Paul Gauguin (arrivé en 1886), Émile BernardPaul-Émile Colin

Paul SérusierCharles FiligerMaxime MaufraHenry Moret

Ernest de Chamaillard.

Les styles de peinture les plus variés, du synthétisme de Félix Jobbé-

Duval à l’impressionnisme de Maxime Maufra ont été pratiqués.)

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.14.07.png

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 18.14.59.png

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 01.31.21.png

 

 

Gauguin encourage Sérusier à se débarrasser de la contrainte imitative

de la peinture, à user de couleurs pures et vives, à ne pas hésiter à

exagérer ses visions, et à donner à ses peintures sa propre logique

décorative et symbolique.

Lorsque Sérusier revient à Paris, son tableau fait naître des débats

enflammés avec les autres étudiants de l'Académie Julian (48 Rue

du faubourg Saint Denis fondée en 1868 par Rodolphe Julian élève

de Cabanel et de Cognier ) et de l'École des Beaux-Arts, sur le rôle

sacré de l'art et de la peinture. Sérusier forme le groupe des Nabis,

avec ses proches amis de l'atelier Jullian dont Gauguin était leur

Dieu ,et quelques autres qui les suivirent :

 

 

 

Paul Sérusier 1864-1927 

 

" le Nabi à la barbe rutilante,

ou le bon Nabi, ou encore 

Nabi boutou coat."

 

Paul Sérusier avait une barbe rousse 

nabi boutou coat : aux sabots de bois en breton 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 21.11.12.png

 

 

 

 

 

En 1885, après avoir travaillé dans la société d'un ami de son père

pendant une courte période, il entre à l'Académie Julian.

D'un caractère agréable, il sympathise vite avec les étudiants et

les professeurs. Son amitié avec Maurice Denis date de cette époque.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.38.20.png

 

 

Il passe l'été 1888 à la pension Gloanec de Pont-Aven, en Bretagne,

ville qui attire alors beaucoup d'artistes français et étrangers.

Là, son attention se porte sur un petit groupe d'artistes qui

gravitent autour d'Émile Bernard et de Paul Gauguin.

Il se rapproche d'eux et reçoit même une leçon gratuite de

 Paul Gauguin lorsque ce dernier lui présente sonChrist jaune.

Gauguin encourage Sérusier à se débarrasser de la contrainte

imitative de la peinture, à user de couleurs pures, vives, à ne pas

hésiter à exagérer ses visions, et à donner à ses peintures sa

propre logique décorative et symbolique.

 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 20.37.58.png

 

 

Avec ses proches Pierre BonnardMaurice DenisHenri-Gabriel Ibels 

et Paul-Élie Ranson, qui partagent ses idées, Sérusier forme le groupe,

des nabis.

Ils se rencontrent régulièrement pour parler de théories de l'art, de 

symbolisme, d'occultisme et d'ésotérisme.  

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.38.44.png

 

 

 

 

 

 

 En 1895, Sérusier accepte une invitation de son ami Jan Verkade à

visiter le monastère bénédictin de Beuron, en Allemagne.

Capture d’écran 2017-01-21 à 23.27.33.png
Capture d’écran 2017-01-21 à 23.28.08.png

Les moines-artistes du monastère ont des principes selon lesquels

les lois de la beauté seraient divines, mystérieusement cachées

dans la nature, et ne pourraient être révélées qu'aux artistes

possédant un sens des proportions et de l'harmonie des formes

(« Dieu fit le Saint-Esprit selon la mesure, le nombre et le poids )

 

 

 

 

 

 Pierre Bonnard 1847-1967 

"Le Nabi trés Japonard"

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.35.11.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 13.52.36.png

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 13.45.48.png

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 13.47.03.png

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.20.50.png

 

 On trouve un peu de Mucha (1860_1939) dans le 1er 

et un peu de Klimt (1862-1918) dans le 2eme

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.28.45.png

 

 

 

Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés,

intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Bonnard est un artiste 

postimpressionniste membre du groupe des nabis.

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 14.29.23.png

 

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 14.29.37.png

 

 

 

 Il suit en même temps les cours de l'Académie Julian et est admis

à l'École des beaux-arts de Paris, où il rencontre Édouard Vuillard,

de qui il se rapproche. Il découvre les peintures de Paul Gauguin

Edgar DegasClaude Monet et Paul Cézanne.

 

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 23.02.59.png

 

Auto-Portrait

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.03.11.png

 

 Il est fortement influencé par les idées de Paul Gauguin et par la

vogue du japonisme. Tout particulièrement marqué par cette

dernière tendance et la conception différente de la perspective et

de l'espace que l'on retrouve dans le kakemono, Pierre Bonnard

reçoit alors le surnom de « nabi très japonard » 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.04.06.png

 

En novembre 1889, Bonnard prête serment d'avocat. Pendant

l'année 1890, il se rend tous les jours au prétoire. Il y dessine des

hommes de loi.

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.05.00.png

Cette année-là, il effectue son service militaire comme soldat

de 2e classe au 52e régiment d'infanterie àBourgoin.

C'est l'origine de sa toile L'Exercice, où il manie des tons purs.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.00.55.png

 

 

Les nabis s'avèrent également novateurs dans le domaine des arts

graphiques, en réalisant des albums d'estampes et des livres illustrés.

Pierre Bonnard est le premier nabi à s'intéresser à l'affiche.

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.38.03.png

Rejetant au départ le modelé de la peinture traditionnelle en faveur

d'aplats de couleurs franches, cernés par une ligne évocatrice et

élégante qui vise à l'effet décoratif, il trouve progressivement une

voie toute personnelle, où il emploie pour peindre des sujets intimes,

intérieurs, nus;

fenêtres ouvertes sur jardin, des effets postimpressionnistes servis

par des palettes de couleurs légères et lumineuses, le tout soutenu

par un sens très sûr de la composition et du dessin.

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.40.23.png

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 14.41.34.png

 

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 14.43.09.png


 puis Bonnard voyage beaucoup à l'étranger, d'abord à Venise et à 

Milan en 1899, avec Roussel et Vuillard, puis en Espagne en 1901

Séville,GrenadeTolèdeMadrid. En 1905 et 1906, il entreprend

une croisière en Belgique et aux Pays-Bas .

Il atteint sa maturité et devient indépendant et célèbre. 

 

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.51.46.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 14.56.23.png

 

Il arrivait à Pierre Bonnard, devenu célèbre, de retoucher ses toiles

une fois celle-ci achetées et exposées dans un musée.

Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ».

Un journaliste relate, en 1943, cette attitude devenue visiblement

coutumière:

« Au musée de Grenoble puis au musée du Luxembourg,

il lui arriva de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre,

de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou

trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement

de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait,

de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription

vengeresse au tableau noir »

 

 

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.54.46.png

 

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.45.52.png

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.59.53.png

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 23.09.36.png

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.47.53.png

 

 

 

Capture d’écran 2016-04-23 à 22.37.42.png

 

 Pierre Bonnard 

  "Je suis d'aucune école, je cherche uniquement à faire quelque chose de personnel." 

 

 

 

 René Piot 1866-1934 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 15.04.50.png

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 15.04.59.png

 

Bien que l'un des premiers (1891) et fidèles élèves de l'atelier

Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de Paris, qui fut la

pépinière du Fauvisme, Piot se rattache davantage au groupe

des Nabis. Il subit en effet l'influence de Maurice Denis, dont

l'esprit spéculatif et religieux était proche du sien. Il assura en

1893 la première publication du Journal de Delacroix, livre clé

pour tous les peintres que préoccupaient les problèmes de la

couleur à la fin du siècle.

Il  témoignera surtout  d'un effort pour renouveler l'art sacré

et ses décors muraux, peints à fresque pour Gide

(le Parfum des nymphes, 1908, Paris, Montmorency)

et pour B. Berenson (1910, décor de la bibliothèque des Tatti,

Settignano), de ses ambitions monumentales.

 

 Le martyre de San Sebastian

Capture d’écran 2017-01-21 à 02.43.29.png

 

 

 

 

 

Henri-Gabriel Ibels 1867-1936

 

"Le Nabi Journaliste "

 

 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 15.21.20.png

 

Élève à l'Académie Julian, il y fait la connaissance de Pierre Bonnard,

 Édouard VuillardMaurice DenisPaul-Élie Ranson et Paul Sérusier 

qui constituent le groupe des Nabis autour du Talisman. Surnommé

le « Nabi journaliste » pour son penchant vers la vie sociale, illustrateur

politique, passant son temps dans les journaux, il est l'un des maîtres

de l'affiche et du dessin. Il puise son inspiration dans la vie de la rue,

des cafés-concerts, des rings de boxe et du cirque.

Capture d’écran 2017-01-21 à 15.21.15.png

 

 

 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 15.23.57.png

 

"Monsieur Auguste" 

 

 

il collabore au journal Le Père Peinard, feuille prolétarienne de

l'anarchiste Émile Pouget, à la Revue anarchiste dirigée par son

frère André (1872-1932), au numéro de La Plume consacré à l'anarchie,

au Mirliton, àL'EscarmoucheLa Revue blancheLe Cri de Paris

Le Courrier françaisL'Écho de ParisL'Assiette au beurre (parfois avec

son frère), et enfin Le Sifflet qu'il crée pour défendre Dreyfus.

Il réalise un grand nombre de programmes pour le Théâtre-Libre.

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 15.23.07.png

 

 


Capture d’écran 2017-01-21 à 15.23.26.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 02.46.12.png

 

 

 

 

Selon Félix Fénéon en 1891, « circonscrit par de fortes lignes, le pinceau

de M. H.–G. Ibels volute à la Van Gogh dans le sens de la forme.

M. Ibels, dans ses dessins, dans ses eaux-fortes, exerce une verve neuve

de satiriste ».

 

 

 Maurice Denis 1870-1943

"Le Nabi Aux Belles Icones "

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 15.40.32.png

 

 

Après des études au lycée Condorcet où il rencontre Édouard Vuillard,

 Paul Sérusier et Ker-Xavier Roussel, Maurice Denis se forme en

fréquentant le musée du Louvre où les œuvres de Fra Angelico 

déterminent sa vocation de peintre chrétien, marquée ensuite par la

découverte de Pierre Puvis de Chavannes.

Il étudie simultanément à l’École des beaux-arts et à l’Académie Julian

 en 1888 mais il quitte rapidement la première, la jugeant trop académique.

Il rencontre cette même année Paul Sérusier qui lui offre son tableau, 

Le Talisman.

Il fonde avec ce dernier le groupe des nabis et en devient le théoricien.

Détachés ou non du christianisme, les Nabis cherchent des voies spirituelles

au contact de philosophies et de doctrines teintées d’Orient, d’orphisme et

d’ésotérisme.

En 1892, au Salon des indépendants, il présente un tableau énigmatique, 

Mystère (Matin) de Pâques, signé en bas à droite du monogramme

« Maud » qui ajoute encore au mystère de l’œuvre.

 Capture d’écran 2017-01-21 à 15.41.08.png

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 02.50.27.png

 Capture d’écran 2017-01-21 à 15.41.15.png

En 1891, il fait la connaissance d'Henry Lerolle qui lui achète un premier

tableau, lui commande un plafond, et le reçoit chez lui.

(voir l'article Rouart /Renoir -Lerolle /Vallery-Radot )

Le jeune peintre rencontre chez lui, le musicien Ernest Chausson qui lui

commande à son tour trois plafonds pour son hôtel particulier parisien

du boulevard de Courcelles, le collectionneur Arthur Fontaine, et Denys

Cochin qui lui commande La Légende de saint Hubert. Henry Lerolle le

présente au galeriste Paul Durand-Ruel, le jeune artiste nabi est lancé.

Il entreprend une correspondance avec Jacques-Émile Blanche.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 15.40.38.png

  

Il enseigne à l’Académie Ranson, de 1908 à 1921. Il fonde en 1919 les

 Ateliers d'art sacré avec George Desvallières, et forme toute une

génération de jeunes peintres, côtoie le peintre fauviste Victor Dupont.

Sa reconnaissance officielle atteint son apogée après la fin de la 

Première Guerre mondiale, plusieurs expositions rétrospectives

lui sont consacrées (Biennale de Venise en 1922, pavillon de Marsan

 à Paris en 1924).

 

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 16.57.47.png

 

Mais je consacrerai un article à Maurice Denis . 

 

 

 

Édouard Vuillard 1868-1940

"Le Nabi Zouave "

 

Nabi zouave : Vuillard avait une barbe taillée à la militaire 

Membre fondateur du mouvement nabi, il s'illustre dans la peinture

de figure, de portrait, d'intérieur, de nature morte, de scène intimiste, 

de composition murale et de décor de théâtre. 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.40.23.png

 

 

Au mois de , il entre à l'Académie Julian, où il a pour

professeur Tony Robert-Fleury. En , à sa troisième tentative,

il est admis à l'École des beaux-arts de Paris. L'année suivante,

pendant six semaines, il a pour professeur Jean-Léon Gérôme.

Pendant ses études, Vuillard s'intéresse aux natures mortes

 réalistes et aux intérieurs domestiques. Les artistes allemands

du xviie siècle l'intéressent particulièrement. Plus tard, Vuillard

peint aussi de grands panneaux décoratifs représentant des

paysages.

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 17.09.01.png

 

 

En 1889Maurice Denis le convainc de se joindre à un petit groupe

dissident de l'Académie Julian, qui réalise des œuvres empreintes

de symbolisme et de spiritualité, et qui s'autoproclame

« confrérie des Nabis ». 

Paul Sérusier développe dans le groupe nabi un amour de la méthode

 synthétiste, qui repose sur la mémoire et l'imagination plus que sur

l'observation directe.

Vuillard, d'abord réticent à l'idée que le peintre ne cherche pas à

reproduire de façon réaliste ce qu'il voit, finit, vers 1890, par

s'essayer à ses premières œuvres synthétistes.

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.09.34.png

 

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.09.58.png

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 02.52.41.png

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.09.45.png

 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 17.13.47.png

 

 Bonnard et Vuillard en Italie en 1899 

 Le voyage de Vuillard , Bonnard et Roussel à Venise en 1899

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.29.11.png

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.09.52.png

 

 

 

 

 

 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 17.40.04.png

 

 

 

 

 

 

 

 Ker-Xavier Roussel 1867-1944

"Le Nabi Bucolique"

 

 Artiste français, auteurs de peintures et d'estampes. Il fait partie du

groupe des Nabis. Il était le beau-frère d'Édouard Vuillard.

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.59.02.png

 

 

De leur vivant, Bonnard-Vuillard-Roussel ne faisaient qu’une seule

affiche, trois noms qui, associés à ceux de leurs amis Denis et Maillol,

ont le plus incarné le mouvement nabi.

Imprégnée de nature, de poésie et prenant racine dans la mythologie,

la peinture de Ker-Xavier Roussel est faite de virtuosité et de puissance

évocatrice.

<< Il faudrait peindre comme on regarde ; il faudrait que le pinceau

puisse poser, comme le regard le cueille, le fleur de la vision, avant

que des éléments vains et lourds ne s’immiscent en elle ».Roussel 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.48.22.png

 

 

 

En 1882, il rentre au lycée Condorcet. Il y acquiert une éducation

classique très solide, et rencontre Édouard Vuillard, devenant son

ami (plus tard il épousera la sœur de Vuillard). Il y rencontre aussi

 Maurice Denis et Lugné-Poe. En 1885, Roussel entre à l'atelier

Maillart. Il suit les cours de l'École des beaux-arts à partir de 1888.

En 1889, il fréquente l'Académie Julian, où se forme le groupe des

 Nabis. Roussel et Vuillard se lient d'amitié avec Bonnard.

En 1891, Les Nabis exposent chez le galeriste Le Barc de

Bouteville

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.47.59.png

En 1906, Maurice Denis et Roussel voyagent sur la côte

méditerranéenne. Ils visitent Cézanne à Aix-en-Provence

Paul Signac à Saint-Tropez, et Cross à Cavalaire.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.48.10.png

 

 

Deux ans plus tard, en 1908, Roussel fait un court passage

comme professeur à l'Académie Ranson.

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.48.13.png

 

 

 

En 1912, il peint le rideau du Théâtre des Champs-Élysées

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.58.27.png

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 17.48.17.png

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.26.58.png

 

 

 Paul-Elie Ranson 1861-1909

"Le Nabi plus Japonard que le Nabi Japonard"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.39.01.png

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.38.37.png

 

Il étudie quelque temps à l'École nationale supérieure des arts

décoratifs, qu'il quitte pour entrer à l'Académie Julian en 1886-1891.

Il fait partie des cinq membres fondateurs du groupe des Nabis

 créé en 1888, où on lui attribue le surnom de « Nabi plus japonard

que le Nabi japonard ».

Ils se réunissent en dans un premier temps au café restaurant L'Os

à Moëllepassage Brady, puis à partir de 1889 dans son atelier au-

dessus de l'appartement familial rebaptisé Le Temple pour l'occasion,

situé au 25,boulevard du Montparnasse.

On y trouve Paul SérusierHenri-Gabriel IbelsPierre Bonnard, et 

Maurice Denis.

Passionné de marionnettes depuis son plus jeune âge, il

communique sa passion à tout le groupe.

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.39.10.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 02.58.33.png

 

 

 

 

 Devant ses difficultés financières et son état de santé, le groupe

des nabis décident de fonder une académie au nom de leur ami

en lui en confiant la direction.

L'ouverture a lieu en octobre 1908, avec un nombre non négligeable

d'inscriptions. Après sa mort sa femme continuera le projet de

l'Académie Ranson, en la transférant rue Joseph-Bara

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.54.32.png

Paul Ranson, Paul Sérusier et Marie-France Ranson 

 

 Capture d’écran 2017-01-21 à 19.08.11.png

 

 

L'Académie Ranson ( 25 Bd du Montparnasse ) est donc une école

d'art fondée en 1908 à Paris par le peintre Paul-Elie Ranson 

Plusieurs des artistes nabis y enseignent.

Au début des années 1930 s'y rassemblent, autour de Roger Bissière,

un large groupe des jeunes artistes qui seront parmi les plus actifs

dans la nouvelle École de Paris.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.07.27.png

 

 Maurice Denis et Sérusier y donnent bénévolement leurs cours, Roussel,

 Félix Vallotton et Vuillard y viennent plus ou moins régulièrement, ce qui

contribue à entretenir sa notoriété.

Maurice Denis dira que c'est un « centre très vivant d'expansion et de v

ulgarisation de nos théories »

On y trouve  Concetta, ancien modèle d'Edgar Degas pour Les repasseuses 

et d'Auguste Rodin pour Le Baiser, qui veille à sa bonne tenue.

Les élèves y séjournent pour des durées très variées, d'une semaine à un an,

participant aux bals costumés  qui y sont organisés . 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 18.46.45.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jan Verkade 1868-1946

"Le Nabi Obéliscal"

 Obéliscal : Verkade était de très grande taille 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.40.32.png

 

 

 

 

<<Après avoir connu Gauguin, je fus amené à considérer mon esprit

comme le principe qui ordonne tout ce qui s'offre à nous dans la

nature. C'est ainsi que l'exercice de mon art me rendit à moi même.

Ma peinture fut pour moi un nouveau soutien. Elle me rendit

honnête et loyal et je devins plus recueilli, plus circonspect et plus

prudent.>> Jan Verkade 

  

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.35.16.png

 

 

 

 Jan Verkade est une figure persistante du courant nabi.

En Bretagne, grâce à Sérusier, il fut probablement plus nabi que jamais.

D'abord parce qu'il y réalisa des œuvres où pour la première fois, il

s'appliqua à mettre en pratique un certain symbolisme, au sens où

le peintre devient une sorte d'interprète de la nature, d'un message

subliminal qu'un œil non exercé ne saurait transmettre.

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.40.08.png

 

 

 

 Ensuite, un changement dans sa perception du métier s'accompagne

d'une profonde mutation intérieure et spirituelle.

Une caractéristique que nombre de Nabis partageaient, entre les

théosophes Ranson et Sérusier, le très catholique Denis, et plus

généralement les rites qu'ils s'étaient créés, se réclamant presque

comme étant une confrérie ou une sorte de société secrète.

Même en choisissant d'opérer un retrait du monde lorsqu'il part à

Beuron, Verkade ne se trouve pas à jamais isolé de ses anciens

compagnons. Denis et surtout Sérusier lui rendirent plusieurs visites,

entretenant avec lui une correspondance toute leur vie.

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.40.20.png

 

 

Par ailleurs, en rejoignant le père Lenz et ses théories sur les

mathématiques sacrées, Verkade permit à Sérusier, par ailleurs féru

de numérologie, d'élargir à son tour son champ d'investigation.

Si bien que dans certaines œuvres de Sérusier (L'attente à la fontaine

 en est un flagrant exemple), on retrouve assez clairement un

hiératisme, une géométrie des corps qui ne sont pas étrangères

aux lois beuroniennes.

Les échanges entre ces peintres se poursuivirent donc en amitié,

en théories et pratiques artistiques, bien au-delà de la période dite

nabie.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.42.29.png

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 03.01.39.png

 

 

 

Dans ses souvenirs, Jan Verkade, artiste nabis et futur moine-peintre,

témoigne une sort de l'enthousiasme partagé par des jeunes artistes

vers le début de 1890 pour la peinture murale ou le panneau décoratif 

« Plus de tableaux de chevalet ! A bas les meubles inutiles ! La peinture

ne doit pas usurper une liberté qui l'isole des autres arts. Le travail de

peintre commence quand l'architecte considère le sien comme terminé.» 

Intéressés plus par l'intégration de la peinture dans l'architecture que par

le tableau de chevalet isolé, Vuillard et d'autres artistes nabis pratiquent

de nombreuses décorations intérieures, dont le panneau décoratif.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.36.14.png

 

Verkade est amené à rencontrer le père Lenz, sorte de chef spirituel

et artistique du monastère de Beuron où il se rend, pour la première

fois en 1892. Il y passe quatorze mois durant lesquels il s'imprègne

des théories beuroniennes et de la vie monastique. 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.21.12.png

il rejoint presque définitivement Beuron, y accomplit son noviciat en

tant que peintre-oblat en 1897, avant d'être ordonné prêtre en 1902,

sous le nom de Dom Willibrod Verkade. Il voyage, réalisant des

fresques monumentales en Suisse, en Tchécoslovaquie, en Italie

et à Jérusalem, puis, après des doutes sur la rigueur de cet Art de

Lenz, renonce à la peinture et se consacre à la vie religieuse.

En 1922, il publie un récit autobiographique intitulé Le Tourment 

de Dieu, dans lequel il nous conte son parcours depuis l'enfance

jusqu'à Beuron.

 

 

 

Félix Vallotton 1865-1925 

 

"Le Nabi Étranger "

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.58.15.png

 

 

 

 

Vallotton est suisse de Lausanne d'une famille bourgeoise

protestante. En 1882, il entre à l'Académie Julian à Paris,

aux ateliers fréquentés par de nombreux artistes postim-

pressionnistes, dont les futurs Nabis.

En moins de dix ans, le jeune Suisse parvient à se faire un nom

auprès de l'avant-garde parisienne. Sa renommée devient

internationale grâce à ses gravures sur bois et à ses illustrations

en noir et blanc qui font sensation.

Il participe régulièrement à différents Salons (Salon des artistes

françaisSalon des indépendantsSalon d'automne).

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.59.14.png

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.00.05.png

 

 

Dès 1891, il renouvelle l'art de la xylographie Ses gravures sur bois

exposées en 1892 au premier Salon de la Rose-Croix sont remarquées

 par les Nabis, groupe qu'il rallie en 1893.

 

 

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.20.39.png

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.12.51.png

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.16.28.png

La dernière décennie du siècle est également marquée par son travail

d'illustrateur, notamment pour La Revue blanche.

L'une de ses affiches, La revue La Pépinière est reproduite dans

 Les Maîtres de l'affiche (1895-1900).

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 20.19.09.png

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 19.58.39.png
Capture d’écran 2017-01-21 à 19.59.53.png
 Capture d’écran 2017-01-21 à 19.58.45.png
Capture d’écran 2017-01-21 à 19.59.30.png

 

Georges Lacombe 1868-1916

 

"Le Nabi Sculpteur"

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.08.50.png

 

 Ses parents lui donnent une éducation religieuse stricte chez les

 Eudistes à Saint-Jean-de-Béthune à Versailles.

Il deviendra par la suite un anticlérical convaincu.

Il possède un atelier au fond du jardin de ses parents, fréquente

la société versaillaise 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.49.05.png

 

Georges Lacombe – Autoportrait  Musée Lambinet –

Ville de Versailles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il  passe l'été en Bretagne et en 1892, par des

amis communs, rencontre Paul Sérusier qui peint une fresque à

thème breton dans son atelier de Versailles. 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.09.02.png
Capture d’écran 2017-01-22 à 02.09.08.png
Capture d’écran 2017-01-22 à 02.09.17.png

Bas relief en Bois de Noyer " L'Existence" 1894_1896 Musée d'Orsay

 


Capture d’écran 2017-01-22 à 02.09.25.png

 

 

Les Nabis lui rendent visite pour admirer l'œuvre. Lacombe rejoint

leur groupe et expose en 1893 deux bois sculptés chez Le Barc de

Boutteville.

En 1893, il découvre quarante-quatre peintures du premier séjour à 

Tahitide Paul Gauguin à la galerie Durand-Ruel.

En 1894, il expérimente le néo-impressionnisme avec Théo Van

Rysselberghe.

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.21.58.png

En 1899, il reçoit son ami Paul Ranson dont la santé s'est dégradée

et qui participera à la décoration de sa maison L'Ermitage.

Il ne repartira qu'en 1905.

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.25.00.png

 

 

 

 Portraits de Paul Ranson par Georges Lacombe =

 

 

 Capture d’écran 2017-01-22 à 02.25.46.png

 


Capture d’écran 2017-01-22 à 02.26.06.png

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 02.25.15.png

 

Mogens Ballin 1871-1914

 "Le Nabi Danois"

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 13.59.31.png

 Mogens Ballin est le fils unique d'une famille juive très croyante.

Très jeune, il peint ses premiers paysages dans le Sealand au nord

du pays. 

En 1889, il part pour Paris avec un compatriote, muni d'une lettre

de recommandation pour Gauguin remise par Mette Gauguin,

l'épouse du peintre, qui lui a donné des cours de français.

Au bal Bullier, il fait la connaissance de Jan Verkade.

Sur les conseils de Paul Sérusier, il part pour Pont-Aven, puis 

Huelgoat, et rencontre le céramiste Georges Rasetti.

Il lit saint Augustin, les Évangiles, entre autres lectures spirituelles.

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.01.41.png

 

 

En 1892 il participe aux réunions des Nabis. Le baptême de Jan Verkade

l'ébranle et il décide de se convertir au catholicisme.

Il part pour l'Italie avec Verkade et se fait baptiser le 5 janvier 1892 par

les Franciscains de Fiesole.

Il prend le nom de Francesco. Les deux hommes reprennent leur

voyage et découvrent les fresques des moines de Beuron dans la

ville éternelle. Verkade part ensuite pour Beuron et Ballin rejoint

le Danemark. Il illustre avec Verkade la revue Taarnet du poète 

Johannes Joergensen et part en sa compagnie pour Assise.

 

 En 1899 Mogens fonde un atelier d'arts décoratifs 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.06.51.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.18.04.png

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.07.05.png

 

 

 

Rare est la peinture de Ballin en raison de sa courte productivité, il s'est

néanmoins impliqué très nettement dans les réformes plastiques des

Nabis : couleurs en aplats, cernes qui chez lui sont bleus, perspective

fausse ou absente, horizons hauts des paysages... Ses portraits révèlent

sa quête spirituelle, son mysticisme latent, sous l'influence de Charles

Filiger, il peignit des portraits comme des icônes byzantines modernes.

Paul Sérusier dit de lui : « Ballin laisse entrevoir un art étrange et grave,

riche et fantastique. » Il renonça trop tôt à peindre.

 

 

 

 

 

 

 

József Rippl-Rónai 1861-1927

"Le Nabi Hongrois"

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.37.00.png

 

 

 

 Après avoir passé l'été à Pont Aven en en 1889 et découvert

une peinture qui l'enthousiasme Joszeph vit désormais avec

son  modèle Lazarine Baudrion qui deviendra son épouse,

il fait  une première exposition personnelle au palais Galliéra 

en 1892 lui apporte des critiques élogieuses et de nombreuses

ventes . En 1893, il expose chez Le Barc de Boutteville 

avec les Nabis. L'année suivante il devient le Nabi hongrois 

rencontre CézanneGauguinToulouse-Lautrec. Il expose

désormais avec les Nabis notamment chez Bing en 1895.

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 03.10.46.png

 

 

En 1899 il aura l'honneur d'une exposition personnelle de 

130 œuvres.

 

 

 Capture d’écran 2017-01-22 à 14.33.28.png

 

 

 À Banyuls-sur-Mer, chez Maillol, il prend conscience de la nature

profonde et sensuelle et veut peindre sur le vif et d'après nature. 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.33.42.png

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.34.00.png

 

 

 

 

 

 

Charles Filiger 1863-1928

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.21.16.png

 

 

 Charles suit des études classiques et, voulant devenir peintre,

son père l'inscrit à l'École des arts décoratifs à Paris.

Il y arrive vers 1886 et fréquente l'Académie Colarossi 

10  rue de la Grande-Chaumière.

Il expose aux Salon des indépendants en 1889 et 1890.

Il gagne Pont-Aven en 1888, où il séjourne à la Pension Gloanec,

un des lieu de rendez -vous des peintres de l'école de Pont -Aven

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.47.47.png

 

 

 

Puis au Pouldu, où il loge à l'Auberge de Marie Henry , autre 

lieu fréquenté par de ces même peintres 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 14.55.50.png

 

 

 

 

 


Capture d’écran 2017-01-22 à 14.56.05.png

 

 

Il y retrouve Paul Gauguin qui loge dans la chambre sur cour,

et Meyer de Haan, dans la grande chambre. 

Paul Sérusier les rejoint en 1890, il loge dans la chambre sur rue.

Il chante, joue de la mandoline, Gauguin de la guitare.

Ces jeunes artistes se retrouvent là dans un endroit plus tranquille

que Pont-Aven, partagent une franche camaraderie et un désir

d'ouvrir une nouvelle voie dont Gauguin s'impose comme chef de

file.

 


Capture d’écran 2017-01-22 à 15.21.53.png

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.21.58.png

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.22.14.png

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.21.48.png

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.22.09.png

 Il poursuivit une œuvre originale et mystique. Sans vraiment

 faire partie du groupe des nabis, il en partage toutes les

caractéristiques, et ceux-ci connaissaient son travail.

Son travail est comme un feu mystique, en réaction à tout

matérialisme, recherchant la spiritualité. Il peint, comme les

peintres d'icônes, des visages ovales aux formes épurées,

simplifiées, aux grands yeux ouverts en quête d'un absolu.  

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 03.18.05.png

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 15.21.43.png
Capture d’écran 2017-01-22 à 15.22.04.png

Adolf Robbi 1868-1920  

 

Après ses études à Munich, il complète sa formation auprès

de l'Académie Julian à Paris où il prend goût aux techniques

de son temps et où étudie également son cousin le peintre

 Andrea Robbi (1864-1965). Il s'installe en 1887 au 17 rue Jacob,

au cœur du Quartier Latin deParis.

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 16.01.50.png

 

 

 

 

À Paris, il rejoint en 1888 avec d'autres élèves, le mouvement nabi 

fondé par Paul Gauguin, s'engageant dans des discussions passionnées,

cherchant sa voie dans des philosophies orientales, s'intéressant à

l'orphisme, l'ésotérisme et la Théosophie. Dans son œuvre il utilise

les couleurs vives, les figures expressives. Il se rapproche du

mouvement de Pont-Aven et trouve sa voie dans l'impressionnisme.

Il s'installe en Bretagne à Pont Aven, la Cité des Peintres, dans une

dépendance du célèbre Hôtel des voyageurs où il paye parfois sa

note en échange de ses tableaux qui décorent la salle.

En 1891 il expose au Salon du Champ de Mars.

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 03.24.21.png

 Le lac de Constance

 

Aristide Maillol 1861-1944

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 16.17.44.png

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 16.13.13.png

 

 

 

 

Il commence sa carrière dans la peinture et s'intéresse très

tôt aux arts décoratifs : céramique et tapisserie, avant de

se consacrer à la sculpture, vers l'âge de quarante ans .

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2017-01-22 à 16.07.57.png
Capture d’écran 2017-01-22 à 16.08.08.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa peinture est influencée par ses contemporains, il admire 

Pierre Puvis de Chavannes. Il appartient au groupe des Nabis,

où il côtoie BonnardVuillard et Maurice Denis, et sa rencontre

avec Paul Gauguin, en 1892, est décisive.

 

 

Capture d’écran 2017-01-21 à 03.27.56.png

 

 

 

 Capture d’écran 2017-01-22 à 16.13.03.png

 


Capture d’écran 2017-01-22 à 16.13.22.png

 

 

 

 

 

 

 

En réaction à l'impressionnisme, au naturalisme, les Nabis ont

voulu libérer leur peinture des exigences du réalisme, comme 

Henri-Gabriel Ibels a pu l'écrire :

« Ensemble, nous avons méprisé l'école et les écoles, les rapins,

leurs traditions, leurs farces et leurs bals inutilement nudistes.

Ensemble nous nous sommes sérieusement amusés ».

Pour cela il ont renoncé à la perspective , privilégié la synthèse ,

le contour et l'aplat,tout sacrifié à la couleur et aux lumières

insolites, éclaté l'espace ,libéré la forme et la composition ,

utilsé le verticale et le diagonal .  

Détachés ou non du christianisme, les artistes nabis ont chercher

des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de

doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme 

et de théosophie. Ils se sont appliquer à retrouver le caractère

« sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel

au moyen de l'art . "La conscience du Sacré".

L'art des Nabis qui a continué celui de l'école de Pont-Aven, de 

Gauguin, de Van Gogh, de Cézanne, et d'Odilon Redon,

s'imprègnait, comme les œuvres des musiciens de leur époque,

Satie et Debussy, d'orientalisme et de japonisme, notamment

au travers des ukiyo-e parus dans la revue Le Japon artistique.

Vuillard a possédé une importante collection d'objets japonais.

Ils se sont nourris des textes de sagesse orientale et des ouvrages

ésotériques et « occultisants », fort en vogue à l'époque.

 

 

<<Un conseil ne peignez pas trop d'après nature .l'Art est une

abstraction , tirez la de la nature en rêvant devant et pensez

plus à la création qu'au résultat , c'est le seul moyen de monter

 vers Dieu , en faisant comme notre divin Maître : créer ........>>

Gauguin

ANNE VR(-_-)xxx    

 



22/01/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 48 autres membres